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Ce matin c’est le grand jour ! Je me prépare à mettre en application mon plan pour coincer Mathieu. Mes pouvoirs et un collier censé me protéger contre le mal ne m’empêcheront pas de me dégonfler si je ne prends pas sur moi. Si je suis les conseils de Paul à la lettre, je me dis qu’il
L’enlèvementCe matin c’est le grand jour ! Je me prépare à mettre en application mon plan pour coincer Mathieu. Mes pouvoirs et un collier censé me protéger contre le mal ne m’empêcheront pas de me dégonfler si je ne prends pas sur moi. Si je suis les conseils de Paul à la lettre, je me dis qu’il n’y a pas de raison que je meure aujourd’hui.J’attends Mathieu, dissimulée derrière un bosquet, pendant une vingtaine de minutes. Je manque à plusieurs reprises, de décamper. Je l’aperçois, mon cœur s’emballe, mes jambes sont en coton mais je rassemble mon courage pour l’affronter. Je sors de ma cachette, en m’arrangeant pour qu’il pense que notre rencontre est un h
En plus, il y a un problème plus grave.Je décide de lui raconter tout ce que j’ai découvert sur lui mais aussi sur Paul car il semble bien maîtriser le sujet. J’ajoute qu’il sort avec ma mère et qu’il s’est installé à la maison.— Matthew pensait venir en France pour les vacances il pourra peut-être vous aider.— Il ne sera pas de trop, nous aurons bien besoin de lui.À peine ai-je raccroché, que mon portable sonne à nouveau. C’est Rémi qui me donne rendez-vous au pub. Comme ma curiosité l’emporte toujours, j’échappe à l’interrogatoire de ma mère, qui proteste. Paul m’intercepte à l’extérieur.— Où vas-tu ? demande-t-il d’un ton autoritaire.— Rejoindre Rémi, il a besoin de moi !— Tu vas au Pub ? continue-t-il.— Oui !— Sois prudente ! ajoute-t-il en se radoucissant.— D’accord !— Tu as pu voir Mathieu ?— Non ! Et puis pour le journal, je sais trop de choses, je…— Sois patiente ! Ne dis rien pour l’instant, chaque chose en son temps ! reprend-il.— Mais j’ai l’impression de men
J’aperçois une larme briller au coin de son œil, alors je me trouve idiote de l’avoir blessée à ce point.— Excuse-moi mamie !— Tu n’as pas à t’excuser, j’ai eu tort de vouloir vous en protéger, j’ai perdu le contrôle. Je me sens coupable et si j’avais su, je me serais abstenue ! Mon unique but, était de vous empêcher de vous retrouver dans cette situation ! Le grimoire vous appartient à ta cousine et à toi, il est à ta disposition, vous pourrez le consulter quand vous voulez. Il ne contient pas toutes les réponses, car il y a toujours une part d’ombre, à laquelle je m’efforce de trouver des explications !— Et pour Calista, étais-tu au courant ?— Non je t’assure ! Émilie ne me parle plus beaucoup, elle me le fait payer !— Elle t’en veut pourquoi ?— Une vieille histoire !— Explique ?— Ça ne te regarde pas ! Je ne peux pas t’en parler comme ça !— Tu vois, tu recommences ! Si tu voulais vraiment nous aider tu me la raconterais !— Ça n’a rien à voir avec le fait que nous sommes d
— Oui ! confirme Tom.— Nous devons commencer le plus rapidement possible ensuite je te concocterai un petit régime alimentaire ! Tu vas voir ! Tu te sentiras en forme, tu n’en feras qu’une bouchée de Mathieu !— Comment tu sais tout ça Paul ? l’interrogé-je.— J’en ai connu un, autrefois ! Et j’ai dû l’aider !Cette affirmation nous surprend tous. Plutôt perplexe, je me demande à quoi nous allons encore devoir faire face. Quant à Rémi, je crois qu’il cherchait du soutien mais qu’il ne savait pas où en trouver. Il semble plus serein ce soir !Le vieux grimoireJ’ai dû observer les sorties de ma grand-mère pendant plus d’un mois pour en conclure que le jeudi est le seul jour où elle s’absente pour la journée. J’aurai donc tout loisir de remettre le grimoire à sa place, il ne me faudra que quelques minutes. Pour cela, j’ai subtilisé le double des clés à ma mère, alors je panique à l’idée de me faire prendre la main dans le sac.Je m’introduis dans la vieille bâtisse comme si j’étais une
— Euh… Non…Mal à l’aise, à l’idée de parler de Mathieu à Paul, je lance un regard à Tom. Il me fait signe que non. Mais Paul l’a décelé et insiste :— Élé ?— Non ! répliqué-je d’un ton mal assuré.— Bien sûr, si vous voulez que je vous aide, vous devez tout me dire, sinon vous mettez vos vies en danger, qui plus est, celle de vos proches ! insiste-t-il.Cette phrase me fait l’effet d’un électrochoc et je me remémore les paroles de Mathieu puis celles de Thomas. Paul peut être celui dont il parlait. Je jette un regard à mon frère pou
— Tu n’as toujours pas compris ? Alors ne t’étonne pas de me trouver souvent sur ton chemin.— Je dois prendre ça pour une menace ? Tu perds ton temps ! Et tu sais bien que ma réponse est non et sera toujours non !— Fais bien attention à ne pas trop jouer avec mes nerfs ! Je ne suis pas très patient ! Là, je suis au maximum tu vois !Excédée, je lui balance un coup de poing dans l’épaule. Il est déséquilibré et moi je gagne une douleur vive au poignet.— Ouh ! Tu m’as fait mal ! dit-il en s’esclaffant.Folle de rage, je ne peux contenir ma colère, je le fais voltiger dans les airs comme une vulgaire feuille de papier. Il va s’écraser contre un arbre avant de terminer sa chute sur le sol. Il se relève avec difficulté. Je ne lui laisse pas le temps de s
— Votre projet me séduit beaucoup et ce sera avec plaisir que je vous apporterai mon aide ! Quand commençons-nous ?— Maman s’il te plaît je pourrai en faire partie ?— Attends, j’ai prévu des formulaires pour les candidatures, si tu veux, tu m’en remplis un !Elle me tend une feuille.— Oui, je le
Léo et moiDepuis que nous sommes ensemble, ma mère accepte que Léo m’emmène au lycée, tous les matins. Justement, quelqu’un sonne à la porte, ce doit être lui ! Mon cœur bat la chamade ! Être une sorcière demande de la concentration, mais une sorcière amoureuse, nécessite une parfaite maîtrise; ma
La gazette du LoupCe matin, comme c’est le cas depuis une semaine, une voiture aux vitres teintées nous suit jusqu’au lycée. Je compte bien découvrir l’identité du conducteur, mais Clara est déjà là et je vais la rejoindre. Je ne peux m’empêcher de me retourner discrètement, et j’aperçois Paul de
— Très juste. Et ce qu’il a dit de vous dans son article ne vous a pas servie. Apparemment, il vous en veut !— Pourriez-vous préciser le fond de votre pensée ?— L’auteur de ces quelques lignes laisse clairement supposer que vous êtes une sorcière, en tout cas c’est ce qu’il a écrit, et en écoutan