LOGINLe mercenaire Kieran Drakkar n’a ni patrie ni maître. Ancien soldat d’élite devenu assassin à louer, il ne vit que pour les contrats les plus dangereux. Sa réputation est simple : il n’échoue jamais. Lorsque le roi du royaume d’Avelis met un prix colossal sur la tête de sa propre fille, la princesse Serena, accusée de haute trahison, Kieran accepte la mission sans poser de questions. Mais dès les premiers jours de sa traque, une succession d’événements inexplicables vient bouleverser ses certitudes. Chaque personne qui prétend avoir vu la princesse raconte une histoire différente. Certains jurent qu’elle est une meurtrière, d’autres qu’elle est une héroïne. Plus Kieran avance, plus il comprend qu’il ne chasse pas seulement une fugitive… il poursuit une vérité que tout un royaume semble vouloir ensevelir.
View MoreChapitre 1 , Le Mercenaire
Point de vue de Kieran
Je n’ai jamais cru aux héros. Les héros meurent pour une cause. Ils sacrifient leur vie pour un royaume, un roi ou une promesse. Moi, je n’appartiens à personne. J’appartiens seulement à mes contrats. Depuis plus de dix ans, je vends mon épée au plus offrant. Certains me traitent d’assassin, d’autres de mercenaire. Je n’ai jamais cherché à leur donner raison ou tort. Je fais ce que je sais faire. Je tue. La pluie tombait sans relâche sur les falaises de Drekar. Les gouttes glissaient le long de ma cape noire tandis que j’observais le manoir dressé au sommet de la colline. Une dizaine de gardes. Deux archers sur les tours. Quatre hommes patrouillaient dans la cour. Les autres étaient probablement à l’intérieur. Un sourire presque imperceptible étira mes lèvres. Ils étaient trop confiants.
Je descendis silencieusement de mon cheval avant de lui caresser l’encolure.
– Attends-moi ici.
L’animal souffla doucement, comme s’il comprenait chacun de mes mots. Je retirai mes gants en cuir et vérifiai une dernière fois mes deux épées. Les dagues dissimulées sous ma cape étaient toujours à leur place. Parfait. Je longeai la falaise jusqu’à atteindre une partie des remparts moins surveillée. Les gardes regardaient tous vers l’entrée principale. Erreur. Je lançai un grappin. Le crochet s’accrocha au sommet du mur dans un bruit à peine perceptible. Quelques secondes plus tard, j’étais déjà de l’autre côté. Un garde apparut au détour d’un couloir. Il ouvrit la bouche. Trop tard. Je lui plaquai une main sur la bouche avant de glisser une lame sous sa gorge. Son corps s’affaissa sans un cri. Je le déposai contre le mur. Personne ne devait savoir que j’étais là. Je progressai dans le manoir comme une ombre. Chaque pièce avait été mémorisée grâce au plan que mon client m’avait fourni. Escalier. Couloir. Bibliothèque. Bureau. J’ouvris lentement la porte. L’homme que je cherchais était assis derrière un immense bureau de chêne. Lord Varlan. L’un des marchands les plus influents du continent. Il leva les yeux de ses documents avant de froncer les sourcils.
– Qui êtes-vous ?
Je refermai doucement la porte derrière moi.
– La dernière personne que vous verrez.
Il pâlit.
– Attendez… je peux payer davantage que celui qui vous envoie.
J’entendis cette phrase presque à chaque contrat.
– Je n’accepte jamais deux fois le même travail.
Il recula jusqu’à heurter une bibliothèque.
– Vous faites une erreur…
– Peut-être.
Je dégainai lentement mon épée.
– Mais elle est très bien payée.
Il se précipita vers une cloche posée sur son bureau. Je fus plus rapide. En un seul mouvement, je réduisis la distance qui nous séparait.
La lame s’arrêta contre sa gorge.
– Dernière volonté ?
Sa respiration devint chaotique.
– Qui… qui vous a engagé ?
Je secouai lentement la tête.
– Les clients restent anonymes.
Ses jambes tremblaient.
– Je vous en supplie…
Je plongeai mon regard dans le sien.
Je n’éprouvais ni haine.
Ni plaisir.
Seulement le calme.
– Adieu.
Quelques minutes plus tard, je quittais le manoir par le même chemin. Les gardes couraient déjà dans tous les sens. Ils étaient en retard. Comme toujours. Je récupérai mon cheval avant de disparaître dans la forêt. Deux jours plus tard, j’arrivai dans une vieille forge nichée au bord d’une rivière. Le son régulier du marteau contre l’enclume résonnait dans toute la vallée. Garrick Thorn leva les yeux en me voyant approcher.
– Tu as une sale mine.
Je descendis de cheval.
– Le contrat est terminé.
Il essuya ses mains couvertes de suie.
– Évidemment qu’il est terminé. Avec toi, ils se terminent tous de la même manière.
Je lui lançai une petite bourse remplie de pièces.
– Ta part.
Il la rattrapa au vol.
– Tu sais… un jour, tu devrais accepter un contrat où personne ne meurt.
– Le jour où ça existera.
Un rire grave lui échappa.
– Toujours aussi chaleureux.
Il m’invita à entrer dans la forge.
L’odeur du métal chauffé et du charbon me rappela de vieux souvenirs. Des souvenirs que je préférais oublier. Garrick posa deux chopes sur la table.
– Il paraît que quelque chose se prépare à Avelis.
Je relevai lentement les yeux.
– Quel genre de chose ?
Son sourire disparut.
– Je n’ai jamais vu autant de messagers royaux parcourir les routes.
Il marqua une pause.
– Quand un roi commence à payer des hommes comme toi…c’est que le royaume s’apprête à changer.
Je ne répondis rien.
À cet instant, j’étais loin d’imaginer que le prochain contrat allait bouleverser toutes les règles que je m’étais imposées.
A suivre
Chapitre 6Point de vue de KieranJe n’ai jamais aimé les histoires simples. Les histoires simples sont souvent des mensonges bien racontés. Un coupable. Une victime. Un héros. Un méchant. Le monde adore ces versions-là parce qu’elles permettent aux gens de dormir tranquillement. Mais après dix ans passés dans l’ombre, j’avais appris une chose. La vérité n’était jamais aussi propre. Elle était toujours tachée de sang. De regrets. Et de secrets.Je chevauchais depuis plusieurs heures en direction des anciennes terres de Valeron lorsque j’aperçus enfin les premières habitations. Un petit village perdu entre les montagnes. À peine une dizaine de maisons. Pas de garde royale. Pas de noble. Pas de personne assez importante pour attirer l’attention du palais. Exactement le genre d’endroit où quelqu’un pouvait disparaître. Je descendis de cheval et attachai l’animal près d’un arbre. Quelques habitants cessèrent leurs activités en me voyant approcher. Je connaissais ce regard. La méfiance. La
Chapitre 5Point de vue du NarrateurLe lendemain matin, Kieran quitta Avelis avant même que les premières cloches de la ville ne résonnent . Il n’aimait pas rester trop longtemps dans un endroit où trop de personnes connaissaient son nom. La discrétion était une arme. Et ces dernières années, elle l’avait maintenu en vie plus souvent qu’une épée. Son cheval avançait calmement sur la route principale qui quittait la capitale. Le contrat royal était rangé dans une poche intérieure de sa veste, mais il n’avait pas besoin de le relire. Il connaissait sa mission.Retrouver Serena Alaric.La ramener à Avelis. Recevoir sa récompense. Simple. Du moins, en apparence. Après plusieurs heures de voyage, Kieran s’arrêta dans un petit village situé à quelques kilomètres de la capitale. Un endroit sans importance sur aucune carte officielle. Mais les petits villages étaient souvent les meilleurs endroits pour obtenir des informations. Les grandes villes étaient remplies de secrets. Les villages, eu
Chapitre 4 Point de vue du NarrateurDans les royaumes, les guerres ne commençaient pas toujours avec des épées. Parfois, elles commençaient avec une accusation. Un murmure dans un couloir. Une lettre disparue. Un secret enterré trop profondément. Et parfois… Elles commençaient avec un mercenaire qui acceptait une mission qu’il aurait dû refuser. Kieran Drakkar avait passé une grande partie de sa vie à éviter les affaires des royaumes. Les rois changeaient. Les alliances disparaissaient. Les promesses étaient brisées. Mais les contrats, eux, restaient simples. Un objectif. Un paiement. Une fin. C’était ainsi qu’il avait survécu. Pourtant, ce contrat était différent. Pas parce qu’il venait d’un roi. Pas parce que la récompense dépassait largement tout ce qu’il avait reçu auparavant. Mais parce que la personne qu’il devait retrouver n’était pas un simple fugitif. C’était la princesse Serena. Une femme que tout le royaume croyait connaître. Une femme dont le nom était désormais associé
Chapitre 3 Point de vue de KieranAvelis n’avait pas changé. La capitale du royaume était toujours aussi imposante. Des murailles immenses entouraient la ville, des bannières royales flottaient au sommet des tours et les rues étaient remplies de marchands, de soldats et de nobles qui se croisaient sans jamais vraiment se regarder.Mais quelque chose était différent.Une tension invisible pesait sur chaque pierre. Les gens parlaient moins fort. Les soldats étaient plus nombreux aux carrefours. Les regards se détournaient rapidement lorsque quelqu’un portait les couleurs du palais. Un royaume qui avait peur devenait un royaume dangereux. Je descendis de mon cheval devant les grandes portes du palais royal. Deux gardes s’approchèrent immédiatement.– Votre nom ?Je les regardai sans descendre ma capuche.– Vous savez déjà qui je suis.Les deux hommes échangèrent un regard. L’un d’eux fit un pas en avant.– Nous devons vérifier votre identité.Je soupirai intérieurement. Les soldats royaux
Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.