LOGINÉlise sourit. Elle était flattée par son compliment. Non seulement cela, elle se sentait ravie de l’impact qu’elle était en train d’avoir sur Vincenzo en seulement deux jours. Tout ceci ne serait pas arrivé si elle n’était pas aussi douée.— Je suis vraiment enchantée que tu me fasses confiance pour me parler, ça me touche.— Non, tu le mérites.Il vida à nouveau son verre.— Tu as sans doute vu aujourd’hui mes associés ?— Oui.— Aujourd’hui, l’un d’eux a été volé.— Volé ? Comment ça, volé ? demanda Élise en tirant sur sa cigarette.Vincenzo lui confia une partie de la situation.— Tu penses faire quoi ?— Je pense rencontrer le patron de leur bande demain avec lui. S’ils veulent la paix, ils doivent se plier aux exigences de mon associé.— Et s’ils refusent ?— C’est un mauvais signe de tenir tête à un membre de la famille Bellini. Crois-moi, Élise, ce serait un carnage. Une guerre peut se déclencher demain s’ils refusent de se soumettre aux exigences de mon associé. Ils ne vont pa
Debout devant son miroir, Élise n'arrêtait pas de s’observer. Chaque fois qu’elle appliquait quelque chose sur son visage, elle vérifiait si tout allait bien. Après avoir fini, elle prit son sac et sortit de son appartement. À peine avait-elle mis les pieds dehors que la voiture de Vincenzo se gara à ses côtés. L’un de ses hommes de main s’empressa de sortir et lui ouvrit la porte.— Merci, fit-elle en glissant à l’intérieur.Elle prit place aux côtés de Vincenzo, qui lui adressa un sourire de bienvenue avant de lancer la conversation.— Tu es ravissante ce soir, admira-t-il en lui déposant un bisou au cou.— Toi aussi.Vincenzo sourit.— Je pensais que tu n’allais pas tenir parole ?— Je n’avais pas le choix, tu as été catégorique avec moi ce matin.— Je t’ai contrariée ?— Non, loin de là. Ça ne m’a fait ni chaud ni froid. Je ne voulais simplement pas te gâcher ta journée.Vincenzo se ressaisit et jeta un coup d’œil à travers la vitre, comme s’il fuyait quelque chose. Remarquant que
Soudain, les trois voitures s’arrêtèrent devant la maison. Les gardes à l’extérieur furent maîtrisés en un instant. Une fois le portail ouvert, ils commencèrent à tirer sur tout ce qui bougeait. Les tirs retentissaient de tous les côtés. Les hommes d’Osi tombaient n’importe comment, dans tous les sens. Peu résistaient avant d’être envoyés au sol. En un instant, les Russes avaient fini avec les hommes d’Osi. Il ne restait plus aucun survivant aux barrages ; même les mouches s’étaient rangées.Osi, conscient de la gravité de la situation, s’était replié en retraite, caché dans sa chambre avec trois de ses hommes. Vu le nombre de soldats présents, c’était peine perdue.— Osi, cria l’homme de main de Don Mateo, nous savons que vous êtes là. Rassurez-vous, nous ne voulons pas vous tuer maintenant. Ceci est un avertissement. Néanmoins, nous avons une surprise pour vous. Si vous ne voulez pas sortir maintenant, ce n’est pas grave, nous déposerons cela ici, dans le séjour.Cela dit, un homme
Osi s’arrêta, serra le poing et pointa son index vers Juliette.— Ce macaroni m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit que c’était impossible. J’ai essayé de le convaincre, mais c’était non.— Je pense que tu as vraiment merdé sur ce coup-là.— Je t’en supplie, Juliette, aide-moi.— Pourquoi ne pas envoyer simplement l’un de tes hommes ?— J’ai besoin de quelqu’un de professionnel, et tu es la seule que je connaisse.— Convoque une réunion. Nous en discuterons ensemble et, si les autres sont d’accord, je le ferai.— Si j’avais besoin de l’approbation des autres, ne vois-tu pas que je l’aurais déjà fait au lieu de venir directement te voir ?— Osi, je ne peux rien décider quand il est question des autres clans sans l’approbation des autres. Soit tu fais ainsi, soit tu te débrouilles tout seul. Et si tu t’entêtes à créer une guerre, tu peux être sûr d’une chose : tu seras seul. Sur ce, bonne journée à toi, et dis à tes hommes de ne pas oublier de fermer la porte en sortant.Juliette p
Osi, ne pouvant pas en rester là sans faire ce qui lui passait par la tête, se rendit directement chez Julienne. Il voulait tirer cette histoire au clair. En cours de chemin, il reçut un appel.— Oui, qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-il.— Patron, répondit une voix au bout du fil, nous avons un problème.— Un problème ? De quoi parles-tu ?— Nous n’avons pas de marchandise.— Comment ça, vous n’avez pas de marchandise ? Pour quelle raison exactement ?— Les fournisseurs nous ont dit qu’ils ne veulent plus traiter avec un homme comme vous. Ils disent que vous avez franchi un endroit qu’il ne fallait pas franchir.— Ce fils de pute a osé me saboter partout ?— Qu’est-ce que nous allons faire, monsieur ?— Vous êtes où en ce moment ?— Chez Mica.— Je vous rejoins dans quelques minutes.Il raccrocha.— Un souci, monsieur ? demanda son homme de main qui se trouvait à ses côtés. J’ai cru lire dans vos yeux, tout à l’heure, qu’il y avait un problème.— Tu ne vas pas me croire. Ce fils de
La voiture qui avait pris Élise s’immobilisa devant un appartement. Le conducteur coupa le moteur, descendit et ouvrit la portière.— Madame !Élise sortit. Il referma la porte.— Passez une bonne journée.— Vous aussi.Il remonta dans la voiture, démarra et repartit.Après s’être assurée qu’il était réellement parti, Élise prit un taxi et se rendit directement chez Nicolas.— Te voilà, je voulais t’appeler, fit Nicolas.— Pour me dire quoi ? gronda Élise en changeant de visage.— Tiens ! Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Il t’a agressée ? Ou quoi ?— Tu veux que je te dise quoi ?— Ce qui n’a pas marché, bien évidemment. Hier, j’ai essayé de t’appeler, tu m’avais promis de revenir. J’ai espéré ton appel en vain jusqu’à ce que tu surgisses maintenant.— Pourquoi ne m’avais-tu pas dit qu’il était entouré d’hommes puissants ?— De quoi veux-tu parler, Élise ? De quels hommes parles-tu ?— Je t’interdis de me mentir, Nicolas. Tu sais très bien de quoi je parle. Pour







