ValentinaNous avions cru être prudents. Nous avions cru que la salle d'archives était vide, que personne ne viendrait, que le danger était derrière nous, que Matías avait fini par renoncer. Nous avions tort. Nous étions si naïfs, si aveuglés par notre bonheur, si perdus l'un dans l'autre que nous avions oublié que le monde existait, que les regards existaient, que la haine existait.Nous étions enlacés, Joaquín et moi, dans la pénombre de la salle, entre les étagères de documents anciens qui sentaient le papier moisi et la poussière. La lumière du jour tombait des hautes fenêtres, poussiéreuse, dorée, comme dans une église. Nous nous embrassions avec passion, avec cette faim qui ne nous quitte jamais, avec cette urgence qui nous pousse toujours l'un vers l'autre, où que nous soyons, quand que nous soyons.— Tu es à moi, murmurait-il.Sa voix était basse, rauque, chargée de désir. Je sentais sa bouche sur mon cou, chaude, affamée. Je sen
ปรับปรุงล่าสุด : 2026-09-21 อ่านเพิ่มเติม