Mag-log inMais c'est lui.
Et je le sais avec une certitude qui ne laisse aucune place au doute, aucune place à la raison, aucune place à la fuite.
C'est lui.
Ce sera lui.
Ça a toujour
L'eau m'arrive à la taille, et je sais que mes seins sont à demi hors de l'eau, que les gouttes salées coulent sur ma peau, que je suis l'image même de la tentation.— Et si je jouais avec toi, qu'est-ce que tu ferais ?— Rien, dit-il, et le mot est un combat, une victoire sur lui-même.— Rien ?— Rien de ce que mon corps me hurle de faire. Rien de ce que mes mains brûlent d'accomplir. Rien de ce que chaque fibre de mon être réclame avec une violence qui me déchire de l'intérieur.— Pourquoi ? Pourquoi tu ne le fais pas ?
Je me retourne vers lui, et je mets mes mains sur mes hanches dans une pose de défi, et je le regarde droit dans les yeux, et je vois la tempête qui fait rage dans ses iris verts et or.— Et ça te plaît, ce que tu vois ?Il déglutit avec difficulté, et sa pomme d'Adam monte et descend dans sa gorge, et je vois ses mains qui se serrent et se desserrent le long de son corps.— Tellement que j'en ai mal, dit-il, et sa voix est un souffle rauque. Tellement que je ne sais plus qui je suis. Tellement que je suis prêt à m'agenouiller devant toi et à te supplier.— Où ça, la douleur ?
Je pense à ses yeux sur moi, à son pouce sur ma joue, à sa voix rauque qui a murmuré "princesse" et qui a fait fondre quelque chose en moi.Et je souris à mon reflet.Un sourire de femme qui se sait désirée, de femme qui se découvre belle, de femme qui est en train de s'éveiller à elle-même.J'ouvre le dressing et je cherche quelque chose à me mettre, et je tombe sur un maillot de bain que je n'avais pas vu la veille , un deux-pièces noir, simple, élégant, qui semble avoir été acheté spécialement pour moi, spécialement pour aujourd'hui, spécialement pour ce moment.
Mais c'est lui.Et je le sais avec une certitude qui ne laisse aucune place au doute, aucune place à la raison, aucune place à la fuite.C'est lui.Ce sera lui.Ça a toujours été lui, depuis ce premier regard échangé dans le salon de mon père, depuis la première gifle qui a claqué sur sa joue, depuis le premier mensonge et la première vérité et le premier baiser volé.Je me redresse brusquement dans le lit, et je prends ma tête entre mes mains, et mes doigts s'enfoncent dans mes cheveux encore humides, et je respire profond&ea
LEILAJe referme la porte de ma chambre derrière moi, et le déclic du loquet résonne dans le silence comme un couperet, comme une sentence, comme la fin de quelque chose et le début d'autre chose.Je m'adosse au bois frais de la porte, et je ferme les yeux, et je respire, je respire comme si je venais de remonter à la surface après une apnée de plusieurs minutes, comme si l'air était devenu un luxe, comme si chaque bouffée d'oxygène était une victoire sur la noyade.Mon cœur bat si fort que je l'entends jusque dans mes oreilles, un tambour sourd et désordonné qui résonne dans mes tempes, qui pulse dans mon cou, qui vibre dans mes poignets e
YANISJe laisse ma main glisser de sa joue, et c'est peut-être la chose la plus difficile que j'aie jamais faite de toute ma vie, plus difficile que de tuer un homme à mains nues en regardant la lumière s'éteindre dans ses yeux, plus difficile que de regarder mon père mourir dans mes bras en lui promettant de venger sa mort, plus difficile que toutes ces nuits d'insomnie où la culpabilité me dévorait vivant comme un cancer.Mes doigts quittent sa peau centimètre par centimètre, et chaque millimètre qui s'ajoute entre ma chair et la sienne est une douleur nouvelle, une souffrance inédite, une torture que je n'avais jamais imaginée.







