CHAPITRE 14NoahElle est partie. La porte s'est refermée derrière elle avec un clic discret, un bruit minuscule, presque imperceptible, et pourtant il résonne encore dans ma tête comme un coup de tonnerre. Je suis seul dans le bureau, debout au milieu de la pièce, les bras ballants, le regard vide. Ma chemise porte encore l'empreinte de ses doigts, là où elle s'est accrochée à moi en pleurant. Je devrais la brûler. Je devrais me changer. Je ne fais rien. Je reste là, immobile, incapable du moindre geste.La maison est silencieuse. Un silence de cathédrale, de tombeau, de fin du monde. Avant, il y avait sa voix, son rire, ses pas dans l'escalier, le froissement de sa robe, le tintement de son bracelet. Avant, cette maison était vivante. Maintenant, elle est morte. Comme Éléonore. Comme nous.Je m'assois dans le fauteuil. Le cuir crisse sous mon poids. Sur le bureau, le rapport préliminaire, le sachet en plastique avec le pendentif, les papiers du divorce que mes avocats ont déjà prépa
آخر تحديث : 2026-07-05 اقرأ المزيد