/ Romance / CASANOVA des temps modernes / CHAPITRE 37 : L'ATTENTE

공유

CHAPITRE 37 : L'ATTENTE

작가: Darkness
last update 게시일: 2026-03-21 05:53:00

Elle se jette dans mes bras, et je la rattrape, je la serre, je respire son odeur. C'est comme revenir à la vie après des jours d'apnée.

— Tu m'as manqué, je murmure dans ses cheveux.

— Toi aussi. Tellement.

On reste là, au milieu de la foule, à s'enlacer comme si on ne s'était pas vus depuis des années. Les gens nous contournent, certains sourient, d'autres s'en foutent. Moi, je ne vois qu'

이 작품을 무료로 읽으실 수 있습니다
QR 코드를 스캔하여 앱을 다운로드하세요
잠긴 챕터

최신 챕터

  • CASANOVA des temps modernes    CHAPITRE 66 : LA JALOUSIE (ACTE 2)

    Je regarde Gabriel. Il n'a pas bougé. Il est toujours debout près du tabouret, l'outil à la main, immobile. Il me regarde calmement, sans hostilité, sans peur. Juste calmement. Et ce calme, cette sérénité, m'énerve plus que tout. J'aimerais qu'il se défende, qu'il s'énerve, qu'il me donne une raison de le haïr.— Bonjour, Gabriel, je dis d'une voix glaciale.— Bonjour, Léo. Lysandre m'a dit que vous aviez une réunion importante aujourd'hui. J'espère que tout s'est bien passé.— Je l'ai annulée, je répète. J'avais besoin de voir Lysandre.— Eh bien, vous la voyez.Il sourit. Un sourire poli, neutre. Mais je perçois une pointe de provocation. Ou peut-être que je l'invente, que ma jalousie me fait voir des ennemis partout. Je ne sais plus distinguer le vrai du faux.— Tu peux nous laisser ? je demande. J'ai besoin de parler à Lysandre. Seul à seule.— Bien sûr. Lysandre, on reprendra demain ?— Oui, merci

  • CASANOVA des temps modernes    CHAPITRE 65 : LA JALOUSIE (ACTE 1)

    Léo C'est un mardi après-midi. Le mardi. Leur jour sacré. Je devrais être au bureau. J'ai une réunion importante à quinze heures, un client qui vient spécialement de Singapour, un contrat à plusieurs zéros qui pourrait asseoir définitivement la réputation du cabinet. Mais je n'arrive pas à me concentrer. Les chiffres dansent devant mes yeux, les mots n'ont plus de sens, les visages de mes collaborateurs se brouillent. Tout ce que je vois, c'est elle. Et lui. Je sais qu'il est à la librairie aujourd'hui. Il y est tous les mardis. C'est leur jour de restauration, leur rituel sacré, l'horaire gravé dans le marbre de leurs agendas respectifs. Ils ferment la boutique au public, tirent le rideau de fer, retournent le panneau "Ouvert". Et ils s'enferment dans l'atelier, juste eux deux, pour des heures de travail en tête-à-tête. Je n'aurais pas dû venir. Je le sais. Ma raison me le crie, mes pieds refusent de l'écou

  • CASANOVA des temps modernes    CHAPITRE 64 : L'INTRUS

    Elle soupire, pose le livre qu'elle était en train de lire. Son regard se durcit, se ferme.— Tu recommences.— Je ne recommence rien. Je dis juste que vous êtes très proches. C'est un fait.— On est amis. Je te l'ai déjà dit cent fois. Des centaines de fois.— L'amitié, ça peut évoluer. Les sentiments, ça change. Regarde-nous. On n'était pas censés tomber amoureux.— Pas la nôtre. Gabriel est marié. Il a une fille. Et je t'aime, toi. Pourquoi tu ne veux pas me croire ? Pourquoi tu doutes toujours ?— Parce que je vois comment il te regarde.— Il ne me regarde pas d'une façon particulière.— Si. Comme un homme qui attend son heure. Patiemment. Silencieusement.Elle se lève, furieuse. Ses yeux lancent des éclairs, ses joues se sont empourprées.— Tu es injuste, Léo. Tu es injuste et tu es blessant. Gabriel est mon ami. Il était là bien avant toi. Il a toujours été là pour moi, dans les

  • CASANOVA des temps modernes    CHAPITRE 63 : L'OMBRE AU TABLEAU 2

    Je m'approche de lui et je prends son visage entre mes mains. Ses joues sont râpeuses, il ne s'est pas rasé ce matin. Ses yeux sont fiévreux, agités de démons intérieurs.— Personne ne prendra ta place, Léo. Personne. Tu m'entends ? Personne.— Comment tu peux en être sûre ?— Parce que je t'aime. Toi. Pas Gabriel. Pas un autre. Toi. Avec tes peurs, tes blessures, ta jalousie. Toi.Il ferme les yeux et pose son front contre le mien. Sa respiration est saccadée, son cœur bat la chamade sous ma main.— Pardon, murmure-t-il. Pardon. Je suis idiot. Je suis un idiot jaloux et pathétique.— Oui, tu es idiot. Mais je t'aime quand même.Il sourit faiblement.— Vraiment ?— Vraiment. Maintenant, on va dîner. Et tu vas arrêter de voir des rivaux partout.— Je vais essayer.— Non. Tu vas faire.Il rouvre les yeux et me regarde. La tempête s'apaise un peu dans ses prunelles noir

  • CASANOVA des temps modernes    CHAPITRE 62 : L'OMBRE AU TABLEAU

    J'ai pris le livre, je l'ai ouvert délicatement. L'odeur du vieux papier, ce parfum inimitable de poussière, d'encre ancienne, de souvenirs accumulés, m'a enveloppée. J'ai tout de suite su que ce livre était spécial, qu'il portait en lui des générations de rires, de larmes, de voix qui lisent à haute voix, de doigts qui tournent les pages. — Je peux le faire, ai-je dit. Mais ça prendra du temps. Plusieurs semaines, peut-être plusieurs mois. La reliure est très abîmée. — Prenez tout le temps qu'il faut. L'important, c'est qu'il soit sauvé. Il est revenu chaque semaine pour prendre des nouvelles du livre. Et peu à peu, insensiblement, on est devenus amis. Il restait boire un café après la fermeture, on parlait de tout et de rien, assis sur les tabourets de l'atelier. De sa fille Alice, de son travail d'architecte, de sa passion pour les livres anciens qu'il collectionnait avec patience. Il était doux, calme, posé. Une présen

  • CASANOVA des temps modernes    CHAPITRE 61 : LA ROUTINE HEUREUSE 2

    Elle pose sa tête contre ma poitrine et soupire d'aise. Je respire son odeur, ce mélange inimitable de savon, de cuisine, de thé et d'elle. Mon odeur préférée. Celle qui dit "maison".— Qu'est-ce que tu prépares ?— Des pâtes.— Encore ?— Tu aimes les pâtes.— J'aime tout ce que tu fais.— Menteur. La dernière fois, tu as détesté mon gratin de courgettes.— Le gratin était une erreur. Un accident de parcours. Les pâtes, c'est une valeur sûre.Elle lève la tête et m'embrasse. Un baiser rapide, tendre, familier.— Va mettre la table, dit-elle.— À vos ordres.Je mets la table. Deux assiettes, deux verres, deux couverts. Une bougie que j'allume, parce que j'aime la regarder à la lueur des bougies, voir les ombres danser sur son visage. Le vin, un rouge qu'elle aime bien, un Côtes-du-Rhône sans prétention.On dîne en parlant de tout et de rien. De sa journée à la librai

  • CASANOVA des temps modernes    Chapitre 9 – Premiers Frissons

    LéoLe jour où j’ai obtenu le numéro de Lysandre, ce n’était pas un moment grandiose ni scénarisé comme dans les films. Non, c’était presque banal, presque maladroit exactement comme moi. Je revois encore la lumière tamisée de son atelier, ce doux mélange d’odeur de vieux papier et de terre humide,

  • CASANOVA des temps modernes    CHAPITRE 36 : LA PREMIÈRE FISSURE

    Il reste figé un long moment. Puis il sourit, un sourire tremblant, incertain, magnifique.— Moi aussi, je t'aime, Lysandre. Je crois que je t'aime depuis le premier jour où tu m'as rembarré.— Je ne t'ai pas rembarré.&md

  • CASANOVA des temps modernes    Chapitre 26 : L'Équilibre des Vérités

    GabrielLa pluie a cessé. Elle a laissé la ville luisante, reflétant les lampadaires dans des flaques qui sont autant de lunes brisées. Je marche. Mes pas n’ont pas de destination, juste un besoin de mouvement, de faire circuler ce tourbillon à l’intérieur de ma poitrine.Le baiser sur sa main brûl

  • CASANOVA des temps modernes    Chapitre 25 : Le Poids de la Légèreté

    LysandreL’atelier est silencieux. Un silence différent. Il n’est plus rempli du bruit de mes doutes, du bourdonnement anxieux de mes pensées. Il est calme. Plein. Comme après une tempête, quand l’air est lavé et que chaque bruit devient distinct, précieux.Je regarde ma main. La peau à l’endroit o

더보기
좋은 소설을 무료로 찾아 읽어보세요
GoodNovel 앱에서 수많은 인기 소설을 무료로 즐기세요! 마음에 드는 작품을 다운로드하고, 언제 어디서나 편하게 읽을 수 있습니다
앱에서 작품을 무료로 읽어보세요
앱에서 읽으려면 QR 코드를 스캔하세요.
DMCA.com Protection Status