Share

Chapitre 5

last update Last Updated: 2025-10-12 02:36:59

Chapitre 5 

LE POINT DE VUE DE LÉONARDO 

Je rentre dans ma chambre comme on revient d’une guerre perdue : lourd, sale de pluie, les épaules encore tendues. La porte claque derrière moi avec ce bruit sec qui dit qu’il n’y aura pas de discussion.

 La chambre est celle que j’ai toujours eue trop grande pour un homme seul, trop petite pour le poids du silence qui l’habite. Je jette la veste sur une chaise, les gouttes trouent l’air autour de moi comme des petites questions sans réponse.

Je m’avance vers la console où repose la bouteille. J’ai toujours gardé ce flacon pour les moments où le monde devient trop net : un whisky dur, sans fioritures. Je verse. Le liquide coule, ambré, et je soulève le verre. Deux gorgées, et la chaleur monte comme un mensonge confortable. Trois. Le métal du liquide ralentit les bords du monde.

Puis quelque chose cède. C’est d’abord un souffle, puis un hoquet, puis des sanglots trop gros pour un homme qui s’est promis de ne jamais pleurer en public. Mes mains tremblent sur le verre. Je porte la main à mes yeux pour cacher les larmes, mais elles arrivent malgré tout lentes, épaisses, comme si elles avaient attendu ma permission pendant dix ans. Elles ne ressemblent pas à la faiblesse. Elles ressemblent à l’aveu qu’un empire peut aussi être un père, et que ce père n’est plus.

Je laisse tomber la tête en arrière, les yeux fermés, les larmes se mêlant à la pluie encore sur mon visage. Les images s’enchaînent : la pression d’une main sur mon épaule quand j’étais enfant, sa voix qui disait d’être fort, la colère contenue derrière son sourire, la façon dont il redressait les hommes lorsqu’ils pliaient. Tout ça me revient en une charge si lourde que je dois m’asseoir. Le verre tressaille entre mes doigts.

Quand j’ai à peu près repris contenance, j’appuie sur le téléphone. Matteo décroche après deux sonneries, sa voix est un souffle familier.

— Allô ?

— Matteo, j’ai besoin… fais venir une escorte. Rapide. Dans une heure. Dans ma Chambre . Discrète. Pas de drame.

Il y a un moment d’hésitation de l’autre côté, comme s’il cherchait à m’empêcher d’ajouter une étincelle à la nuit.

— Quelles préférences ? demande-t-il, prudent.

J’inspire. Les mots sont une façon comme une autre de me raccrocher au monde.

— Brune. Élégante. Capable de parler peu et d’effacer sa présence. Qu’elle sache se tenir, qu’elle sache écouter, et surtout qu’elle parte sans questions. Rien d’extraordinaire. Pas d’attentions sentimentales. Payée cash. Discrétion totale. Compris ?

— Compris, répond Matteo. Je m’en occupe.

Je raccroche avant qu’il n’ajoute la lecture de moralité que je sais qu’il voudrait me faire. Le combiné retombe sur le bois et le silence revient, plus lourd encore. Je pose le verre contre mes lèvres et bois. Le goût est amer, mais il calme le tremblement dans mes doigts.

Assis au bord du lit, je laisse la nuit m’envelopper. Les larmes ont tari, remplacées par une colère sourde, concentrée. Le whisky m’assomme doucement; chaque gorgée me rend plus précis, pas plus doux. J’imagine déjà l’arrivée : une porte qui s’ouvre, des pas mesurés, une voix qui sait où se taire. Ce n’est pas du réconfort. C’est un contrepoint, un leurre nécessaire pour passer la nuit.

Je bois encore. La bouteille se vide à peine, mais dans mon esprit tout se met en marche des pièces à déplacer, des visages à sonder, une promesse qui brûle au fond de ma poche. J’appuie ma tête contre le mur, ferme les yeux et laisse la boisson effacer, pour un instant, la netteté du deuil.

On frapper discret, trois coups parfaitement timés. Je posai le verre, essuyai d’un revers la trace humide sur ma lèvre, puis j’allai ouvrir.

Elle se tenait sur le palier comme si elle avait toujours appartenu à ces lieux droite, sûre, maîtrisée. Une robe noire qui apprivoisait la lumière sans la réclamer, des talons qui claquaient à peine sur le tapis, un chignon lâche qui laissait courir quelques mèches autour d’un visage travaillé pour l’efficacité : joli sans être d’une beauté ostentatoire, séduisant sans réclamer d’attention. Son parfum : quelque chose de chaud, de fleuri, une signature qui reste après qu’on l’ait oubliée. Son regard jeta un coup d’œil rapide sur la pièce derrière moi, jaugea la bouteille, la veste sur la chaise, puis revint à moi, calme et attentif.

Je restai un instant sur le seuil, et j’aimai la façon dont elle ne me regardait ni avec envie ni avec crainte, mais avec une neutralité professionnelle respectueuse, précise. J’étais Leo De Luca ; ma présence pesait dans la pièce comme un ordre. Pourtant, je ne voulais pas d’un théâtre de soumission : je voulais une présence, une compagnie contrôlée, agréable et discrète. C’est ce que je cherchais. C’est ce qu’elle offrit sans un mot.

— Entrez, dis-je d’une voix basse. Fermez la porte derrière vous.

Elle obéit, la porte claqua doucement. Ses gestes étaient mesurés, comme s’il s’agissait d’un rituel connu. Elle retira sa veste d’un geste lent et la posa sur le dossier d’une chaise, sans effleurer rien d’autre que ce qui était nécessaire. Aucun geste trop rapide, aucune provocation. La manière dont elle se mouvait mettait en scène sa maîtrise : professionnelle, respectueuse des codes, et néanmoins chaude.

Je l’ai détaillée de haut en bas sans aucune retenue, mon regard glissant sur ses cuisses longues et parfaitement gainées.

Je m’exécutai, claquant doucement la porte. Elle s’était déjà tournée vers le lit, avançant avec des pas lents, volontairement provocateurs. Ses hanches se balançaient de gauche à droite, et je sentais mon souffle devenir plus court.

Je me rapprochai d’elle, jusqu’à ce que mon torse effleure son dos. Mon souffle frôla son oreille.

Elle se retourna, planta ses yeux dans les miens, et souffla en effleurant ma mâchoire de ses doigts '

Je me mordis la lèvre, mes mains glissant déjà sur ses hanches, caressant le tissu chaud de sa robe.

Ses lèvres s’étirèrent en un sourire gourmand.

Puis elle s’approcha d’un geste brusque et m’embrassa. Ses lèvres étaient douces, chaudes, terriblement excitantes. Sa langue vint chercher la mienne avec une faim évidente. Mon corps réagit aussitôt, plaquant le sien contre le mur. Ses gémissements étouffés contre ma bouche suffisaient déjà à me rendre fou.

Ses lèvres m’avaient déjà rendu accro. Chaque seconde où sa bouche dévorait la mienne, je sentais mon corps se durcir davantage. Elle avait une manière de m’embrasser qui ne laissait aucune place au doute : elle me voulait, là, tout de suite.

Mes mains descendirent naturellement sur ses hanches, puis glissèrent vers l’arrière, attrapant la rondeur ferme de ses fesses à travers le tissu de sa robe. Elle gémit dans ma bouche, un petit son rauque qui me fit presque perdre la tête.

Sans attendre, mes doigts attrapèrent l’ourlet de sa robe et la firent remonter doucement le long de ses cuisses. Sa peau était lisse, chaude, tremblante déjà sous mes caresses. Elle leva les bras dans un geste presque impatient, et je tirai la robe vers le haut jusqu’à la faire glisser hors de son corps. Elle tomba au sol, révélant un ensemble lingerie rouge assorti, terriblement sexy.

Je reculai d’un pas pour la regarder, et lâchai dans un souffle :

— Putain, t’es une vision.

Elle sourit, fière, et s’approcha en glissant ses mains sur mon torse. Ses doigts trouvèrent rapidement le bas de ma chemise qu’elle commença à déboutonner un à un, ses yeux plantés dans les miens. Le tissu céda bientôt et je sentis ses mains chaudes explorer ma peau nue, descendant jusqu’à ma ceinture.

Mon souffle s’accéléra, mes muscles se contractaient sous ses caresses. Je la plaquai doucement contre le mur, nos corps désormais collés, sa poitrine gonflée s’écrasant contre mon torse. Ses hanches roulaient déjà contre moi, cherchant le contact, la friction.

Je glissai mes lèvres le long de sa mâchoire, puis dans son cou, goûtant sa peau parfumée. Elle bascula la tête en arrière, gémissant plus fort, ses ongles s’enfonçant dans mon dos.

Mes mains descendirent sur ses cuisses, les soulevant d’un geste fluide. Instinctivement, ses jambes s’enroulèrent autour de ma taille, collant encore plus nos corps. Je sentais son souffle court, ses lèvres cherchant à nouveau les miennes, et mon désir qui explosait sous cette proximité.

On titubait presque jusqu’au lit, sans rompre notre étreinte, nos vêtements tombant un à un sur le chemin. Chaque froissement de tissu, chaque gémissement, chaque regard enflammé… c’était une torture délicieuse qui ne faisait qu’amplifier l’instant.

Une fois sur le lit, je la fais allonger. Je retire son string révélant une chatte bien rasée et enflée. Je me lèche les lèvres. Puis je m’abaisse pour l’embrasser, passant ma main sur sa longue et brillante cuisse. J’embrasse ses tétons et ce dernier se durcit sous ma langue.

Je continue de lui donner des baisers sur le ventre jusqu’à son bas-ventre et ses hanches se soulèvent. 

J’écarte fortement ses cuisses pour pouvoir avoir accès facilement à sa chatte enflée. Je prends mon index que j’introduis dans le bout de sa chatte et un gémissement s’échappe de sa bouche :

— Ahhh.

Je l’observe et je la vois se lécher les lèvres et je dis :

Du coup je pose ma langue sur son organe de plaisir situé juste au-dessus de la fraise. Je me mets à la lécher comme un chien affamé qui a une ass

iette de lait en face.

Je fais des tours avec ma langue pour bien la faire gémir.

Continue to read this book for free
Scan code to download App

Latest chapter

  • LA FILLE DE L'ENNEMI DÉSIRÉE PAR LE MAFIEUX    Chapitre 60

    Chapitre 60 : L’Amour en SangDu point de vue d’ISABELLA ROMANOJe n’avais jamais vu la villa aussi silencieuse. Pas un garde ne parlait.Pas un domestique n’osait croiser mon regard. Tous détournaient les yeux, comme si j’étais un fantôme.Je venais juste d’apprendre la nouvelle.Une phrase.Une seule.“Votre père n’est pas rentré de la réunion.”Pas accident.Pas appel.Pas rançon.Rien.Un vide.J’ai senti mon cœur tomber dans ma poitrine. L’air n’arrivait plus à entrer dans mes poumons. Je savais. Je l’ai su immédiatement.Léo.C’était la première pensée.Celle qui me frappa comme un coup de couteau. Je ne pris même pas de veste. Je courus vers ma voiture, les mains tremblantes sur le volant. Mon père…Mon père n’avait jamais disparu.Jamais. Pas même une heure.S’il n’était pas là…c’est que quelqu’un l’avait empêché de revenir. Je roulais tellement vite que les feux devenaient flous.Je hurlais seule dans la voiture :— Léo… ne fais pas ça… s’il te plaît, ne fais pas ça…Mais une

  • LA FILLE DE L'ENNEMI DÉSIRÉE PAR LE MAFIEUX    Chapitre 59

    Chapitre 59 : Les Détonations du DestinLE POINT DE VUE DE LEONARDOQuatre coups.Quatre détonations sèches, brutales, qui éclatèrent l’air comme un fouet.PANG — PANG — PANG — PANG.Je sursautai, mes yeux s’ouvrirent largement, mes doigts se crispèrent sur la crosse de mon arme. Mais je savais immédiatement une chose :Je n’avais pas tiré. Je tournai la tête d’un mouvement vif.Devant moi, Romano basculait en arrière, la chaise grinçant sous le choc. Son torse se souleva une dernière fois, puis son corps s’immobilisa.Une odeur de poudre remplit L’air. Lentement, presque mécaniquement, je pivotai vers ma droite. Matteo se tenait là.Bras tendu. Arme fumante dans la main.Son visage… impassible.Pas de tremblement. Pas d'hésitation. Juste ce calme glacé que je ne lui avais vu qu’une seule fois dans ma vie : le jour où il avait tué pour me sauver, gamin.— Matteo… soufflai-je.Mes jambes se dérobèrent presque.Je sentais mon souffle court, pris entre l’incompréhension et une douleur qu

  • LA FILLE DE L'ENNEMI DÉSIRÉE PAR LE MAFIEUX    Chapitre 58

    Chapitre 58 : L’ÉclatementDu point de vue de LEONARDORomano baissa la tête puis releva les yeux vers moi, brûlant d’une colère sèche.Ses poignets tiraient sur les liens.Il n’avait plus peur — seulement un besoin maladif de me voir perdre pied.— Tu veux la vérité, Leonardo ? gronda-t-il.— Je ne croyais même plus que tu reviendrais à Rome.Sa voix monta.— Ton oncle m’avait juré que tu étais fini, enterré dans ton exil américain. On avait TOUT prévu.Je me figeai.Matteo aussi.Le silence devint une masse lourde.Romano continua, plus grave.— Ton père… Alessandro… était sur notre chemin. Le sien comme le mien. L’empire devait tomber pour être reconstruit. Mais il s’accrochait.Un rire bref lui échappa.— Alors oui. On l’a renversé. Ensemble.Le mot ensemble vibra dans mon crâne.Je sentis mon souffle se bloquer.— Je m’en doutais, dis-je d’une voix lente.— Tu avais un rôle dans sa chute. Depuis le début.Romano soutint mon regard.— Tu n’avais pas de preuves. C’est pour ça que t

  • LA FILLE DE L'ENNEMI DÉSIRÉE PAR LE MAFIEUX    Chapitre 57

    Chapitre 57 : Silence dans les Toilettes du PalatineDu point de vue de Matteo RicciLa foule s’agitait encore autour des portes du Palatine quand je vis Don Romano se pencher vers l’un de ses gardes et murmurer quelque chose.Le garde hocha la tête, et la formation se resserra pour l’escorter vers les couloirs latéraux : direction les toilettes privées.Mon cœur battit plus vite.C’était le moment.Je marchai parmi eux, le visage impassible derrière mes lunettes fumées, la main droite posée sur mon oreillette comme les autres.Une machine parmi les machines.Lorsque nous arrivâmes devant la porte, j’ouvris la marche comme si cela faisait partie de mes ordres.À l’intérieur, des hommes discutaient, deux femmes se maquillaient devant les miroirs.Je n’avais pas le temps pour ça.— Tout le monde dehors. Immédiatement.Ils levèrent les yeux, surpris par mon ton sec et autoritaire.Personne n’osa discuter.Ils sortirent un par un, certains protestant à mi-voix, d’autres regardant le sol.J

  • LA FILLE DE L'ENNEMI DÉSIRÉE PAR LE MAFIEUX    Chapitre 56

    Chapitre 56 : Le Dernier Pas Dans la Gueule du LoupDu point de vue de Don RomanoLe Palatine se dressait devant moi comme un monstre d’acier et de verre. Majestueux. Intouchable. Un temple pour les puissants, un théâtre pour les alliances et les trahisons. Aujourd’hui, c’était ma scène. Mes gardes avancèrent en formation serrée autour de moi, silhouettes sombres et menaçante. Chacun d’eux portait une arme invisible mais prête. Tous savaient que Leonardo De Luca voulait ma tête. Et moi, je le savais encore mieux qu’eux.Mais ce soir… je n’avais pas peur.Non. Ce soir, je suis intouchable. Qui oserait lever la main dans la réunion la plus protégée d’Europe ?Qui tenterait un coup dans un lieu où chaque recoin était sous surveillance ? Personne. Pas même ce petit morveux de De Luca. Je pénétrai dans le hall principal du Palatine.Le silence tomba. Tous les regards se tournèrent vers moi. Les Dons, les leaders, les héritiers, les lieutenants… Tous respectaient le pouvoir. Tous me craigna

  • LA FILLE DE L'ENNEMI DÉSIRÉE PAR LE MAFIEUX    Chapitre 55

    Chapitre 55 : Préparer la tempêteLE POINT DE VUE LÉO .Matteo entra sans frapper le seul qui avait encore ce privilège.Il s’installa en face de moi, les bras croisés, son regard ancré dans le mien.— Alors… comment tu comptes t’y prendre ? dit-il d’une voix grave.Je poussai un long souffle.— Je dois le tuer, Matteo. Je n’arrive même plus à dormir en sachant qu’il est encore en vie.Mes doigts tapèrent nerveusement le bureau.— Chaque seconde où Romano respire, c’est une insulte à mon père. À Isabella. À moi.Matteo me fixa, le visage dur mais compréhensif.— Je comprends. Mais il faudra être stratégique. Si on se précipite… on y passe tous.Je pinçai les lèvres.Il avait raison.Rien ne devait être laissé au hasard.— Tu as une idée ? demandai-je.Matteo hocha la tête.— Oui. On envoie un homme près de la villa de Romano. Discret. Invisible. Il observe chaque mouvement. Dès que Romano sort avec ses hommes, on prépare une interception. On l’enlève, on le met à genoux, et on lui fai

More Chapters
Explore and read good novels for free
Free access to a vast number of good novels on GoodNovel app. Download the books you like and read anywhere & anytime.
Read books for free on the app
SCAN CODE TO READ ON APP
DMCA.com Protection Status