La petite salle de la mairie était baignée de lumière. Les fenêtres ouvertes laissaient entrer le soleil de juin, tiède et doré, et l’on entendait au-dehors les oiseaux chanter dans le jardin. Tout était simple, presque dépouillé. Quelques chaises disposées en demi-cercle, des fleurs sauvages dans des vases de verre, un ruban de soie noué autour de l’autel improvisé. Rien de grandiose, rien de luxueux. Juste l’essentiel.Les invités étaient peu nombreux. Mia, bien sûr, au premier rang, les yeux déjà embués de larmes. Marthe à côté d’elle, droite et digne, un mouchoir à la main. Victoire, élégante et discrète, qui souriait avec une tendresse infinie. Simon Lemoine, le galeriste, était venu aussi, touché d’avoir été convié. Madame Delvaux, l’ancienne professeure des Beaux-Arts, avait fait le voyage malgré son âge. Florence, la thérapeute de Gabriel, se tenait un peu en retrait, le visage empreint d’une émotion contenue. Et puis quelques autres, des amis récents, des compagnons de route,
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