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Chapitre 3 suite

last update Tanggal publikasi: 2026-01-29 03:13:04

Hunter lui avait souri. L’idée de rejoindre la société familiale ne le dérangeait pas, il avait toujours su que ce serait son avenir. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’il avait rejoint un lycée privé professionnel qui le formait à des matières spécifiques. 

Tout à coup, il avait regardé la montre de luxe à son poignet. 

— Excusez-moi, je dois monter. 

— Tu n’as pas fini ton petit déjeuner, avait fait remarquer Madame Stone. 

Il avait réfléchi pour trouver rapidement une excuse. Cela avait été le cas. 

— Je reviens, Noah me demande quels cours nous allons réviser, je dois regarder le planning que j’ai fait pour lui donner une réponse. 

— Si bien organisé, avait souri Byron. Monte et reviens vite terminer ton assiette. Tu dois bien manger pour pouvoir réviser dans de bonnes conditions. 

Sans se faire prier, il était monté à l’étage avec une seule idée en tête : pouvoir parler seul à seule avec Kaylee, dans l’espoir que ce soit elle qui s’occupait de sa chambre. 

Lorsqu’il avait ouvert la porte, il la vit faire le lit. Il avait esquissé un sourire. 

— Kaylee. 

Cette dernière avait sursauté et s’était redressée. 

— Monsieur ? Ça fait déjà une heure ? 

Il avait ri et s’était approché d’elle.

— Non, du tout. 

— Avez-vous oublié quelque chose ? J’ai normalement une heure pour…

— Je voulais te voir, l’avait-il interrompue. 

Son cœur avait bondi dans sa poitrine et ses joues étaient devenues écarlates. Hunter s’en était amusé, dans le bon sens du terme. 

— Pou… Pourquoi vouliez-vous me voir ? avait-elle demandé, pensant qu’elle s’était fait des idées sur le sens de sa phrase.

Peut-être avait-il besoin qu’elle lui rende un service. 

— Pour te demander si tu avais bien dormi, avait répondu Hunter. 

Aux yeux de Kaylee, cela n’avait aucun sens. Jamais l’un de ses patrons ne lui avait posé une telle question. Mais, curieuse et le cœur battant, elle avait demandé encore :

— P… Pourquoi ? 

— Pour savoir si tu te sens bien ici. 

Sa réponse lui avait plu. Elle avait détourné le regard, affichant un petit sourire, et continué de faire le lit. 

— J’ai très bien dormi, monsieur. Et vous ? 

— Très bien, en sachant que tu étais non loin. 

Ses yeux s’étaient arrondis. 

— Tu peux me tutoyer, avait-il ajouté. 

— Il ne vaut mieux pas, vous êtes mon patron. 

— Moi ? Non. Ce sont mes parents. 

— Ce n’est pas ce que vous disiez hier pour connaître mon âge, avait-elle dit en lissant la surface de la couette. 

Il adorait ses remarques. 

— Et aujourd’hui, je te dis que je ne le suis pas pour que tu me tutoies. 

— Je ne le ferai pas. Excusez-moi. 

Hunter avait reculé pour la laisser passer. Elle avait nettoyé la table de nuit et ouvert le tiroir pour faire de même. Elle y avait découvert un livre de philosophie. Elle en avait souri. 

Hunter l’observait. Après quelques minutes, il s’était assis sur son lit. 

— Allez-vous me regarder encore longtemps ? avait demandé Kaylee, les joues rougies, qui nettoyait à présent le bureau. 

— Tu as un petit ami ? 

— Puisque vous n’êtes pas mon patron, vous n’avez pas à le savoir. 

L’estomac de Hunter s’était noué. Si elle ne répondait pas, s’était-il dit, c’était sûrement parce qu’elle en avait un. Cette idée ne lui avait pas plu. 

— Réponds-moi, s’il te plaît, avait-il insisté en se levant. 

— Pourquoi ? 

Elle était retournée au chariot pour y prendre l’aspirateur, mais Hunter avait saisi sa main. Elle avait tourné la tête vers lui. 

— Oui ? 

— Tu as un petit ami ? 

Elle avait trouvé son regard clair, magnifique. Il l’hypnotisait, elle perdait ses yeux dans les siens. 

— Kaylee ?

— Non… 

Il avait soupiré de soulagement et relâché sa main. 

— Tu m’as fait peur, j’ai bien cru qu’un autre homme était chanceux. 

— Comment ? 

— Non, rien. Je… 

La porte s’était ouverte au même moment. 

— Hunter ? 

C’était Amelia. Kaylee s’était sentie mal à l’aise d’être découverte seule dans une chambre avec un homme. Avec l’héritier de la maison. 

— Que se passe-t-il ici ? avait interrogé Amelia, en jetant à tour de rôle un regard sur Kaylee et Hunter. 

— Ce qu’il se passe ? avait ri Hunter pour ne pas paraître tendu. Mais rien, Amelia. Je suis monté, car je devais regarder mon planning de travail pour préparer mes examens, et je suis tombé sur Kaylee. 

— Tu sais que lorsque vous déjeunez, nous nous occupons des chambres. Ce sont tes parents qui l’ont décidé ainsi. 

Amelia connaissait Hunter depuis ses trois ans. Elle s’était occupée de lui à une période où ses parents voyageaient énormément pour leurs affaires, et elle avait pris l’habitude de le tutoyer. Et les Stone ne lui avaient jamais fait de remarque à ce sujet. 

— Oui, mais c’était une urgence. Je ne pensais pas que la nouvelle s’occuperait de ma chambre, je croyais que ce serait Anita. 

— Hum, avait-elle lâché.

Elle les avait regardés d’un air soupçonneux, n’oubliant pas ce qu’elle avait vu la veille.

— Si tu as trouvé ton planning, tu peux laisser la femme de ménage terminer de nettoyer ta chambre. Elle aura certainement fini sous peu.  

Elle avait inspecté la pièce. 

— Le lit n’a pas été fait ? 

Ils avaient baissé le regard sur celui-ci. 

— C’est ma faute, je m’y suis assis, Amelia, avait indiqué Hunter. 

— Je croyais que tu étais monté pour une urgence ? Non pour te poser. 

Il s’était approché d’elle et avait passé un bras autour de son cou. 

— Amelia. Je lisais mon planning. J’ai fini, je redescends terminer mon petit déjeuner. Je remonterai dans une vingtaine de minutes. 

Elle avait acquiescé, et Hunter avait quitté la chambre. 

— Amelia, je passe l’aspirateur et j’aurais terminé cette chambre. 

— As-tu fait la salle de bain ? 

— Oui. 

— Hum, d’accord. Dépêche-toi. 

— Oui, je fais au plus vite. 

Kaylee avait saisi l’aspirateur balai accroché au chariot et s’apprêtait à le mettre en marche lorsqu’Amelia avait prononcé son prénom. 

— Kaylee. 

— Oui ? 

— Ne t’approche pas de Hunter. 

Cette remarque l’avait déstabilisée un peu, mais elle avait répondu sans montrer le moindre trouble :

— Je ne m’en approche pas. 

— Je l’espère. Tu es domestique, ici, et il est ton patron, le fils unique de cette riche famille. Ne te fais aucune illusion. 

Kaylee savait parfaitement où elle voulait en venir. Et elle savait qu’Amelia avait raison.

— Monsieur Hunter est mon patron et je le respecte. Jamais, je ne m’approcherai de lui d’une autre façon que comme une femme de ménage qui met en ordre son quotidien. 

Amelia avait paru satisfaite de sa réponse et l’avait laissée seule. 

Kaylee avait soupiré, regrettant d’avoir trouvé un travail dans une maison où cet homme lui était impossible, car depuis la veille… il la troublait. Énormément. Elle n’avait cessé de penser à lui qu’au moment de s’endormir. Des pensées où il n’était pas que l’un de ses patrons…

Le reste de la journée, Hunter avait étudié avec ses amis dans sa chambre tandis que Kaylee avait suivi les instructions d’Amelia, en tentant d’oublier l’homme qui habitait ses pensées. 

Cela faisait déjà trois jours que Kaylee travaillait chez les Stone, elle prenait ses marques. Elle était ravie de cette opportunité, et il n’y avait pas qu’elle. 

Lorsque le petit déjeuner des Stone avait pris fin, Amelia avait ordonné à Kaylee de débarrasser la grande table, car elle devait se rendre au marché.

Hunter, qui était monté, était revenu dans la pièce et s’était appuyé contre la table de la salle à manger. Kaylee avait posé son regard sur lui.

— Avez-vous besoin de quelque chose ? 

— Tu veux sortir à treize heures avec moi ? 

Kaylee avait ouvert de grands yeux, elle n’en revenait pas de sa proposition.

— Bien sûr que non, monsieur. 

— Pourquoi pas ? 

Il savait que c’était l’heure vers laquelle elle déjeunait, elle reprenait ses tâches vers quatorze heures. 

— Pourquoi pas ? avait-il répété devant son silence. Je t’invite à manger. Ce que tu veux. 

Elle avait réprimé un sourire et continué d’empiler les assiettes pour les apporter à la cuisine. Hunter avait attrapé son poignet et la regardait.

Depuis la dernière fois, Hunter avait fait ce qu’il pouvait pour lui parler de temps en temps ; savoir si elle allait bien, si elle se sentait à l’aise, pour en savoir davantage sur cette jeune femme qui lui plaisait de plus en plus. Mais elle mettait de la distance entre eux et trouvait facilement des excuses pour le laisser seul.

— Accepte, s’il te plaît. 

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