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CHAPITRE 164 : L'ACCOUCHEMENT

مؤلف: Déesse
last update تاريخ النشر: 2026-05-15 20:51:00

Alexander

La chambre d'hôpital est un sanctuaire blanc, aseptisé, glacial. Les murs sont lisses, impersonnels, d'une blancheur si pure qu'elle en devient agressive, presque hostile. Les néons du plafond jettent une lumière crue, chirurgicale, qui ne laisse aucune place à l'ombre, aucune place au mystère, aucune place à l'intimité. Et pourtant, dans cette pièce stérile, dans ce bloc de béton et d
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  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    CHAPITRE 164 : L'ACCOUCHEMENT

    AlexanderLa chambre d'hôpital est un sanctuaire blanc, aseptisé, glacial. Les murs sont lisses, impersonnels, d'une blancheur si pure qu'elle en devient agressive, presque hostile. Les néons du plafond jettent une lumière crue, chirurgicale, qui ne laisse aucune place à l'ombre, aucune place au mystère, aucune place à l'intimité. Et pourtant, dans cette pièce stérile, dans ce bloc de béton et d'acier conçu pour la science et non pour l'âme, il se passe quelque chose de sacré, de primitif, d'absolument miraculeux.Amelia est allongée sur le lit, le visage couvert de sueur, les cheveux collés en mèches sombres sur son front brûlant, les mains crispées sur les barreaux métalliques avec une force qui blanchit ses jointures. Elle souffre, mon Dieu, comme elle souffre. Chaque contraction est une vague de douleur qui la

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    CHAPITRE 163 : LE TEST

    IvyLes jours passent, les semaines, une éternité. Chaque matin, je scrute mon corps, je cherche des signes, un retard, une sensibilité, une nausée. Chaque matin, je prie, moi qui ne croyais en rien, moi qui avais renié Dieu et les hommes. Chaque matin, Dimitri me regarde avec cet espoir brûlant dans ses yeux gris, ce désir contenu, cette peur de me presser.Et puis, un matin, je me réveille avec un goût métallique dans la bouche, une odeur de café qui me retourne l'estomac. Je titube jusqu'à la salle de bain, je sors le test de grossesse que j'avais caché dans le tiroir, sous les serviettes. Mes mains tremblent, mon cœur bat si fort que je l'entends dans mes tempes.J'attends, le regard fixé sur cette petite fenêtre, ces minutes qui sont des siècles, cette attente qui est une torture. Et puis, le mot apparaît. Ce mot q

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    CHAPITRE 162 : LA CONCEPTION

    IvyNotre chambre est plongée dans une pénombre douce, les rideaux tirés, quelques bougies allumées. Dimitri m'a déposée sur le lit avec une révérence presque religieuse. Il est debout, il me regarde, et dans ses yeux gris, je vois un mélange de désir, d'amour et d'une émotion nouvelle, une gravité sacrée.Ce soir n'est pas un soir comme les autres. Ce soir, nous n'allons pas seulement faire l'amour pour le plaisir, pour la passion, pour le désir. Ce soir, nous allons faire l'amour avec une intention, un but, une prière. Ce soir, nous allons essayer de créer une vie.Il se déshabille lentement, ses gestes sont mesurés, presque solennels. Sa chemise tombe, son pantalon glisse, il est nu devant moi, son corps de guerrier, ses cicatrices, sa virilité déjà tendue par le désir. Il s'approche,

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    CHAPITRE 161 : LES DOUTES D'IVY

    IvyJe suis Ivy. Ce prénom, ce masque, cette armure que j'ai portée pendant des années pour survivre, pour me venger, pour détruire. Et puis, ce prénom est devenu moi, la vraie moi, celle qui a aimé deux hommes, celle qui a tout perdu, celle qui a tout reconstruit.Nous sommes dans la grande demeure que nous partageons désormais avec Alexander et Amelia. C'est une maison immense, un manoir aux ailes séparées, pour que chaque couple ait son intimité, mais assez proche pour que nos vies s'entremêlent dans une étrange et magnifique harmonie.Dimitri est dans le salon, il lit un livre, ses longues jambes étendues devant la cheminée. Je m'approche de lui, il lève les yeux, il sourit. Cet homme, cet homme que j'ai aimé à en crever, que j'ai trahi, que j'ai perdu, que j'ai retrouvé, est aujourd'hui mon mari, mon amant, mon meilleur ami.Mais quelque chose me tourmente, un désir, une faim, une envie qui a grandi en moi à mesure que je voyais le ventre d'Amelia s'arrondir, à mesure que je voya

  • L'ÉCLAT DE L'ABÎME    CHAPITRE 160 : LA GROSSESSE

    AmeliaLes semaines filent, les mois peut-être, je ne sais plus, je ne compte plus, je vis dans une bulle de coton et de lumière, une bulle où le temps n'a plus la même texture, plus la même densité, plus la même urgence. Mon ventre s'arrondit, doucement, paresseusement, comme une lune qui se lève sur l'horizon de ma peau. Chaque matin, devant le miroir de notre salle de bain, je passe ma main sur cette courbe naissante, ce dôme de vie, et je suis émerveillée, sidérée, anéantie par la beauté de ce qui se passe en moi.Alexander est devenu un autre homme. Lui, le roi de la nuit, le prédateur impitoyable, le magnat qui faisait trembler des industries entières d'un simple froncement de sourcils, s'est métamorphosé en quelque chose que je n'aurais jamais osé imaginer. Il est aux petits soins, d'une attention maladive, d'une tendresse qui me désarme.Il se lève avant moi, tous les matins, pour préparer mon petit-déjeuner lui-même, lui qui avait une armée de domestiques. Il me porte des pla

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    AmeliaL'après-midi décline doucement, la lumière liquide et dorée du soleil couchant se déverse dans le grand salon, caressant les tapis persans, les bibliothèques de chêne, rendant l'air lui-même palpable, riche comme du miel. Nous attendons Dimitri. Alexander fait les cent pas devant la cheminée monumentale, il ne tient pas en place, un lion en cage d'amour, nerveux, fébrile, magnifique. Chaque fois qu'il passe devant moi, je ressens sa tension, son excitation, sa peur que ça se passe mal.Je suis assise, recroquevillée sur le canapé, les pieds nus repliés sous moi. Ma main n'a pas quitté mon ventre de la journée. Ce geste est devenu un réflexe, une prière continue, un dialogue intime, muet et permanent avec le petit être qui a élu domicile dans le temple de ma chair. Je lui parle dans ma tête, je lui promets la lune, je lui demande pardon par avance pour le monde pourri dans lequel il va naître, et je lui jure que son père et moi, nous le rendrons meilleur.Le carillon de la porte

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    AmeliaJe n'ai pas dormi.Les draps sont enroulés autour de mes jambes, trempés de sueur, et le jour qui filtre à travers les rideaux a cette couleur grise de l'aube qui n'arrive pas à percer. Mon corps tout entier est une plaie à vif, chaque nerf tendu vers un seul point, une seule absence, une se

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    RoyJe retiens une exclamation. Elle n’est pas vieille. Trente-cinq ans, peut-être ? Mais son visage est ravagé. Des cernes profonds comme des blessures, des pommettes coupantes, une bouche entrouverte sur des dents abîmées, une lèvre fendue. Et pourtant… pourtant, il y a une étrange netteté dans s

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    IvyC’est ce dont Magda a parlé. Des « goûts particuliers ». Son membre, en érection, est disproportionné par rapport à sa petite taille. Long, épais. Et il brille. Littéralement. Il a appliqué une sorte de gel ou d’huile qui le fait luire d’un éclat obscène et artificiel dans la lumière tamisée. C

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