Ma voix se brise sur le dernier mot. Et soudain, les larmes jaillissent, énormes, brûlantes, irrépressibles. Je m'effondre sur place, le visage dans les mains, le corps secoué de sanglots. — Je suis seule, Lorenzo. Tellement seule. C'est tout ce que j'arrive à dire entre deux sanglots. Tellement seule. Comme si ces trois mots résumaient toute ma vie, toute ma souffrance, tout mon désespoir. Il ne dit rien. Il fait juste un pas vers moi, doucement, prudemment, comme on s'approche d'un oiseau blessé. Et puis il me prend dans ses bras. Ses bras sont mouillés, sa chemise est trempée, mais il me serre contre lui avec une force douce, une puissance contenue, une tendresse infinie. — Je suis là, murmure-t-il dans mes cheveux. Je suis là. Ses mots sont simples, presque banals. Mais ils me percent le cœur. Ils entrent en moi comme une lame tiède, une douleur qui fait du bien, un baume qui
آخر تحديث : 2026-05-27 اقرأ المزيد