CHAPITRE 61 : LA SALLE DE GUERREPOINT DE VUE DE CÉLESTINESéraph revint vers moi au bout d’une heure. J’avais l’impression que cela avait duré deux heures ; je ne pouvais même pas évaluer le temps, car ici, le temps s’écoulait de manière étrange, sans soleil, sans horloges ni aucun des repères habituels auxquels j’avais eu recours toute ma vie sans même y penser. J’étais restée dans l’atrium, parmi les roses écloses et les fontaines silencieuses, envahie par ce sentiment d’appartenance auquel je n’arrivais toujours pas à me faire, assise en tailleur sur le sol en pierre, les mains à plat contre le ventre, parlant doucement aux jumeaux comme je le faisais depuis que le médicament suppresseur avait complètement disparu de mon organisme.La jumelle me répondait sans cesse. De petites observations. Des impressions. À la manière d’un enfant curieux qui raconte tout ce qu’il remarque dans un nouvel endroit.*Les pierres sont heureuses, maman. Tu le sens ? Les pierres sont heureuses qu’o
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