LOGINJe suis complètement nue. Offerte. Vulnérable. À elle.
Elle me regarde. Longuement. Intensément. Ses yeux parcourent mon corps de la tête aux pieds, s'attardent là où je suis la plus intime.
— Tu es si belle, murmure-t-elle. Si incroyablement belle.
Puis sa bouche est sur moi.
Je crie. Un cri étouffé, sauvage, que je retiens dans ma gorge. Sa langue trouve l'endroit précis, le point le plus
Son visage disparaît entre mes cuisses. Sa bouche trouve mon intimité, et je pousse un cri que j'étouffe dans ma main. Sa langue est chaude, agile, curieuse. Elle me goûte avec une lenteur appliquée, comme si elle savourait un mets délicat. Elle explore chaque repli, chaque creux, chaque point sensible. Ses lèvres aspirent doucement mon clitoris. Ses doigts s'enfoncent en moi, un, puis deux, les bougent avec une lenteur experte.— C'est bon, je gémis. Mon Dieu, c'est bon. Ne t'arrête pas. S'il te plaît, ne t'arrête pas.Elle ne s'arrête pas. Elle accélère le rythme. Sa langue et ses doigts travaillent ensemble, en symbiose parfaite. La pression monte dans mon ventre, irrésistible, dévastatrice. Je n'ai jamais rien ressenti de tel. C'est comme si tout mon corps n'était plus qu'une seule terminaison nerveuse, qu'un seul point de plaisir.L'orgasme me frappe par surprise. Une vague de plaisir pur qui me submerge, qui m'emporte, qui efface tout. Je c
SelmaEvy est différente des autres. Là où Lyanna est intense, brûlante comme un brasier, et Sybille glaciale comme un vent d'hiver, Evy est chaleureuse. Solaire. Elle me parle doucement, elle me sourit, elle me fait rire parfois avec ses plaisanteries absurdes et ses mimiques enfantines. Elle ne me force à rien. Elle ne me regarde pas comme une proie, comme un objet de désir. Elle me regarde comme une personne. Comme une amie. Et c'est peut-être pour ça que je commence à baisser ma garde.Ce matin, elle m'a emmenée dans la serre derrière le chalet. Je ne savais même pas qu'elle existait. C'est un endroit magique, caché derrière un mur de pierre, accessible par une porte dérobée que je n'avais jamais remarquée. Une bulle de verdure et de chaleur au milieu de l'hiver.La neige crisse sous nos pas, mais à l'intérieur, il fait chaud. Presque tropical. L'air est humide, chargé de parfums végétaux : terre mouillée, fleurs écloses, herbes aromatiques. Des p
Je prends ses mains dans les miennes. Elles sont glacées, malgré la chaleur du feu qui crépite dans la cheminée. Glacées et tremblantes. Je les porte à mes lèvres et dépose un baiser sur chacun de ses doigts, sur ses paumes calleuses, sur l'intérieur fragile de ses poignets. Je sens son pouls qui s'accélère sous mes lèvres. Sa respiration devient plus courte, plus hachée.— Sybille, murmure-t-elle d'une voix rauque.— Oui. Dis mon nom encore. J'aime la façon dont tu le dis.— Sybille.Je remonte le long de son bras, mes lèvres traçant un chemin de baisers jusqu'à son épaule, jusqu'à sa clavicule, jusqu'à son cou. Sa peau a le goût du sel et de la neige. Elle frissonne sous mes caresses. Sa tête retombe en arrière, sa gorge s'expose, offerte.— Embrasse-moi, dit-elle. Maintenant.Nos lèvres se rencontrent, et c'est un choc. Un brasier qui s'allume dans la glace. Un volcan qui entre en éruption sous la neige. Son baiser e
Son souffle chaud caresse ma nuque. Ses lèvres effleurent ma peau, à peine un contact, une promesse de baiser. Mes tétons durcissent sous ma tunique. Une chaleur humide pulse entre mes cuisses. Mon corps me trahit, et elle le sait. Elle le sent.— Je ne suis pas attirée par les femmes, je murmure. Les mots sont faibles, peu convaincants.— Menteuse. Ton corps dit le contraire. Je le sens. Je le goûte presque dans l'air. Tu es trempée pour moi, Maëlys. Tu peux mentir avec tes lèvres, mais pas avec ton corps.Sa main glisse sur ma hanche, contourne ma cuisse, remonte lentement vers mon ventre. Chaque centimètre est une torture exquise. Chaque effleurement est une promesse de plaisir. Je me cambre malgré moi. Ma tête retombe contre son épaule. Ma respiration est hachée, irrégulière.— Regarde comme tu es belle quand tu t'abandonnes, souffle-t-elle contre ma tempe. Regarde comme ton corps s'ouvre à moi.Ses doigts écartent doucement mes
Nous retournons dans la pièce principale, où un repas nous attend. Du ragoût fumant, du pain frais, du fromage, des fruits secs. Nous mangeons en silence, trop affamées pour parler. Les louves nous observent, assises à l'autre bout de la table. Elles ne mangent pas. Elles se contentent de nous regarder. — Vous ne mangez pas ? demande Maëlys entre deux bouchées. — Nous avons déjà chassé cette semaine, répond Lyanna. Nous n'avons pas faim. Pas de nourriture, en tout cas. Le sous-entendu est clair. Leur faim est d'une autre nature. Et nous en sommes l'objet. Quand nous avons terminé, Sybille nous conduit à notre chambre. C'est une pièce spacieuse, avec un grand lit à baldaquin assez large pour nous trois. Des draps propres sentent la lavande. Un feu crépite dans une petite cheminée. Des bougies sont disposées sur la table de chevet. — La salle de bain est au bout du couloir, dit Sybille. Si vous avez
Je vois le regard de Lyanna s'assombrir. Ses pupilles se dilatent, presque imperceptiblement. Sa respiration s'accélère. Ses doigts se crispent sur les accoudoirs de son fauteuil. Elle se retient. Je le vois. Elle lutte contre son propre désir.— Selma, à ton tour, murmure Maëlys sans se retourner.Selma obéit en tremblant. Ses doigts frêles sont incapables de défaire les boutons de sa chemise. Elle essaie, s'énerve, ses mains s'emmêlent. Des larmes de frustration coulent sur ses joues.— Je n'y arrive pas, murmure-t-elle d'une voix brisée. Je n'y arrive pas.Evy s'approche doucement, sans menace, comme on s'approche d'un animal effarouché. Ses pas sont lents, mesurés, ses mains bien visibles.— Laisse-moi t'aider, petite colombe. Tu trembles trop, tes doigts sont gelés. Je ne te ferai pas de mal. Je te le promets.Elle défait les boutons un à un, ses doigts agiles effleurant à peine le tissu. Le chemisier glisse, dévoi







