Le nom d’Élina avait commencé à exister en Evestine comme une ombre.Pas une présence constante. Pas encore une obsession. Plutôt une ligne fine, sombre, qui passait derrière certaines pensées et en changeait aussitôt la couleur. Il suffisait d’un silence un peu trop long, d’un souvenir de Canus, d’un éclat de parfum croisé dans une rue, pour que ce prénom revienne avec sa douceur trompeuse et son poids réel.Élina.Un nom élégant. Presque tendre. Le genre de nom qu’on imagine porté par une femme belle, sûre d’elle, faite pour les salons feutrés, les regards prolongés, les drames qui ne s’avouent jamais complètement.Evestine détestait déjà ce qu’il réveillait en elle.Le lundi suivant, elle retrouva Maëlle dans un café discret près de la place des Vosges. Le ciel était pâle, le froid revenu, et les arbres du square semblaient retenir leur souffle dans une lumière blanche. Evestine portait un manteau camel et un pull crème, simp
آخر تحديث : 2026-04-05 اقرأ المزيد