홈 / Romance / L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE / CHAPITRE 135— LE PARDON

공유

CHAPITRE 135— LE PARDON

작가: Dledition
last update 게시일: 2026-11-01 08:48:51

Je m'assois en face de lui. Je croise les bras. Je sais ce qui vient. Je l'attends depuis des semaines. Depuis l'hôpital. Depuis qu'il m'a dit, dans cette chambre blanche, que ce qui nous restait était plus grand que ce qu'elle nous avait pris.

— Je t'ai trahie, dit-il. Je n'ai pas d'excuse. J'ai laissé Sabrina entrer dans nos vies, j'ai laissé le mal s'installer, j'ai failli te perdre, j'ai failli perdre Léo. Et tout ça, c'est ma faute.

— Oui.

— Je ne
이 작품을 무료로 읽으실 수 있습니다
QR 코드를 스캔하여 앱을 다운로드하세요
잠긴 챕터

최신 챕터

  • L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE    CHAPITRE 135— LE PARDON

    Je m'assois en face de lui. Je croise les bras. Je sais ce qui vient. Je l'attends depuis des semaines. Depuis l'hôpital. Depuis qu'il m'a dit, dans cette chambre blanche, que ce qui nous restait était plus grand que ce qu'elle nous avait pris. — Je t'ai trahie, dit-il. Je n'ai pas d'excuse. J'ai laissé Sabrina entrer dans nos vies, j'ai laissé le mal s'installer, j'ai failli te perdre, j'ai failli perdre Léo. Et tout ça, c'est ma faute. — Oui. — Je ne te demande pas de me pardonner. Je ne te demande pas d'oublier. Je te demande juste de me laisser essayer. De me laisser prouver que je peux être l'homme que tu mérites. Pas avec des mots. Avec des actes. Chaque jour. Pendant des années, s'il le faut. Je le regarde. Il y a dans ses yeux quelque chose que je n'avais pas vu depuis longtemps. Pas la supplication. Pas la peur. La détermination. La détermination tranquille de l'homme qui sait ce qu'il a à faire et qui est prêt à le faire.

  • L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE    CHAPITRE 134 — LA CONVALESCENCE 3

    Elle lève les yeux. Elle me regarde droit dans les yeux, et ses yeux sont rouges, et ses joues sont humides, et Diane Dufort est en train de pleurer devant moi. — Laissez-moi me racheter. S'il vous plaît. Laissez-moi être là. Pas pour Gabriel, pas pour l'entreprise, pas pour l'apparence. Pour Léo. Pour vous. Laissez-moi essayer. Je reste immobile. Je la regarde pleurer et je cherche en moi la colère, la rancune, la petite voix qui dirait enfin, enfin elle reconnaît, enfin elle paie. Je ne la trouve pas. Ou plutôt, je la trouve, mais elle est loin, enfouie sous autre chose, une couche de fatigue, une couche de méfiance, une couche de souvenirs où Diane m'a humiliée, ignorée, méprisée. — Je ne sais pas si je peux, dis-je. Elle hoche la tête. Elle ne discute pas. Elle ne plaide pas. Elle essuie ses larmes du revers de la main et elle prend sa tasse de thé. — Je comprends. Je vais attendre. J'ai attendu des années pour compren

  • L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE    CHAPITRE 133— LA CONVALESCENCE 2

    Il hoche la tête. Il reprend son train. Et je me relève, les genoux raides, et je me dis que j'ai peut-être menti, parce que je ne suis pas sûre de vouloir aider Sabrina même si elle décidait d'arrêter. Mais ce n'est pas la question maintenant. La question, c'est Léo, et Léo est dehors, dans le froid, avec son train et ses branches mortes, et il pense aux enfants des méchants, et c'est peut-être le signe qu'il va bien, au fond, ou qu'il ira bien.Diane arrive le lendemain. Elle est venue de Montréal dans une berline noire conduite par un chauffeur qui ne descend pas de la voiture. Elle a un manteau de fourrure qui doit coûter le prix d'une petite maison, des valises en cuir, et un visage défait. Elle n'a pas mis de rouge à lèvres. C'est la première chose que je remarque. Diane sans rouge à lèvres, c'est comme une armure qui tombe.— Ève.Elle s'arrête sur le perron. Elle me regarde. Elle ne fait pas mine de m'embrasser. Elle ne fait pas mine de me serrer la main. Elle re

  • L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE    CHAPITRE 132— LA CONVALESCENCE

    — Ève La lame du couteau de cuisine mord dans la chair de la tomate et j'arrête mon geste au milieu de la coupe, la main suspendue au-dessus de la planche, parce que dans le couloir une porte vient de grincer et que mon corps entier se raidit avant même que mon cerveau ait compris pourquoi. Je pose le couteau. J'essuie mes doigts sur le torchon. Je compte jusqu'à trois, et à trois je respire, et je me souviens que nous sommes au domaine, que la porte qui grince est celle de la chambre de Gabriel, et que personne ici ne veut nous faire de mal. Le domaine Castellane n'a rien à voir avec le manoir. C'est une bâtisse de pierre posée au milieu des champs, à deux heures de route de Montréal, avec un toit qui fuit au-dessus de la grange et des pommiers tordus qui n'ont pas été taillés depuis dix ans. La grand-mère Castellane y a vécu jusqu'à sa mort, et depuis, personne n'y avait mis les pieds. L'odeur de renfermé a mis trois jours à partir. Mainten

  • L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE    CHAPITRE 131 — ENSEMBLE

    — ÈveLa route côtière s'étire au bord de l'océan, un ruban de bitume entre les falaises et les vagues. Nous roulons depuis trois jours. Nous avons traversé le Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse. Nous avons dormi dans des motels, mangé dans des restaurants de bord de route, regardé le ciel changer de couleur. Léo a recommencé à parler. Pas beaucoup. Quelques mots. Quelques phrases. Mais il parle. Il pose des questions sur les vagues, sur les oiseaux, sur les bateaux. Et chaque fois qu'il parle, je sens quelque chose qui se dénoue dans ma poitrine.Nous nous arrêtons sur un point de vue, au sommet d'une falaise. L'océan est là, immense, gris-bleu, couvert de moutons blancs. Le vent souffle, fort, il nous fouette le visage, il emporte nos cheveux. Le soleil se lève à l'horizon, un soleil pâle, un soleil d'hiver, mais un soleil quand même.Léo descend de la voiture. Il avance vers le bord de la falaise, son train dans les mains. Il regarde

  • L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE    CHAPITRE 130 — LE DÉPART

    — ÈveLa décision est prise un matin de janvier, dans la cuisine, alors que la neige tombe encore et que le ciel est bas et gris. Gabriel est assis à la table, une tasse de café entre les mains, et il me regarde, et il dit :— On ne peut pas rester ici.Je le regarde. Je sais qu'il a raison. Je le sais depuis des semaines. Chaque coin de cette maison est un souvenir. La chambre de Léo, où il a dormi après l'enlèvement, où il a sursauté au moindre bruit. Le bureau de Gabriel, où nous avons passé des heures à attendre un appel. La cour, où les voitures de police ont stationné pendant des jours. La grille, devant laquelle Marc s'est tenu dans la neige. Tout est lié. Tout est empoisonné.— Où est-ce qu'on va ?— Je ne sais pas. Loin. Un an. Peut-être plus. On loue la maison. On confie les affaires au réseau. On part. Tous les trois. Sans destination précise.Je hoche la tête. Je regarde par la fenêtre. La neige tombe. Le monde e

더보기
좋은 소설을 무료로 찾아 읽어보세요
GoodNovel 앱에서 수많은 인기 소설을 무료로 즐기세요! 마음에 드는 작품을 다운로드하고, 언제 어디서나 편하게 읽을 수 있습니다
앱에서 작품을 무료로 읽어보세요
앱에서 읽으려면 QR 코드를 스캔하세요.
DMCA.com Protection Status