เข้าสู่ระบบChapitre 81
Lyana
L'aube n'est pas encore levée quand nous quittons Durnhollow.
Les couloirs du palais sont silencieux, déserts, éclairés seulement par les torches qui brûlent dans leurs appliques de fer. Nos pas résonnent sur les dalles de pierre, lourds, mesurés, presque solennels. Je porte l'épée de mes ancêtres à la ceinture, sa garde d'argent scintilla
Chapitre 82AedanNous chevauchons depuis des heures. La forêt est dense, silencieuse, ensevelie sous la neige. Lyana chevauche à côté de moi, sa silhouette droite sur la selle, son dos raide, ses mains gantées serrant les rênes. L'épée de ses ancêtres pend à sa ceinture. Elle ne parle pas. Elle ne s'est pas plainte une seule fois depuis que nous avons quitté Durnhollow.Le lien du Compagnonnage vibre dans ma poitrine. Pas de mots. Juste des sensations, des émotions, des pulsations qui me parviennent par vagues. Et ce que je ressens me bouleverse plus que tout ce qu'elle aurait pu me dire.De l'excitation.Une excitation fébrile, nerveuse, presque douloureuse. C'est l'excitation de la chasse, celle qui précède le combat. Elle va traquer Varek. Elle va le trouver. Elle va le tuer.
Chapitre 81LyanaL'aube n'est pas encore levée quand nous quittons Durnhollow.Les couloirs du palais sont silencieux, déserts, éclairés seulement par les torches qui brûlent dans leurs appliques de fer. Nos pas résonnent sur les dalles de pierre, lourds, mesurés, presque solennels. Je porte l'épée de mes ancêtres à la ceinture, sa garde d'argent scintillant faiblement dans la pénombre. Aedan marche à côté de moi, vêtu de cuir sombre et d'une cape de laine noire, ses yeux ambrés balayant les couloirs avec cette acuité de prédateur qui ne le quitte jamais.Nous ne parlons pas.Pas parce que les mots sont inutiles. Pas parce que nous n'avons rien à nous dire. Mais parce que tout a été dit. Cette nuit, dans ses appartements, quand je
Chapitre 80AedanDes coups. Trois. Légers. Presque timides.Je suis debout avant même d'ouvrir les yeux. Le lien du Compagnonnage vibre dans ma poitrine. Je sais qui c'est. Je le sais depuis que je l'ai sentie quitter la chambre nuptiale. Je le sais depuis que je l'ai entendue marcher dans les couloirs. Je le sais depuis qu'elle s'est arrêtée devant ma porte.J'ouvre.Elle est là. Debout dans l'encadrement. Vêtue d'une simple robe de laine grise. Les cheveux défaits. Les pieds nus. Ses yeux gris plongent dans les miens.— Tu ne dors pas, dis-je.— Non. Toi non plus.— Non.Un silence. Elle reste sur le seuil. Je ne bouge pas. Le lien vibre entre nous, chargé de tout ce que nous ne disons pas.— Je pe
Chapitre 79LyanaLa nuit est trop silencieuse. Trop sombre. Trop longue. Je suis allongée dans le lit nuptial, les yeux grands ouverts, le regard fixé sur le baldaquin de velours pourpre. Les fourrures noires sont chaudes autour de moi, mais je ne trouve pas le sommeil. Je ne trouverai pas le sommeil. Pas cette nuit.Demain, nous partons. Demain, nous quittons Durnhollow pour traquer Varek. Demain, la guerre commence vraiment.L'épée de mes ancêtres est posée contre la table de chevet. Je tends la main, effleure la garde d'argent, sens le métal froid sous mes doigts. C'est rassurant. C'est terrifiant. C'est mon héritage.Je me retourne dans le lit. Ferme les yeux. Rien. Mon corps est épuisé, mais mon esprit est en feu. Les pensées tournent en boucle. Les souvenirs affluent. Les questions se bousculent. E
Chapitre 78AedanJe hoche la tête.C'est un geste simple. Un mouvement à peine perceptible. Mais dans le silence de la salle des cartes, ce hochement de tête résonne comme un coup de tonnerre. Parce que c'est la première fois. La première fois qu'elle me remercie. La première fois qu'elle prononce ce mot sans haine, sans méfiance, sans arrière-pensée.Elle tient l'épée de ses ancêtres contre sa poitrine. Les larmes coulent sur ses joues. Et elle me remercie. Moi. L'homme qu'elle a voulu tuer. L'homme qu'elle a haï pendant des semaines. L'homme qui l'a emprisonnée, puis libérée, puis aimée.Je hoche la tête, et je ne dis rien.Parce que les mots seraient de trop. Parce que tout ce que je pourrais dire briserait la fragilité de
Chapitre 77LyanaL'épée est dans mes mains.Je la tiens, je la serre, je la sens vibrer contre ma paume comme si elle reconnaissait mon sang, comme si elle reconnaissait l'héritage qui coule dans mes veines. L'argent terni brille faiblement dans la lumière des bougies, les loups gravés semblent s'animer, courir sous la lune éternelle. C'est l'épée de mes ancêtres. L'épée des Alphas de Thornwall. L'épée de mon père, de son père, de tous ceux qui ont porté ce nom avant moi.Les larmes montent.Je les sens, chaudes, brûlantes, irrépressibles. Elles perlent au coin de mes yeux, roulent sur mes joues, tombent sur la lame d'argent. Je ne les retiens pas. Je ne veux pas les retenir. Ces larmes ne sont pas de la faiblesse. Ce sont des larmes de reconnaissance, de d
Chapitre 6AedanLa porte de la tour se referme avec un bruit sourd, définitif, qui résonne dans la pierre froide comme un couperet. Mes doigts restent crispés sur la clé de fer quelques secondes de trop, mes phalanges blanchies par une tension que je ne m’explique pas. De l’autre côté du battant,
Chapitre 5LyanaSa main autour de ma gorge.Elle est brûlante. Lourde. Ses doigts enserrent ma trachée sans presser, sans serrer juste posés, comme un collier de fer encore tiède. Je sens les callosités de ses paumes, la force brute qui dort sous cette étreinte retenue.Il pourrait m’étrangler.I
Chapitre 2AedanQuelque chose cloche.Je ne sais pas quoi, je ne sais pas comment mais mes sens ne mentent jamais. Il y a une présence étrangère dans la foule de ma propre forteresse, au milieu de mes invités, de mes courtisans, de mes gardes. Une dissonance. Une fausse note dans le concert des o
Chapitre 1LyanaLa moiteur des corps entassés colle à ma peau sous la robe de lin trop épaisse. Je traverse la grande salle de Durnhollow la tête inclinée, les yeux baissés, mes pas feutrés se perdant dans le vacarme des rires et des coupes qui s’entrechoquent. La cérémonie de la Lune de Sang bat







