Mag-log inDans la limousine, je n'ai pas manqué de me renseigner sur la relation entre mon frère et Louise.- Ah...oui c'est vrai, elle est charmante, n'est-ce pas ?- Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ?Il a baissé la tête, l'air coupable.- J'avais peur que tu ne sois pas d'accord… Tu sais, on a 12 ans d'écart d'âge et ...tu comprends, je voulais d'abord que tu la rencontres ...- Tu sais que je ne suis pas fermée d'esprit… Tu te souviens que mon meilleur ami est gay? Alors non mon cher, tu m'as trahie là...- Mon bébé...- Je vais juste te souhaiter beaucoup de bonheur dans ta relation, c'est tout mais ne compte pas sur moi pour te pardonner tes cachotteries.Édouard a souri avant de lancer la contre-attaque.- Et toi ? Pourquoi regardais Alexandre avec autant d'insistance ?Je me suis figée avant de regarder mon frère. Il ne semblait plus vraiment rigoler ou légèrement, je ne sais pas. Il souriait un peu alors je me suis laissée tenter.- Tu ne t'énerves pas ?- Pourquoi devrais-je le faire?
Détestable.J'ai cependant souri, j'allais accepter son défi. Puis j'ai quand-même décidé de creuser,vous commencez à me connaître, j'aime savoir le fond des choses…- J'aimerais savoir pourquoi vous ne m'aimez pas.- Vous êtes prétentieuse et un tantinet trop imbue de votre personne. Vous aimer? N'exagérez pas non plus… Je ne vous apprécie guère… tel est le mot adéquat.- Je n'exagère pas. Ok, comme vous voudrez, apprécier… Bref, je ne suis ni prétentieuse ni imbue, j'ai simplement confiance en moi et je ne pense pas que ce soit quelque chose dont je devrais rougir. - Vous regardez les gens de haut. Vous me regardez de haut.C'était ça son problème ? Monsieur s'est senti heurté ? Pffff…- Je ne regarde personne de haut et surtout pas vous. Je vous regarde normalement. Je pense simplement que vous n'acceptez pas que quelqu'un ne vous fasse pas l'honneur de baisser les yeux devant vous et de vous baiser le cul. De manière figurée bien-sûr.J'ai cru déceler un sursaut avant qu'il ne
Pendant un long moment, je suis restée contemplative, incapable de piper le moindre mot ou de faire le moindre geste. De son côté, d'Aubert, comme à son habitude, me lorgnait de son regard froid et dédaigneux, malgré la délicate attention qu'il avait semblé me donner.Les yeux de l'homme étaient à la fois oppressants et intenses et j'avoue en avoir été assez troublée.Il était clair que mon visage était rouge tomate mais franchement, qui ne rougirait pas face à un homme avec une telle présence ?Même si je l'avais voulu, je n'aurais pas pu détacher mon regard de mon professeur alors que ce dernier me regardait froidement, semblant attendre une réponse.Mais aucun mot n'est sorti ... ils étaient tous coincés dans ma gorge au point d'en devenir presque douloureux.POV Alexandre:Alexandre quant à lui détaillait également son élève.Il la trouvait décidément trop impertinente.L'impudente le reluquait sans gêne et ceci le mettait mal à l'aise, il devait se l'avouer.Comment pouvait-
J'étais certaine de mes sentiments pour Al, cependant depuis la rentrée, tout était chamboulé dans ma tête. Et il n'a pas mordu à mon insinuation de se rencontrer. Il y avait aussi mon entrevue avec Alban au métro, entrevue qui m’avait permis d'être sûre de ne rien éprouver envers cet homme, rien de plus qu'une faiblesse physique. Et encore, je n'irais pas vers lui mais je ne voulais pas rester seule avec lui non plus.Vous savez…Ce qui est un soulagement pour moi qui ne voudrais pour rien au monde m'enticher d'un connard pareil, irrespectueux et insolent. Ensuite vient le cas Alexandre d'Aubert. Beaucoup plus compliqué pour moi. Je ressens envers cet iceberg un attrait et un intérêt beaucoup trop forts pour que ce ne soit qu'une simple attirance. L'homme me semblait insaisissable, intouchable. Mais il avait également l'air doux et tendre, je l'avais vu à travers nos timides interactions. C'était un trait de caractère assez plaisant même si c'était juste pour être courtois. Puis
J'ai senti la chaleur envelopper mon visage en entendant cette voix suave et profonde me dire des mots aussi lourds de sens caché.J'ai avalé et secoué la tête.- Oui, dites-moi et je ferai n'importe quoi pour vous....je veux dire, pour vous faire plaisir...non je veux dire pour vous satisfaire...attendez...J'étais en train de m'enfoncer dans une spirale étrange alors que d'Aubert, silencieux, m’écoutait bafouiller avant de soupirer.- Pas besoin de faire tout ce cinéma ou de supputer sans cesse. Il n'y a rien que vous puissiez m'offrir qui ait de l'intérêt à mes yeux … De plus, je ne suis pas du genre à rapporter, c'est votre vie mais que cela ne se reproduise plus à mon cours. Heureusement, j'ai pu voir que vous êtes classée major de votre classe alors je vais laisser passer pour cette fois.Mes yeux étaient brillants de reconnaissance même si je trouvais ses mots très durs et humiliants. Comment ça, je n'avais rien à lui offrir ? POV Alexandre:Alexandre fixait Léonie avec sév
J'ai cru que mon cœur allait s'arrêter tant j'ai été saisie d'effroi.Pourquoi lui ? Puis, la réalisation m'a frappée.d'Aubert, comme le groupe pharmaceutique d'Aubert…Purée, j'aurais pu faire le rapprochement… ou pas, personne au lycée n'a encore capté que je suis la princesse Vauclair - je déteste ce nom…Mais revenons à d'Aubert. Pourquoi l'héritier d'un grand groupe pharmaceutique serait professeur de lycée...élitiste certes mais c'était quand-même un lycée lambda et comparé à sa vie d'hériter d'une grande famille, c'était ridicule.J'ai avalé lourdement avant de me retourner - lentement - pouvant entrevoir un léger brin de surprise dans le regard de mon professeur.- Alex chéri, je te présente Édouard Vauclair du conglomérat Vauclair et sa charmante petite sœur, Léonie Vauclair. Une princesse tellement mignonne, tu ne trouves pas?J'ai regardé mon frère, paniquée, et j'ai dû faire l'effort de reprendre contenance et de rester polie mais surtout courtoise.- Je suis honorée de







