Le matin s’installe doucement dans la chambre. La lumière pâle filtre à travers les rideaux de lin, dessinant des lignes claires sur le parquet. Mia ouvre les yeux sur un silence étrange, un silence trop complet, trop fermé. À côté d’elle, la place d’Alexandre est déjà vide, les draps froids. Il est parti. Elle ne sait pas depuis combien de temps. Juste qu’il est parti sans bruit, comme toujours. Un léger toc-toc résonne à la porte. Avant qu’elle n’ait le temps de répondre, la poignée tourne doucement et une femme entre, petite, brune, la trentaine, les mains jointes devant elle. — Bonjour, Mia. Je suis Élise, dit-elle d’une voix douce, presque timidement. Elle sourit, mais ce sourire reste prudent, comme un sourire appris, contrôlé, offert avec mesure. Mia l’observe sans savoir quoi penser. Elle ne connaît pas cette femme, mais elle semble connaître Mia déjà depuis longtemps. Élise roule le fauteuil près du lit, avec des gestes lents pour ne pas effrayer. — Mo
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