[POINT DE VUE : JULIAN]La chaise n'était pas un instrument de torture médiéval. C'était une simple chaise en chêne, lourde, solide, apportée du salon par deux des mercenaires. Ils m'y poussèrent sans ménagement. Je ne résistai pas. Avec douze armes braquées sur nous, toute résistance était du suicide. Je sentis les liens en plastique serrer mes poignets derrière le dossier, mordant ma chair, coupant ma circulation. Mes chevilles furent attachées aux pieds de la chaise.J'étais immobilisé. Offert. Dante se tenait debout à deux mètres de moi, maintenu par deux gardes. Il ne se débattait pas non plus, mais son regard était fixé sur son père avec une intensité qui aurait pu enflammer la pièce.Salvatore Vitti s'approcha de moi. Il tenait toujours son verre de vin, comme s'il était à une dégustation mondaine. Il fit le tour de la chaise, posant une main possessive sur mon épaule, puis sur mes cheveux.Salvatore : Il a de beaux cheveux, commenta-t-il distraitement. C'est dommage. Le sang e
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