AnyaMarc pousse un souffle court. Ce n’est plus de la peur pure. C’est autre chose. De la confusion. Une fascination horrifiée. Son cerveau combat, essaie de rationaliser : un courant d’air, une différence de température, la fatigue, le stress. Mais son corps, lui, répond à un langage plus ancien. La chair de poule dresse les poils sur ses avant-bras. Son cœur bat à grands coups sourds, pas seulement d’effroi, mais d’une excitation primitive, refoulée.C’est délicieux.Je laisse alors filtrer un son. Pas un mot. Une note. Un la pur, tenu, vibrant, qui naît de la vibration de l’eau contre le verre, du grondement de la chaudière. Une note de piano fantôme, parfaite, qui s’insinue dans le bruit de la douche et lui donne une dimension harmonique, inquiétante et belle.Marc ferme les yeux très fort, secoue la tête.— Non, murmure-t-il dans le jet d’eau. Non, c’est… arrête.Pourquoi ? Je souffle la pensée contre son esprit, non pas avec des mots, mais avec l’idée même du mot, enveloppée da
Last Updated : 2026-02-06 Read more