Déesse
Confondre la haine
Rosalie a volé la mafia. Une erreur qu'elle aurait dû payer de son sang. Mais le Parrain a d'autres projets. Sa sentence : un an d'asservissement total.
Enchaînée par la cheville, vêtue de soie et de dentelle, elle n'est plus qu'un objet de luxe, une poupée brisée qui doit réapprendre à vivre à genoux. Sa seule mission : satisfaire chaque désir, chaque pulsion, chaque caprice de l'homme qu'elle a trahi.
Chaque nuit est une leçon d'obéissance. Chaque frisson lui rappelle qui est le maître. Il ne veut pas seulement la punir. Il veut la consumer, la modeler, la posséder jusqu'à ce qu'elle oublie son propre nom.
— Tu vas me haïr.
— Je te hais déjà.
— Non. Tu frémis quand je te touche. Tu vas apprendre à confondre la haine et le désir. Et quand tu ne feras plus la différence, tu seras vraiment à moi.
Certaines nuits, il la force à le regarder dans les yeux pendant qu'il la dévore des siennes. Il veut voir l'humiliation se tordre en plaisir. Il veut entendre sa voix se briser, supplier sans oser prononcer son nom. Elle mord ses lèvres jusqu'au sang pour ne pas crier. Mais son corps, lui, ne ment jamais.
— Tu aimes ça, n'est-ce pas ?
— Non
— Tes doigts griffent mon dos. Tes hanches bougent contre moi. Tu mens avec ta bouche, mais ta peau, elle, elle me dit tout. Alors arrête de mentir. Et dis-moi ce que tu veux.
— Je… je veux…
— Quoi ?
— Je veux que tu m'oublies. Que tu me laisses partir.
Il rit, lentement, contre son cou.
— Menteuse. Tu veux que je te prenne encore. Et encore. Jusqu'à ce que tu ne saches plus où finit la douleur et où commence moi.
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