LOGINIl avait fait exprès de prendre le chemin le plus long, mais il avait bien dû la conduire à destination, surtout si elle cherchait du travail.
— Je te remercie, avait-elle dit en détachant sa ceinture. Bonne journée à tous.
Elle les avait regardés tous les trois avant d’ouvrir la portière.
— On pourrait se revoir ? l’avait questionnée Hunter, qui réfléchissait depuis un moment à comment le lui demander.
— Il ne vaut mieux pas, je tiens à ma vie. Et… Je ne suis pas comme vous.
— Comment ça, tu n’es pas comme nous ? Serais-tu d’un autre monde ?
Kaylee avait affiché un petit sourire qui avait plu à Hunter avant de redevenir sérieuse.
— Je travaille, je ne sors pas en Porsche pour aller m’amuser à une fête.
— Et alors ?
Elle avait secoué la tête en disant :
— Ce sont des jeunes comme vous que je sers toute la journée.
Hunter n’avait pas réagi. Kaylee était descendue et après un dernier remerciement, elle avait fermé la portière et s’était éloignée.
— C’est quoi ton problème, Hunter !? avait demandé l’un de ses amis à l’arrière.
Hunter avait fixé le pare-brise, observant Kaylee qui s’éloignait. Ses yeux coulaient le long de son corps ; ses longs cheveux noirs virevoltaient au gré de la brise, elle arrangeait son sac à main à bandoulière sur son épaule. Elle portait un top à manches, un jean slim clair ainsi que des ballerines usées sur lesquelles le regard de Hunter s’attardait. Il se remémorait ses paroles. Elle ne ressemblait aucunement aux filles que Hunter fréquentait au lycée privé où il étudiait. Ses vêtements étaient bon marché, ses cheveux un peu désordonnés et son futur… Pourtant… Malgré les paroles de Kaylee et malgré la réalité qu’il avait devant lui, ses pensées ne changeaient pas.
— Hunter, on va être en retard à la fête de Noah ! lui avait rappelé Brandon, agacé à cette idée. On y va !
Sans quitter Kaylee des yeux, qui s’éloignait, il avait dit :
— Brandon, je te laisse ma voiture. Prends-en soin, je vous rejoindrai plus tard.
— Quoi ? T’es fou ? Chely t’attend.
Il avait ouvert la porte.
— À plus tard. Je vous préviens par message. Gardez tout ça pour vous, avait-il crié cette dernière phrase à leur encontre, alors qu’il s’éloignait du véhicule.
— Il a perdu la tête !
— Kaylee ! Kaylee !
Il avait couru derrière elle qui était déjà loin. En l’entendant prononcer son prénom, elle s’était retournée.
— Ta voiture ?
Elle roulait et s’éloignait d’eux.
— Je l’ai laissée à Brandon. Je me suis dit que j’allais t’accompagner, les alentours peuvent être… dangereux. Pour une personne qui ne connaît pas les lieux, ça peut être dangereux, lui avait-il expliqué.
— Plus que ta conduite ?
Il avait ri puis l’avait fixée de longues secondes. Sa décision était prise.
— Tu as dit que tu cherchais du travail, c’est bien ça ?
— Oui, et ?
— Mes parents cherchent quelqu’un.
— Oh… Ils ont besoin d’une domestique ?
Hunter, qui n’avait jamais prêté attention à ce genre de chose avant aujourd’hui, n’avait pas apprécié ce mot.
— Ils cherchent quelqu’un qui peut les aider dans la maison. Tu penses que ça pourrait t’intéresser ?
Kaylee, qui cherchait depuis déjà des jours et des jours sans rien trouver, avait espoir que la vie lui souriait enfin.
— Bien sûr ! Je peux m’occuper de la cuisine, des chambres, de…
Hunter s’était approché d’elle et lui avait souri. Elle avait cessé de parler, troublée.
— Tu accepterais de me voir tous les jours ?
Devant cette phrase, les joues de Kaylee s’étaient empourprées et Hunter l’avait remarqué.
— Je… Je m’occuperai des tâches ménagères, non de toi, avait-elle répondu.
Il avait de nouveau ri.
— Tu pourras sûrement faire les deux.
— Que veux-tu dire par là ? avait demandé Kaylee, étonnée.
— Oh, rien. Rien du tout. Et si nous y allions avant que le poste ne soit déjà pris ?
— Je te suis.
— Tu n’auras pas peur de ma conduite ?
— Il faut savoir souffrir avant la délivrance.
Il ne cessait de rire avec elle et ça lui plaisait. Il avait sorti son téléphone de sa poche et avait appelé un numéro.
— Que fais-tu ?
— Une minute, avait-il adressé à son encontre avant de parler à la personne au téléphone. Amelia, peux-tu demander à John de venir me chercher à Upper East Side ?
Il lui avait donné l’adresse exacte puis avait raccroché.
— Mon chauffeur ne va pas tarder.
Kaylee avait hoché la tête.
— En attendant, dis-moi, quel âge as-tu ?
— Je t’ai déjà dit que je ne répondrai pas.
Il avait affiché un petit sourire en coin.
— Tu vas travailler pour moi, ce sont des choses que je dois savoir.
— Je travaillerai pour tes parents. Je leur donnerai cette information, à eux.
Il avait grincé des dents, elle était déterminée.
— Tu vas travailler pour ma famille, donc pour moi aussi.
— Tu sais quoi ? Je vais y aller et chercher du travail par mes propres moyens.
Hunter s’en était voulu d’avoir insisté, mais il ne comprenait pas sa réticence à lui parler.
— Attends.
Alors qu’elle commençait à se détourner de lui, elle s’était arrêtée. Il avait soupiré.
— Qu’est-ce que ça te coûte de me donner ton âge ? Je ne vais pas te faire de mal. Je t’ai conduite où tu voulais, je te propose un travail… Pourquoi tu es ainsi avec moi ?
Kaylee ignorait la réponse à cette question. Elle avait croisé les bras et regardé le sol, sans répondre.
— D’accord, j’ai compris. Je ne poserai plus de questions, attendons juste le chauffeur.
Il était vexé. Il n’avait prêté aucune importance à son statut de domestique, avait laissé sa voiture entre les mains de ses amis, avait raté la fête de l’un de ses amis et avait voulu trouver du travail à cette fille pour pouvoir la voir. Mais elle était distante, elle refusait de lui parler.
Il se demandait ce qu’il lui prenait, à lui, d’agir de cette manière. Jamais il ne s’était comporté de cette façon avec une fille et jamais il n’avait ressenti l’envie d’agir ainsi avant elle. Mais il était dans l’incompréhension, elle se montrait distante, comme s’il l’agaçait… Et cela l’atteignait plus qu’il ne le voulait. Les mains dans ses poches, il avait tapé dans un caillou.
— Dix-huit ans.
Il avait levé le regard.
— J’ai dix-huit ans, avait dit Kaylee en le fixant.
— Merci pour ta réponse.
— Et… Comment sont tes parents ? avait-elle demandé, radoucie.
Kaylee avait réfléchi et s’était rendu compte qu’elle avait été froide avec lui, alors qu’il lui offrait du travail. Depuis le début, il avait été agréable avec elle.
Elle savait qu’elle devait se méfier des inconnus, surtout des hommes, comme le lui répétait son père. Pourtant, au fond d’elle, elle souhaitait faire tomber cette méfiance envers cet homme qui se montrait sans mauvaise intention.
Ce changement de comportement avait satisfait Hunter.
— Ils sont accueillants et sympathiques. Tu seras très bien traitée et je serai là au cas où ce ne serait pas le cas.
Kaylee avait souri.
— Et que feras-tu si ce n’est pas le cas ?
Il s’était approché d’elle, qui restait les yeux rivés sur lui.
— Tu n’auras qu’à me dire ce que j’aurais à faire.
Ils s’étaient fixés longuement, très longuement. Kaylee pensait à ses yeux, à sa gentillesse. Hunter songeait aux siens, à son comportement, à sa beauté si banale et pourtant unique.
Un klaxon les avait sortis de leur bulle.
— Monsieur Hunter.
— C’est le chauffeur. Viens.
Kaylee l’avait suivi.
— Qui est-ce ? avait demandé le chauffeur, debout à côté du véhicule, tandis qu’ils s’étaient arrêtés devant lui.
— Une future employée de la maison. Je veux que tu sois gentil avec elle.
— Bien sûr, monsieur. Enchanté, mademoiselle.
Elle lui avait souri, l’avait salué, puis ils étaie
— Tu m’as menti… Tu as fait enfermer la femme que j’aime ! hurle-t-il, en envoyant avec rage ses mèches blondes en arrière. Comment as-tu pu !?— Je ne comprends pas ce que tu dis, mon fils.— Ne fais pas semblant. J’avais confiance en toi, je pensais que tu comprendrais mes sentiments pour Kaylee. Mais tu as… agi injustement ! Papa est au courant ?— Hunter, je n’ai rien fait. Cette femme te monte la tête, je peux te le prouver. Reviens ici, mon chéri, rentre à New York.Il secoue la tête.— Papa est au courant ?— Hunter, ce ne sont que des mensonges. Cette femme te manipule pour avoir ton argent.— Passe-moi papa.— Ton père n’est pas ici. Je te demande de rentrer à New York, nous annulerons toutes les affaires avec les Fowler. Cette femme ne te manipulera pas d
l’avait pas cherchée une seule fois. Il aurait dû, pense-t-elle. Lettre ou non, il aurait dû ! Mais il n’avait rien fait… Elle le déteste, elle lui en veut ! Et il est fiancé, il menait une vie tranquille comme si elle n’avait jamais existé, alors que de cette relation était née une petite fille. Il a continué sa vie : des fiançailles, les affaires, sans jamais se dire qu’il devrait la chercher.Kaylee se sent brisée. La rancœur grandit en elle.Elle recule et serre Charlotte dans ses bras.— Jamais. Elle portera le nom de celui qui a toujours été là pour elle et pour moi : Dwayne.Hunter fixe Kaylee, il est étonné par ses paroles, son regard glacial et sa froideur.— Kay…Elle ne le laisse pas parler et se dirige vers la porte de la pièce.— Non, ne pars pas. Kaylee, s’il te plaît.Chapitre 12&nbs
— Si tu refuses de l’accepter, je n’y peux rien. Laisse-moi partir, lâche-moi.— Que dois-je penser ? Je me sens mal. Ma mère…, prononce Hunter, tiraillé entre deux choix : croire celle qu’il a aimée ou celle qui lui a donné la vie. Tu vois, j’ai parlé à Amelia, et ce qu’elle m’a dit est flou.— Prends ton temps pour le digérer. Et en parlant d’Amelia, elle a très bien vu quand la police m’a emmenée : ta mère a dû lui ordonner de ne rien te dire.Hunter ne répond rien, il est sous le choc avec toutes ces informations. Sa mère apparaît comme une personne qu’il ne connaît plus.— Lâche-moi maintenant.— Je ne peux pas. C’est si fou, Kaylee… Ma mère… Mais quand as-tu su pour notre fille ? Pourquoi tu ne
— Si tu refuses de l’accepter, je n’y peux rien. Laisse-moi partir, lâche-moi.— Que dois-je penser ? Je me sens mal. Ma mère…, prononce Hunter, tiraillé entre deux choix : croire celle qu’il a aimée ou celle qui lui a donné la vie. Tu vois, j’ai parlé à Amelia, et ce qu’elle m’a dit est flou.— Prends ton temps pour le digérer. Et en parlant d’Amelia, elle a très bien vu quand la police m’a emmenée : ta mère a dû lui ordonner de ne rien te dire.Hunter ne répond rien, il est sous le choc avec toutes ces informations. Sa mère apparaît comme une personne qu’il ne connaît plus.— Lâche-moi maintenant.— Je ne peux pas. C’est si fou, Kaylee… Ma mère… Mais quand as-tu su pour notre fille ? Pourquoi tu ne
Elle est heureuse qu’au moins, il ne doute pas de ça. Charlotte tente de récupérer sa main et se met à pleurer. Hunter la lâche.— Elle sait ce qu’elle veut, rit-il.— Oui.— Comment et quand as-tu su que tu attendais Charlotte, Kaylee ? Pourquoi tu n’es pas venue me voir pour me l’annoncer ?— Je ne sais pas si tu es prêt à entendre ce que j’ai à te dire, déclare-t-elle en se levant. Je ne suis pas sûre que tu me croiras.Hunter se lève à son tour.— Pourquoi ne te croirais-je pas ?Kaylee sort des jouets du sac à langer de Charlotte. Elle inspecte le sol.— Que fais-tu ? questionne Hunter.— C’est propre à terre ? Tu as marché avec tes chaussures ici ?— Oui, pourquoi ?
Kaylee habille sa fille. Hier soir, elle n’a pas arrêté de se demander si elle faisait le bon choix. Son cœur la pousse à aller le voir et sa tête veut lui dire la vérité, qu’il la croie ou non, au moins, elle sera fixée.Elle prépare le sac à langer de Charlotte.Quand elle s’est assurée que personne n’est dans le couloir, elle descend l’escalier, installe Charlotte dans sa poussette et se rend à la cuisine où elle prend un petit pot, un dessert et de l’eau pour sa fille.— Kaylee ?Elle pivote, et voit Meredith.— Meredith.— Que fais-tu ?— Je… Si on demande après moi ce matin, dis-leur que… que je suis sortie prendre l’air avec Charlotte, d’accord ? Mais, je rentrerai vite.— Aussi t&o
Elle revoit leur rencontre, leurs moments ensemble, cette nuit et toutes les autres, son départ, le chantage de sa mère, la prison, sa fille… Un sentiment de rage l’envahit subitement. — Enchantée Hunter, exprime Ariana devant lui, en l’observant, les joues rougies. Mais il ne répond pas, car de
Le lendemain, Kaylee se réveille assez tôt, pour retourner dans sa chambre. Hier soir a été la plus belle nuit de toute sa vie et ce matin, le plus beau réveil de son existence aux côtés de Hunter. Elle enfile son uniforme après une douche aussi chaude que délicieuse, et se rend dans la salle à ma
Et sur la fin de ces mots, il emprisonne dans sa bouche son autre téton et reprend ses caresses qui lui font perdre la tête.Hunter constate qu’elle est trempée, le bruit de ses doigts contre son intimité éveille davantage son érecti
Elle pose le chèque sur le lit et prend une robe.— Madame Stone a été très généreuse avec toi, à ce que je vois, constate Amelia, en jetant un coup d’œil au papier.Kaylee ne répond







