Elle s’assit, posa les mains sur ses genoux, et respira profondément. Raphaël s’était approché, une main sur son épaule, silencieux. Il ne disait rien, il ne posait pas de questions. Il était juste là. Présent. Solide. Comme un arbre au milieu de la tempête.— Mon propre oncle, reprit Ophélie d’une voix blanche. L’administrateur de la Fondation. Le frère de mon père. Il vole la fondation qui porte notre nom depuis cinq ans, et personne n’a rien vu. Ni ma mère, ni le conseil d’administration, ni moi. Surtout moi. J’étais là, à signer des chèques, à organiser des galas, à collectionner des robes. Pendant ce temps, il vidait les caisses.— Vous ne pouviez pas savoir, dit Raphaël.— J’aurais dû. J’aurais dû regarder les comptes, poser des questions, m’intéresser à ce qui se passait dans ma propre maison. Mais j’étais trop occupée à m’ennuyer. C’est l’excuse de ma vie, apparemment. J’étais trop occupée à m’ennuyer.— Arrêtez. Vous n’y êtes pour rien. C’est lui le coupable. Pas vous.Elle l
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