— Si tu veux de moi. Mais je ne veux pas être un poids, ni t’empêcher de briller.— Tu ne seras jamais un poids. Tu es mon équilibre, ma force, mon port d’attache.Il prit sa main, la serra doucement.— Alors j’irai avec toi. Pas partout, pas tout le temps. Mais je serai là quand tu auras besoin de moi.Les semaines suivantes furent un tourbillon de préparatifs. Éléonore travaillait sans relâche, sélectionnant les toiles, préparant les nouvelles œuvres, répondant aux interviews, organisant les voyages. Victoire gérait la logistique, les contrats, les relations avec les musées. Gabriel, lui, s’occupait de tout le reste. La fondation, la maison, les détails du quotidien. Il était présent, discret, efficace, comme il savait si bien l’être désormais.La veille du départ, Éléonore s’assit dans l’atelier, entourée de ses toiles emballées, prêtes à être expédiées. Elle regarda autour d’elle, ce lieu qui avait été le témoin de tant de moments. Les larmes, les rires, les doutes, les victoires.
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