Les autres la regardèrent, interloqués. Puis Djibril sourit, un grand sourire satisfait, et Kylian se mit à rire à son tour, timidement d’abord, puis de plus en plus fort. Raphaël, lui, ne disait rien. Il regardait Ophélie avec une expression qu’elle ne lui connaissait pas. Une expression de fierté, peut-être. Ou de tendresse. — Quoi ? demanda-t-elle en s’essuyant les yeux. Pourquoi vous me regardez tous comme ça ? — Parce que c’est la première fois qu’on vous entend rire, dit Djibril. Un vrai rire, je veux dire. Pas un petit rire de salon. — Je ris souvent. — Non. Vous souriez souvent. C’est différent. Le rire, le vrai, celui qui vient du bide, ça ne se commande pas. Et là, vous venez de l’avoir. — C’est à cause de votre histoire. Elle était drôle. — Elle était drôle, oui. Mais vous, vous étiez vraie. C’est pour ça qu’on vous regarde. Ophélie baissa les yeux sur son assiette, gênée. Elle n’avait pas l’habitude qu’on la complimente sur sa spontanéité. D’habitude, on la complimen
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