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Chapitre 3 — Le vertige des corps

Penulis: L'invincible
last update Terakhir Diperbarui: 2025-09-03 03:52:25

Ophélie

Je ne sais plus où commence le désir et où s’arrête le contrôle. Ses mains me saisissent avec une urgence que je n’ai jamais ressentie, sa bouche dévore chaque parcelle de ma peau, et chaque souffle qui nous traverse semble mordre dans mon corps comme une lame de feu. Je sens la tension monter, irrésistible, comme si mes veines brûlaient, et je réalise que je n’ai jamais été touchée ainsi, jamais aimée avec une telle sauvagerie.

Il ne fait rien à moitié. Chaque mouvement est une explosion, un tremblement qui me propulse dans un vertige que je n’avais jamais connu. Il me prend, sans patience, sans retenue, me possédant avec une intensité qui me fait vaciller, qui me fait hurler silencieusement contre son corps. Le satin de ma robe ne l’arrête pas, le tissu glisse, tombe, disparaît sous ses mains. Mon corps s’offre, mais je n’ai plus besoin de donner de rôle : il me dévore entière, et je le laisse faire.

Je sens la chaleur de sa peau contre la mienne, la force de ses gestes, la violence contenue dans chacun de ses caresses. Et alors qu’il me pousse encore plus loin, je comprends que rien n’est sûr, rien n’est tendre : il me fait l’amour avec une sauvagerie presque bestiale, celle d’un animal qui aurait attendu trop longtemps pour se libérer. Je perds pied, je perds tout contrôle. Les préservatifs glissent, se déchirent, l’un, puis deux, puis trois. La peur et l’adrénaline se mêlent dans un mélange brûlant et irrésistible, et je sens que mon corps crie son abandon, sa vulnérabilité, mais aussi son plaisir absolu.

Je gémis, je me cambre, je m’abandonne complètement. Chaque mouvement, chaque frottement, chaque souffle devient un feu qui me consume. Ses mains ne connaissent aucune douceur inutile, elles saisissent, retiennent, poussent, et moi je fonds, je cède, je deviens ce corps qui brûle, qui explose, qui se soumet et s’élève à la fois.

Nos corps s’entrechoquent dans un rythme frénétique, les miroirs captent chaque mouvement, chaque torsion, chaque frémissement. Je me regarde dans ces reflets, et pourtant je ne me reconnais pas. Je ne suis plus la call girl, je ne suis plus Ophélie telle que je me connais. Je suis simplement un corps, une passion, un feu que lui seul sait allumer.

Le souffle court, la peau humide, je sens chaque parcelle de mon corps vibrer sous sa possession, et pourtant je ne veux pas que cela s’arrête. Il me pousse encore, plus loin, plus fort, plus sauvage. Chaque déchirure, chaque glissement, chaque poussée me rappelle que cette nuit est unique, qu’elle me consume complètement, et que je ne pourrai jamais oublier la violence douce de sa passion.

Ses mains parcourent chaque centimètre de ma peau, ses doigts me griffent presque, mais je n’ai jamais été aussi consciente de chaque frisson, de chaque spasme, de chaque battement de cœur. Il murmure mon prénom entre deux halètements, et chaque son est comme une décharge électrique qui traverse mon corps.

Je bascule, je tombe, je me perds et me retrouve dans un vertige où tout devient flou, où tout n’est que chaleur, désir et hurlements silencieux. Je suis à la fois détruite et exaltée, ébranlée et délivrée. Ses mains, sa bouche, son corps me possèdent dans une transe que je n’aurais jamais imaginée possible.

Il me soulève, me plaque contre le mur, et je sens mon corps frissonner sous chaque poussée, chaque appui, chaque étreinte brutale mais paradoxalement tendre. Je sens la violence de son besoin , cette force qui me traverse et m’écrase, et pourtant, je n’ai jamais été aussi vivante. Les miroirs autour de nous reflètent mes yeux écarquillés, mes cheveux collés à ma peau, ma bouche ouverte dans un mélange de plaisir et de stupeur.

Je crie silencieusement, je mords sa peau, je m’accroche à lui comme si ma vie en dépendait. Et lui, il ne ralentit jamais, il me dévore, me possède, me brûle jusqu’au plus profond de mon âme. Chaque mouvement, chaque poussée, chaque souffle devient une tempête, et je sais que je ne pourrai jamais me remettre de cette nuit.

Quand enfin, épuisés, haletants, nos corps se relâchent, je reste collée à lui, mon cœur battant comme un tambour, ma peau brûlante, ma tête encore perdue dans ce vertige. Je sens que quelque chose a changé à jamais. Je ne suis plus seulement Ophélie. Je suis celle qu’il a touchée, celle qu’il a brûlée, celle qu’il a choisie sans même le savoir.

Et dans le silence qui suit, entre nos respirations haletantes, je sais que cette nuit, sauvage, brutale et viscérale, restera gravée en moi jusqu’à la fin de mes jours.

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