หน้าหลัก / Loup-garou / CINQ LYCANS POUR UNE OMÉGA / CHAPITRE 11 – LA FÊTE DE SÉRAPHINE

แชร์

CHAPITRE 11 – LA FÊTE DE SÉRAPHINE

ผู้เขียน: Déesse
last update วันที่เผยแพร่: 2026-09-23 22:58:18

Luna

Le lendemain, Mira vient me chercher.

Je suis dans les écuries. Agenouillée dans la paille. Mes mains plongées dans la litière sale. Mes ongles noirs de crasse. Mes cheveux collés à mon front par la sueur. Mon dos me fait mal. Mes genoux me font mal. Mon âme me fait mal.

Cela fait trois jours. Trois jours que je nettoie. Trois jours que je survis. Trois jours que je compte chaque respiration comme une victoire. Je ne me suis pas lavée depuis trois jours. Je ne me suis pas reposée depuis tr
อ่านหนังสือเล่มนี้ต่อได้ฟรี
สแกนรหัสเพื่อดาวน์โหลดแอป
บทที่ถูกล็อก

บทล่าสุด

  • CINQ LYCANS POUR UNE OMÉGA    Chapitre 67 – Le Serment

    Ma voix sort. Basse. Sourde. Pas une voix de femme qui prie, une voix de femme qui compte à voix haute. — Plus forts que lui. Plus forts que les cinq. Plus forts que le château, plus forts que les chiens, plus forts que les fers, plus forts que les mots. Plus forts que les marchés noirs et les mains grasses et les hommes qui comptent les dents. Plus forts que le froid. Plus forts que les routes. Plus forts que la faim. Vous serez plus forts qu'eux, et une fois que vous serez plus forts qu'eux, vous serez plus forts que tout le reste, parce que le reste, ce n'est jamais que ce qu'ils ont mis autour. Je m'arrête. Je le crois. C'est la première fois de ma vie que je dis une chose de ce genre et que je la crois entièrement. Je n'ai pas de preuve, je n'ai pas de plan, je n'ai pas de nom de famille à donner à personne. Mais je le crois, et la nuit ne me dit pas le contraire, et c'est bien assez. — Et un jour, nous reviendro

  • CINQ LYCANS POUR UNE OMÉGA    Chapitre 66 – Les Noms 2

    Le sixième. Je l'ai gardé pour la fin, et je le garde encore longtemps après la fin. Celui-là, je n'y comprends rien. Il ne réclame pas la tétée comme les autres, il attend, et quand arrive son tour, il prend. Il ne s'accroche pas, il ne crie pas, il ne lévite rien et il ne tient rien en l'air. Il regarde. Il regarde avec ces yeux qui changent, cinq couleurs dans deux trous de nuit, et chaque fois qu'il me regarde, j'ai l'impression d'être la seule chose au monde sur laquelle il soit d'accord. Et il se dérobe. Ma mère l'a dit dans l'écurie, une nuit, avant de disparaître, elle a dit : le troisième, surtout, c'est lui qui se souviendra. Elle s'est trompée, elle a dit le troisième. Mais moi, quand je compte mes enfants, le troisième c'est Nyx, et le sixième, je ne le nomme pas encore, et je tourne la phrase dans tous les sens, le troisième, le troisième, et je me demande si ma mère comptait comme moi, ou s

  • CINQ LYCANS POUR UNE OMÉGA    Chapitre 65 – Les Noms

    Luna Pendant deux jours, ils n'ont pas de nom. Deux jours, je les appelle par leur place. Le premier, le deuxième, celui du milieu, celui qui lévite, celui qui crie, celui qui ne crie pas. Ça marche. Ça marche même très bien, on peut vivre toute une vie comme ça, le monsieur du milieu, la dame du fond, mais quand ils dorment tous les six contre moi, quand leurs six respirations se répondent comme six instruments dans une pièce vide, je sens que ce n'est plus possible. Un jour vient où il faut nommer. Je sais à quoi ça sert, un nom, parce que j'ai vécu sans. Une oméga sans loup n'a pas de nom. Une oméga sans meute n'a pas de nom. On l'appelle la fille, la pousse, la chose, et sur le marché on n'écrit même pas son nom dans la colonne des ventes, on écrit son prix. Ma mère m'a donné un nom. Luna. Un nom de lune, un nom qui brille la nuit et qu'on ne voit pas le jour, un nom qui fai

  • CINQ LYCANS POUR UNE OMÉGA    Chapitre 64 – La Naissance

    Luna Il n'y a pas de sage-femme. Il n'y a pas de lampe. Il y a la roche, le suintement qui tombe, une goutte toutes les trois secondes, et moi. Je mords le bâton et je compte les gouttes. C'est tout ce que j'ai trouvé pour ne pas devenir folle : compter les gouttes. Elles tombent dans la cuvette en pierre, une, deux, et la troisième fait un petit bruit creux, comme un doigt qui frappe sur un verre. Je compte jusqu'à ce que les vagues m'emportent, et puis je recommence, et au bout d'un moment les gouttes et les vagues se mettent à compter ensemble, et je ne sais plus qui compte quoi. Ça dure longtemps. Je ne sais pas combien d'heures. La nuit, puis la lumière qui revient à l'entrée, fine, grise, humide. Puis la nuit encore. Je m'accroupis, puis je me mets debout, puis je me couche sur le flanc, puis je me remets debout. J'ai vu faire la vieille de la masure expliquer aux filles : le corps sait, ne lutte pas,

  • CINQ LYCANS POUR UNE OMÉGA    Chapitre 63 – La Grotte 2

    Le matin, je ne sors pas. Jamais. Je reste au fond, là où la lumière n'arrive pas, et je bois, et je compte mes pois, et j'écoute.Le soir, quand le ciel est descendu dans le creux des arbres, je sors de trois pas. Je fais ce que je dois faire. Je lave le bas de ma robe dans le ruisseau, en frappant le tissu contre la pierre. Je rentre.Une fois, j'entends des voix.C'est le soir du cinquième jour, ou du sixième. Deux hommes, sur le chemin en haut de la pente, celui que j'ai évité en arrivant. Ils parlent de chiens. Ils parlent du vieux qui a des chiens, du vieux qui les nourrit trop bien, et l'un d'eux dit qu'on en aura pour des semaines à battre la forêt comme ça, et l'autre dit qu'il n'a pas signé pour dormir dehors en janvier.Ils ne descendent pas.Le chemin passe au-dessus, derrière la ligne des roches, et le vent souffle vers eux, pas vers moi. Alors ils ne sentent rien.Je reste dans ma grotte, le dos contre la pierr

  • CINQ LYCANS POUR UNE OMÉGA    Chapitre 61 – La Grotte

    Comme un enfant. Comme la fois du portrait. Comme la fois où on m'a appris qu'ils l'avaient brûlée et qu'ils m'avaient envoyé ses cendres dans une boîte en fer, et que la boîte était chaude parce qu'il faisait chaud dans ce pays-là, et que j'ai cru, pendant une seconde entière, que c'était elle, qu'elle était vivante, qu'elle était là, qu'elle respirait par un petit trou dans le couvercle.Je pleure, et je ne fais aucun bruit. Parce que je suis l'Alpha Suprême, et qu'il y a le fils cadet derrière moi, et qu'il me regarde.Théo ne dit rien.Il s'assied par terre, à deux pas, le dos contre une stalle, comme un chien qui reste parce que c'est sa place. Et il attend. Il attend que son frère ait fini.C'est la seule chose que j'aie jamais vue Théo faire correctement.LunaJe marche toute la nuit.Le ruisseau, la lisière, les fougères hautes qui me fouettent les cuisses, la montée. Le froid entre par mes pieds et s'i

บทอื่นๆ
สำรวจและอ่านนวนิยายดีๆ ได้ฟรี
เข้าถึงนวนิยายดีๆ จำนวนมากได้ฟรีบนแอป GoodNovel ดาวน์โหลดหนังสือที่คุณชอบและอ่านได้ทุกที่ทุกเวลา
อ่านหนังสือฟรีบนแอป
สแกนรหัสเพื่ออ่านบนแอป
DMCA.com Protection Status