Se connecterquelqu’un qui lui proposait de l’aide, plutôt que de rapidement mettre fin à la conversation. Elle avait réfléchi, ignorant si elle avait finalement bien réagi ou non. Cet homme ne semblait pas dangereux, il s’était même résolu à la laisser.
Alors que Hunter pivotait, Kaylee avait pris une profonde inspiration.
— Je vais à Upper East Side.
Hunter s’était tourné vers elle, un sourire aux lèvres qu’il tentait de réprimer. Intérieurement, il avait espéré qu’elle le retiendrait.
— C’est dans notre direction. Tu n’es plus réticente ?
— Je ne connais pas vraiment le chemin… Mais si vous me faites quelque chose, je hurlerai si fort que toute la police de New York débarquera sur-le-champ.
— Nous ne te ferons rien. Je te l’ai dit, nous allions à une fête.
— D’accord…
— Après toi ? avait proposé Hunter d’un geste de la main.
Kaylee avait fait quelques pas et s’était retrouvée à ses côtés.
— Comment se fait-il que tu ne saches pas comment te rendre à Upper East Side ? avait demandé Hunter en marchant en direction de la voiture. C’est un quartier très connu.
— Je viens d’arriver à New York et je ne suis jamais passée par ce chemin.
— C’est grand, tu pourrais te perdre.
— C’est pour cette raison que j’accepte ta proposition.
— J’en suis ravi.
Kaylee avait jeté un coup d’œil dans sa direction. Il avait fait de même. Elle avait alors détourné le regard, gênée, tandis que Hunter avait souri et demandé, curieux :
— Et que fais-tu dehors si tu ne connais pas les environs ? Tu te promenais ou…
— Je cherchais à me rendre à Upper East Side.
— Oui, bien sûr, avait-il dit, se trouvant un peu idiot de lui avoir posé cette question.
Ils continuaient d’avancer, et Hunter avait souhaité en apprendre davantage sur elle. Il avait donc demandé :
— Quel âge as-tu ?
Kaylee s’était arrêtée tandis qu’il s’était tourné vers elle.
— C’est un interrogatoire ?
— Non, je… Je suis curieux, c’est tout. Excuse-moi si j’ai été indiscret. Tu n’es pas forcé de me répondre.
— Je ne répondrai pas.
— C’est comme tu veux. On y va ?
Ils avaient avancé jusqu’à la voiture, dans le silence, bien que Hunter meure d’envie de connaître la réponse.
— Un problème ? l'avait interrogé le jeune homme au volant.
— On la dépose à Upper East Side pour nous excuser.
— On sera en retard à la fête de Noah.
— C’est bon, c’est sur le chemin.
— Je peux continuer à pied si ça pose problème, avait dit Kaylee.
— Ça ne pose aucun problème, avait assuré Hunter avant d’ajouter : c’est ma voiture. Monte.
Il avait ouvert la portière arrière, mais l’avait refermée avant de dire :
— Brandon, va derrière. Je prends le volant.
— Q… Quoi ? Tu m’as promis que je pourrais conduire ta…
Il s’était tu devant le regard insistant de Hunter qui tentait de lui faire comprendre quelque chose.
— Ouais, okay, avait soupiré Brandon en quittant le véhicule pour monter à l’arrière.
Hunter avait souri en invitant Kaylee à le suivre à l’avant, du côté passager. Il lui avait ouvert la portière.
— Monte.
— Merci.
Elle avait pris place dans l’habitacle luxueux. Hunter avait fermé sa portière, contourné le véhicule, satisfait, et était monté à son tour, derrière le volant.
— On y va, avait-il dit.
Kaylee s’était attachée, Hunter avait fait de même. En relevant la tête, leurs regards s’étaient croisés. Il avait plongé ses yeux dans le gris des siens avant de regarder ses lèvres rosées. Il l’avait trouvée d’une beauté simple et pourtant, elle avait quelque chose qui le troublait. Quelque chose qui lui plaisait…
— On sera en retard, avait soufflé, agacé, l’un des jeunes hommes assis à l’arrière.
À contrecœur, Hunter s’était focalisé sur le volant.
— On y va.
Kaylee avait tourné son visage rougi vers la vitre. Les yeux bleus de Hunter ne l’avaient pas laissée de marbre, elle s’était sentie agitée.
Ce dernier avait mis le contact et passé la vitesse. Durant le trajet, il avait jeté des regards dans sa direction, manquant d’avoir un accident à deux reprises. Kaylee se demandait pourquoi elle avait accepté de monter dans la voiture d’un si mauvais conducteur, puis elle avait songé à sa gentillesse et à ses yeux bleus.
— Et donc…, avait prononcé Hunter à un feu rouge en fixant le pare-brise, que vas-tu faire à Upper East Side ?
— Je t’ai dit que je ne répondrai pas à tes questions.
— Hum, c’est vrai. Enfin, avait-il repris, tu as refusé de répondre à celle que je t’avais posée, tu n’as pas précisé que tu ne répondrais à aucune de mes questions.
Elle avait tourné la tête dans sa direction, déstabilisée par son argument. Il avait fait de même, satisfait de son raisonnement.
— Alors ?
— Je te le dis maintenant, je ne répondrai pas à tes questions.
Hunter avait été surpris et Kaylee avait détourné le regard. Devant le silence frappant de l’habitacle, il avait jeté un coup d’œil dans le rétroviseur intérieur : ses amis le fixaient, dans l’incompréhension. Il avait exprimé quelque chose sans parler, bougeant uniquement ses lèvres en espérant qu’ils comprennent.
— C’est vert, avait dit Kaylee en le regardant.
Il avait baissé les yeux sur elle et l’avait fixée. Un klaxon l’avait fait sortir de sa soudaine inertie.
— Tu as vraiment ton permis ? lui avait demandé Kaylee. Nous avons failli avoir deux accidents.
— Bien sûr que j’ai mon permis. Juste là, attends.
Il cherchait quelque chose dans la poche de son short.
— Voilà, tiens. Hunter Stone, permis de conduire. Tu n’as pas à avoir peur.
Elle avait pris la carte qu’il lui tendait et l’avait regardée ; nom, prénom, âge : dix-neuf ans, son adresse. Puis, elle le lui avait rendu.
— Et ton prénom ? avait-il demandé. Tu peux au moins me dire ton prénom ?
— Kaylee.
Il avait secoué la tête, satisfait.
— Très joli prénom.
Ne sachant plus quoi dire ni où regarder, elle avait choisi de ne rien ajouter et de porter son attention sur la vitre.
Hunter qui tenait le volant, regardait dans sa direction, attendant une remarque ou quelque chose. Devant son silence, il avait repris :
— Et… Que vas-tu faire à Upper East Side ?
Elle l’avait regardé, ils s’étaient fixés.
— Hunter ! avait hurlé Brandon.
Ce dernier avait porté son regard sur la route et avait freiné d’un coup. Kaylee s’était brusquement penchée en avant, surprise.
— Merde ! avait murmuré Hunter, en envoyant ses cheveux en arrière.
Il avait tourné la tête vers Kaylee.
— Tu veux ma mort !? avait-elle crié.
— Non, je… Réponds à ma question et je serai plus attentif à la route.
Elle avait froncé les sourcils.
— Du chantage ?
— Pas du tout. Mais je réfléchis à ce que tu peux bien aller faire à Upper East Side et ça me déconcentre dans ma conduite.
Ses amis s’étaient regardés, Kaylee avait soupiré et Hunter gardait l’espoir qu’elle lui réponde.
— Je cherche du travail.
Il avait esquissé un sourire en regardant la route ; les voitures devant lui avançaient.
— Hum. Dans quoi travailles-tu ?
Elle s’apprêtait à parler, mais Hunter avait été plus rapide :
— Si tu me réponds, je me concentrerai sur la route.
Tout ceci l’amusait, mais pas Kaylee qui n’appréciait pas ce chantage.
— Je suis domestique, avait-elle répondu avec irritation. Maintenant, concentre-toi sur la route pour que je puisse descendre de ta voiture, en vie !
Hunter s’était senti bouleversé ; son sourire avait quitté son visage.
Elle est domestique ? s’était-il demandé.
Jamais ses parents n’auraient accepté qu’il sorte avec une domestique. Puis il s’était surpris à penser ainsi. Il voulait sortir avec elle ?
Il l’avait regardée du coin de l’œil et l’avait trouvée extrêmement belle. Elle était pourtant simple, sans artifice ou autres, et il s’était dit que c’était peut-être ça qui lui plaisait.
Vers onze heures, Kaylee quitte l’entreprise. Dwayne ne le sait pas, il est en réunion. Personne n’a remarqué l’absence d’Hunter, et Isaac est toujours dans son bureau. Ils partent tous les deux et comme hier, Kaylee quitte la demeure des Fowler avec Charlotte dans les bras, et son sac à langer bien rempli sur l’épaule, pour passer la journée avec Hunter. Il l’ignore, elle en a envie. Kaylee a dû mentir et raconter à Ariana qu’elle allait se promener avec Charlotte. Pourtant, elle oublie rapidement ce sentiment de culpabilité quand elle voit Hunter, appuyé contre la voiture, la porte arrière ouverte. — Cette fois-ci, je l’attache, mon ange. Il peine à y parvenir, elle le guide. — Enfin ! C’est bien comme ça, dis-moi ? Charlotte bave en souriant comme si elle se moquait de son père. — Oui, c’est parfait, rit Kaylee, déjà assise à l’avant. — Quand je pense que les deux femmes de ma vie se moquent de mes efforts, soupire-t-il, en contournant la voiture pour prendre place derrière
— Bonjour, Hunter, salue Kaylee, en mettant de la distance entre eux. Ils viennent d’arriver à l’entreprise. Cela l’agace, mais il comprend. Toutefois, il ne supporte pas que Dwayne soit aussi proche d’elle. — Je vais dans mon bureau. Pourrais-je avoir un thé, s’il te plaît ? Si ça ne dérange pas ton futur époux ? — Je te l’apporte. Hunter hoche la tête et s’éloigne. — Je n’aime pas te savoir proche de lui, Kaylee, dit Dwayne. — As-tu réfléchi à mes paroles d’hier, Dwayne ? Nous ne sommes pas… fiancés. Il ne dit rien. — Excuse-moi, je vais servir votre potentiel futur associé. Elle toque à la porte, le plateau sur lequel est posée la tasse de thé dans une main. Hunter vient lui ouvrir, lui sourit et ferme la porte derrière elle. — Ton thé comme tu l’aimes, dit-elle, en le déposant sur son bureau. Il glisse ses bras sous les siens et l’encercle par-derrière. — Je l’aime quand il est servi par toi, Kay. Tu m’as manqué hier soir. Je déteste que cet homme soit si proche de to
Liam recule. Je comprends ce qu'il se passe même si tout est rapide. Des hommes ont fait irruption dans le château ! Liam attrape ma main et nous nous éloignons de ce chaos en courant, sans nous retourner.— Liam, je…— Partons.Nous quittons la salle, par une porte que je ne connais pas. Comment Liam en a-t-il eu connaissance ? Arthur le lui a-t-il montré ? Ce qui est encore plus étrange, c’est qu’il ne semble pas inquiet. Il nous fait même nous arrêter dans un couloir. — Ça va, Dawn ? me demande-t-il calmement, simplement essoufflé à cause de notre course. Je le dévisage.— Dawn ? — Que se passe-t-il, Liam ? — Rien, ne t'en fais pas. On va rester ici jusqu'à ce qu'Arthur vienne nous chercher.— Arthur ? Pourquoi ? Explique-moi, je ne comprends rien. Il envoie les m&egra
Je suis dans le même état que lui. Il est énervant, et le mot est faible. — J'ai entendu que la reine supervisait la salle pour le banquet. Je venais lui proposer mon aide puisque Sa Majesté attend l'héritier du trône. Elle ne peut se fatiguer pour des broutilles.— Je ne me fatigue pas. Et Lia… Richard m'aide énormément. — Je comprends, Majesté. D'ailleurs mon roi, n'oubliez pas que demain après-midi, vous avez une assemblée à tenir.Il paraît que c'est un rassemblement avec des conseillers du royaume. Je ne peux pas y assister, car je suis enceinte. À l'époque, ils pensaient vraiment qu'une grossesse de moins d'un mois était risquée. Dans notre monde, on ne pense plus vraiment comme ça.— Oui, je suis au courant. Je viendrai. — Bien Majesté. Puis-je vous
Je pivote, puis j’ancre mon regard dans le sien. Cette soirée est irréelle : je danse dans les bras de Liam, en robe de nuit d’époque, et je porte son enfant. L’héritier de ce royaume. — Liam, souris-je, amusée qu’il me fasse tourner toutes les trois minutes.Cependant, la quatrième fois est celle de trop.— Attends, murmuré-je, en m’arrêtant.J'ai la tête qui tourne, je m’appuie contre lui. — Ça va ? me demande-t-il, inquiet.Je plonge mes yeux dans les siens et pose mes lèvres sur les siennes. Je l'aime tellement ! Ce que nous vivons est complètement insolite et personne ne nous croirait ! De la magie, une autre époque, des complots, un amour, un bébé…Je presse mon corps contre le sien et enroule mes bras autour de son cou. Depuis la fois où nous avons fait
Dawn— Vous êtes enceinte, Majesté, m’annonce le médecin royal, après avoir pris mon pouls. Vous attendez un héritier. — Je vais immédiatement en avertir la garde royale afin qu’elle assure la sécurité de la tour, et la vôtre, Majesté, signale Jade. Je suis sans voix, sans pensée. Liam et moi… On a un enfant. J’ignore ce que je suis censée ressentir. De la joie, car je serai en sécurité ? De la peur, car un embryon grandit déjà en moi ? J’ai même du mal à y croire sans échographie ou prise de sang. J’ai du mal à croire que j’ai accepté une telle chose… Pourtant, c’était ça ou ma vie, je le sais. Selon Jade, avec qui j'ai discuté de ce







