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Chapitre 7

작가: Trouvine
Anaïs a levé les yeux.

C'était Julien.

Il portait un costume sur mesure impeccable. Ses cheveux étaient parfaitement coiffés, mais sa cravate avait été desserrée à la hâte. L'agacement se lisait clairement dans son regard.

« Anaïs. »

Il a tendu la main vers elle, mais elle s'est écartée avant qu'il puisse la toucher.

« Qu'est-ce que tu veux ? »

Sa voix est restée parfaitement calme.

Elle a brièvement regardé la Bentley noire garée au bord du trottoir ainsi que le chauffeur qui attendait à côté. C'était la voiture qu'Adrien avait mise à sa disposition.

« Tu t'es mariée ? »

La mâchoire de Julien était crispée.

Il la fixait avec insistance, cherchant à lire le moindre signe de provocation ou de colère, mais il n'y trouvait rien.

« Quand Sophie me l'a dit, je n'y ai pas cru », a-t-il poursuivi. « Anaïs, tu te rends compte de ce que tu fais ? »

« Bien sûr. »

Elle a laissé échapper un léger rire.

« Je me suis mariée, voilà tout. Pourquoi une telle réaction, Julien ? »

« Comment ça, voilà tout ? »

Le ton de Julien est monté d'un cran.

Quelques passants se sont retournés.

Anaïs a froncé les sourcils.

Julien a pris une profonde inspiration avant de reprendre d'une voix plus basse :

« Viens avec moi. Il faut qu'on parle. »

« Ce n'est pas nécessaire. »

Elle n'avait aucune envie de prolonger cette conversation.

Elle l'a contourné pour rejoindre la voiture.

Julien lui a brutalement attrapé le poignet.

« Anaïs ! »

La douleur l'a fait grimacer.

« Lâche-moi. »

« Dis-moi qui est cet homme. »

Il n'a pas desserré sa prise.

« Que fait-il dans la vie ? Tu le connais vraiment ? Nous nous sommes séparés il y a quelques jours à peine et tu épouses déjà quelqu'un ? »

Anaïs a tenté de récupérer son bras, sans succès.

« Julien, tu t'es fiancé quelques jours après notre rupture. En quoi ma vie te regarde-t-elle encore ? »

Le contrat de mariage précisait clairement que l'identité de son époux devait rester confidentielle pendant les deux premières années.

Anaïs ignorait si Adrien souhaitait également garder le secret vis-à-vis de Julien.

Elle a donc évité de répondre directement.

« Bien sûr que ça me regarde. »

Julien semblait de plus en plus persuadé de sa propre théorie.

« Oui, je t'ai fait souffrir. Mais tu n'as pas besoin de te détruire pour te venger de moi. Tu n'as que vingt-cinq ans. Tu as toute la vie devant toi. Pourquoi épouser le premier venu simplement pour me faire réagir ? »

Plus il parlait, plus il semblait convaincu d'avoir raison.

« Écoute-moi. Divorce. Même si nous ne pouvons plus être ensemble, je ne vais pas te laisser faire une erreur pareille. »

Anaïs l'a regardé comme s'il était devenu étranger.

« Donc selon toi, je suis incapable de vivre sans toi ? Et si je me suis mariée, c'est forcément pour te punir ? »

« N'est-ce pas le cas ? »

Julien était presque hystérique.

Anaïs ne l'avait jamais vu dans cet état.

L'homme élégant et posé qu'elle avait connu semblait avoir disparu.

« Julien, écoute-moi bien. »

Elle a essayé de conserver son calme.

« Je ne me suis pas mariée pour me venger de toi. Tu n'es pas aussi important que tu le crois. Mon mari et moi allons très bien. Alors cesse de t'en mêler et lâche-moi. Je veux rentrer chez moi. »

Au lieu de la libérer, Julien s'est rapproché.

Son regard était empreint de douleur.

« Anaïs… »

Sa voix était devenue rauque.

« Faisons comme ça. Tu vas divorcer. Et je continuerai à prendre soin de toi. J'expliquerai la situation à Sophie. Nous pourrons continuer comme avant… »

Anaïs l'a fixé en silence.

Pendant six ans, cet homme avait occupé une place immense dans sa vie.

À cet instant, elle avait l'impression de ne plus le connaître.

La colère est montée d'un coup.

« Comme avant ? »

Sa voix a tremblé.

« Tu vas épouser Sophie et tu voudrais que tout continue comme avant ? Tu te rends compte de ce que tu proposes ? Ça ferait de moi ta maîtresse ! »

Le visage de Julien a blêmi.

« Anaïs, ce n'est pas ce que je voulais dire… »

« Alors qu'est-ce que tu voulais dire ? »

Cette fois, elle ne cachait plus sa froideur.

« Je divorce, et ensuite quoi ? Tu me caches dans un appartement pour me garder comme maîtresse ? Tu viens me voir quand ça t'arrange ? Et quand tu te lasseras de moi, tu me donneras un chèque pour disparaître ? »

Les tempes de Julien battaient contre son crâne.

« Tu sais très bien que ce n'est pas ce que je veux. »

Anaïs a hoché la tête.

Son poignet lui faisait toujours mal.

Les larmes lui sont montées aux yeux malgré elle.

Six années de relation et une rupture brutale. Elle n'était pas faite de pierre, elle avait souffert.

Mais aujourd'hui, elle essayait d'avancer.

Pourquoi revenait-il tout bouleverser ?

« Julien… »

Sa voix tremblait légèrement.

« C'est toi qui as parlé d'une séparation digne. Alors si tu as encore un peu de respect pour moi, ne reviens plus me voir. »

À peine avait-elle terminé sa phrase qu'une voix féminine a retenti derrière eux.

« Julien ! »

Julien a levé la tête.

Sophie arrivait en courant, son sac à la main.

Il a immédiatement relâché le poignet d'Anaïs.

Anaïs a laissé échapper un rire moqueur avant de se diriger vers la Bentley noire.

« Julien, tu es venu me chercher ? »

Sophie s'est comportée comme si elle n'avait rien vu.

« Oui. »

Julien lui a souri et a pris son sac.

« Alors, cette première journée ? »

« Très bien. Tout le monde a été adorable avec moi. »

Elle s'est blottie contre lui.

« Surtout Anaïs. Elle m'a confié énormément de travail pour que je puisse m'intégrer rapidement. »

Julien a légèrement froncé les sourcils.

« Tu viens d'arriver. Tu as déjà trop de choses à faire ? »

« Ne t'inquiète pas. Je vais y arriver. »

Elle lui a adressé un sourire doux.

« Ne reproche surtout rien à Anaïs. »

Ils se sont dirigés vers le Porsche garé un peu plus loin.

Julien lui a ouvert la portière avant de l'aider à s'installer.

De l'autre côté de la rue, deux personnes observaient discrètement la scène.

C'étaient les parents d'Anaïs : Yves Duval et Martine Duval.

La veille, ils avaient attendu en vain devant l'immeuble d'Anaïs.

Après s'être renseignés, ils avaient appris qu'elle travaillait à l'Atelier Plume, dans la Tour Hélia. Ils étaient donc venus dans l'espoir de la coincer.

Ils n'avaient pas trouvé leur fille.

En revanche, ils venaient de reconnaître son petit ami fortuné.

« Regarde, ce n'est pas monsieur Morel ? » a demandé Martine en le comparant avec une photo trouvée sur internet.

Yves s'est penché vers l'écran.

Puis son visage s'est illuminé.

« C'est lui ! Le fils de la famille Morel ! »

« Pourtant, la femme avec lui n'est pas Anaïs… »

« Et alors ? »

Yves a haussé les épaules.

« Les riches s'amusent toujours avec de nombreuses femmes. Tant qu'Anaïs garde sa place auprès de lui, il ne pourra pas nous ignorer. Dépêche-toi. »

Sans attendre davantage, ils ont traversé la rue au pas de course.

Julien n'avait pas encore fermé la portière.

Essoufflé, Yves s'est arrêté devant lui.

« Julien ! »

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댓글 (2)
goodnovel comment avatar
nicole pintenicole
pourquoi pas de suite ?
goodnovel comment avatar
nicole pintenicole
la suite svp merci
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