ログインDans l’ombre d’un empire bâti sur la drogue et la peur, Don Alexandro Cruz règne sans partage. Maître d’un vaste réseau, il contrôle la ville grâce à une seule règle : le pouvoir avant tout. Mais tout bascule le jour où Marco Veltrano, un trafiquant aussi discret que redoutable, s’installe sur son territoire avec une marchandise différente… une drogue pure, irrésistible, qui attire rapidement les clients les plus puissants. D’abord alliés par intérêt, les deux hommes scellent un accord fragile. Mais lorsque l’ambition d’Alexandro se transforme en avidité, la confiance se brise. Ce qui n’était qu’un partenariat devient une guerre silencieuse, puis une lutte sans merci où chaque coup est calculé, chaque trahison fatale. Dans l’ombre de ce conflit, Marco prépare son arme la plus dangereuse : Yvana Talata, une femme aussi belle qu’insoumise, prête à infiltrer l’univers d’Alexandro. Sa mission est simple : le séduire… et le détruire. Mais rien ne se passe comme prévu. Car face à elle, le puissant Don chute là où il ne s’y attendait pas : dans les pièges de son propre cœur. Obsession, désir, faiblesse… Alexandro s’égare, aveuglé par une passion qu’il ne contrôle plus. Et dans un monde où l’amour est une faiblesse mortelle, une seule question demeure : Qui trahira en premier… et qui survivra à cette guerre où le cœur vaut plus cher que le sang ?
もっと見るAlexandro Cruz n’aimait pas attendre.
Encore moins le matin.
Dans son bureau, il tournait en rond, lentement, comme un fauve enfermé trop tôt dans sa cage. Une grosse cigarette coincée entre les dents, la fumée lui piquait les yeux, mais il n’y prêtait pas attention. La fenêtre était entrouverte, laissant entrer un bruit lointain de circulation, mais à l’intérieur, tout semblait suspendu.
La porte claqua sans prévenir.
Alexandro s’arrêta net.
— Emilio, s’écria-t-il en pivotant, pourquoi depuis que je t’ai téléphoné, c’est maintenant que tu t’affiches ?
Le jeune homme, la trentaine, encore essoufflé, resta un instant près du seuil, comme s’il n’osait pas avancer davantage.
— Je suis désolé, maître… C’est l’embouteillage qui m’a retenu pendant longtemps…
Alexandro retira lentement la cigarette de sa bouche. Il la regarda, puis releva les yeux vers lui.
— Toujours des excuses…
Il laissa planer un silence, juste assez long pour que le malaise s’installe.
— Bien. Les marchandises sont prêtes. Ivan a appelé il y a une trentaine de minutes. Il faut que tu les lui amènes rapidement.
Emilio hocha la tête sans discuter.
— Entendu, maître.
Il se dirigea vers la table carrée au centre de la pièce. Ses gestes étaient précis, mais légèrement tendus. Il saisit la grosse boîte soigneusement emballée, la souleva avec précaution, comme s’il connaissait déjà sa valeur… ou les conséquences d’une erreur.
Alexandro s’approcha de lui, sans bruit. Trop près.
Il se pencha légèrement, sa voix devenue plus basse, presque calme.
— Fais très attention à la police.
Emilio ne se retourna pas tout de suite. Il serra un peu plus la boîte contre lui avant de répondre :
— Sans souci, maître.
Mais son ton n’était pas aussi sûr que ses mots.
Il se dirigea vers la sortie, les pas pressés, sans regarder derrière lui.
La porte se referma.
Le silence revint, plus lourd qu’avant.
Alexandro écrasa sa cigarette dans un cendrier déjà plein, puis attrapa son téléphone. Il le porta à l’oreille en marchant vers son bureau, comme si tout devait continuer, sans pause.
Au fond de la pièce, deux hommes restaient immobiles.
Grands, solides, presque imposants sans avoir besoin de bouger. Ils observaient chaque geste, chaque mot, sans intervenir. Leurs regards ne quittaient pas Alexandro.
Ses gardes du corps.
Et dans cette pièce, personne ne parlait.
En effet, Alexandro Cruz avait cinquante-cinq ans, et chaque année semblait s’être déposée sur lui comme une couche de silence maîtrisé.
Dans le territoire qu’on appelait "La Zone Rouge", son nom circulait sans jamais être prononcé trop fort. Pas par peur visible, non… mais par habitude. Une prudence installée avec le temps.
On le surnommait "La Panthère Noire".
Ce n’était pas un titre qu’il avait réclamé.
C’était venu tout seul.
Parce qu’il ne criait pas.
Parce qu’il ne courait pas.
Parce qu’il ne se montrait pas plus que nécessaire.
Et pourtant, tout le monde savait quand il était là.
Alexandro n’était pas de ceux qui imposent leur autorité avec des démonstrations inutiles. Il observait, écoutait, attendait. Il pouvait rester des heures sans parler, simplement à regarder une situation évoluer… jusqu’au moment précis où il décidait d’agir.
Et quand il le faisait, il n’y avait ni hésitation, ni retour en arrière.
Dans son empire, rien n’était laissé au hasard.
Des hommes, des réseaux, des transactions, des alliances… tout fonctionnait avec une précision presque froide. Chacun avait sa place, chacun connaissait ses limites. Et surtout, chacun savait que franchir une ligne, même par erreur, avait un prix.
Alexandro ne levait pas souvent la voix.
Mais ses décisions parlaient pour lui.
Il n’était pas impulsif. Il était patient.
Pas brutal sans raison. Mais jamais clément sans calcul.
Ce qui le rendait dangereux, ce n’était pas sa colère.
C’était son calme.
Il contrôlait tout sans faire de bruit. Même ses gardes du corps n’avaient pas besoin d’ordres explicites. Un regard suffisait. Un silence aussi.
Et au sommet de tout ça, il y avait une règle. Une seule.
Simple. Claire. Inflexible.
"Le pouvoir avant tout."
Pas l’argent.
Pas la loyauté.
Pas les sentiments.
Le pouvoir.
Parce qu’avec le pouvoir, tout le reste pouvait se reconstruire.
Sans lui… rien ne tenait.
Et Alexandro Cruz n’était pas du genre à laisser quoi que ce soit lui échapper.
Emilio attrapa la main de Giorgio, sortit un couteau.— Attendez ! cria Giorgio. Attendez… Je ne sais pas d’où ça vient exactement. Mais j’ai entendu parler d’un laboratoire. Quelque part dans le nord. C’est tout ce que je sais. Je vous jure.Alexandro le regarda longuement.— Tu vas me dire autre chose, Giorgio. Un nom. Une adresse. Une planque.— Yvana…Le nom tomba comme une pierre.Emilio releva la tête. Alexandro plissa les yeux.— Yvana ?— C’est… c’est l’arme de Marco. Il l’a envoyée en ville. Pour… pour vous approcher.Un silence glacial.— M’approcher ? répéta Alexandro, la voix soudain plus basse.Giorgio baissa la tête.— Pour vous séduire. Et vous détruire de l’intérieur.Le rire qui sortit d’Alexandro n’avait rien de joyeux. C’était un rire sec, presque inquiétant.— Me séduire ?Il se pencha vers Giorgio.— Où est-elle ?— Je ne sais pas. Personne ne sait. Elle arrive seule. Elle se fera connaître quand elle le voudra.Alexandro resta un instant immobile.Puis il se tour
La nuit était une plaie ouverte.Les trois véhicules d’Alexandro glissaient dans l’ombre, phares éteints, moteurs ronronnant à peine. Emilio tenait la tête du convoi, les doigts blancs sur le volant. Devant lui, la grosse voiture noire roulait sans se douter de rien.Plaque B-Z1324-5.La cible.— Il ne va pas tarder à sentir qu’on le suit, murmura Leon depuis le siège passager.— Qu’il sente, répondit Emilio sans quitter la route des yeux. Ça le rendra plus facile à coincer.La voiture noire tourna soudain à droite, sans clignotant, s’engageant sur une route plus étroite bordée d’entrepôts désaffectés. Un endroit parfait.Pour une embuscade.Ou pour une mort.Emilio accéléra légèrement, fit signe aux deux véhicules de se disperser. L’un partit sur la gauche, l’autre coupa par un chemin parallèle.Ils allaient l’encercler.À l’intérieur de la cible, l’homme au volant semblait calme. Trop calme. Comme s’il savait.Il jeta un coup d’œil dans son rétroviseur, aperçut les phares qui se rap
Quelques heures plus tard.Emilio Torres n’avait pas quitté son téléphone des yeux.L’écran s’éteignait, se rallumait, encore et encore. Rien. Toujours rien.Il tira une longue bouffée de cigarette, les nerfs tendus, puis se mit à faire les cent pas dans la pièce. Le silence pesait lourd, presque étouffant. Chaque seconde qui passait creusait davantage son impatience.Cet appel devait venir. Il "devait" venir.Soudain, une vibration.Sèche. Brutale.Emilio s’immobilisa net.Son cœur accéléra sans prévenir. Il glissa la main dans sa poche, déjà convaincu de l’identité de l’appelant. Et lorsqu’il jeta un coup d’œil à l’écran, un léger sourire étira ses lèvres.Agustino Lopez.Sans perdre une seconde, il décrocha et porta le téléphone à son oreille.— Il est enfin arrivé ? lança-t-il, sans même prendre la peine de saluer.Un court silence. Puis :— Oui… la cargaison est arrivée.Ces quelques mots suffirent.Le regard d’Emilio changea instantanément. Plus dur. Plus vif.— Parfait. J’arriv
Alors qu’Alexandro regagnait son bureau, la mâchoire serrée, une colère froide lui collait à la peau. Dans la pièce, ses hommes ; impeccables, droits comme des statues, échangeaient de brefs regards, mais personne n’osait ouvrir la bouche.Leon Vortex, son bras droit, savait reconnaître ces moments-là. Il s’approcha sans bruit, mesura ses mots.— Maître… on comprend ta colère.Alexandro ne répondit pas. Il posa ses mains sur le bureau, le regard dur.— Mais… reprit Leon doucement, les vingt-quatre heures que tu as accordées… ce n’est pas suffisant.Le coup partit sans prévenir.— Comment ça, pas suffisant ?! lança Alexandro en frappant violemment la table avant de se redresser d’un geste brusque.Un silence tendu retomba aussitôt.— Je pense que Leon n’a pas tort, intervint Emilio d’une voix posée.Tous les regards se tournèrent vers lui.— On ne sait même pas d’où sort cet intrus. J’ai retenu le numéro du véhicule, oui… mais je ne savais pas encore qu’il était en train de nous trahir
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