ăă°ă€ăłChaptre 3
đ Point de vue dâEthan đ„č
Je quittai mon appartement presque immĂ©diatement aprĂšs lâavoir dĂ©posĂ©e.
â Oh mon Dieu... Je ne lui ai mĂȘme pas demandĂ© son nom, murmurai-je en rĂ©alisant soudainement mon erreur.
Jâavais dĂ©jĂ son compte sur les rĂ©seaux sociaux, alors je lui envoyai immĂ©diatement un message. Mais elle nâĂ©tait pas en ligne.
Je lançai mon tĂ©lĂ©phone sur le lit, retirai mes vĂȘtements et enfilai simplement un tee-shirt et un sous-vĂȘtement. Puis je mis Dandelions de Ruth B., laissant la musique envahir la piĂšce pendant que je faisais dĂ©filer distraitement mon tĂ©lĂ©phone.
Mais mon esprit était ailleurs.
Mais quâest-ce qui mâarrive...
Je nâarrivais pas Ă arrĂȘter de penser Ă elle.
Son sourire. Ses fossettes. Sa façon de se comporter. Son visage... tout chez elle.
Elle Ă©tait tellement belle que ça mâagaçait Ă quel point je le remarquais. MĂȘme Aisha â qui faisait toujours tant dâefforts pour attirer lâattention â ne lui arrivait pas Ă la cheville.
Et je ne comprenais mĂȘme pas pourquoi cette pensĂ©e avait autant dâimportance.
à cet instant, mon téléphone vibra.
Un message.
Dâelle.
Je me redressai aussitĂŽt.
Je lui demandai son nom, et elle répondit : Nia.
Nia.
Je restai quelques secondes à contempler ce prénom.
Puis elle envoya une photo.
Et tout devint encore plus clair.
Elle était encore plus belle que dans mes souvenirs.
Câest Ă ce moment-lĂ que je me lâavouai enfin, en silence.
Je crois que je lâaime dĂ©jĂ .
Plus tard dans la journĂ©e, jâavais prĂ©vu de la retrouver, mais finalement, elle vint directement Ă mon appartement.
Je lui proposai un jus dâorange et nous parlĂąmes pendant des heures â de sa vie, de sa famille, de lâuniversitĂ© et de tout le reste. La conversation Ă©tait naturelle... fluide. Rien nâĂ©tait forcĂ©.
Câest lĂ que jâappris quelque chose dâimportant.
Elle nâĂ©tait en couple avec personne.
Je lui parlai aussi un peu de moi, mĂȘme si je ne mâouvrais pas facilement aux autres. Mais avec elle, câĂ©tait diffĂ©rent.
Comme si elle nâattendait rien de moi.
Elle écoutait simplement.
Elle était simplement présente.
Les heures passĂšrent. Jâallumai N*****x et nous commençùmes Ă regarder une sĂ©rie ensemble. Ă un moment donnĂ©, je remarquai que sa tĂȘte Ă©tait appuyĂ©e contre le dossier...
Elle sâĂ©tait endormie.
Je mis la série sur pause.
â Nia, lâappelai-je doucement.
Aucune réponse.
Elle dormait profondément.
Un lĂ©ger sourire apparut sur mes lĂšvres tandis que je la soulevais dĂ©licatement dans mes bras. Elle semblait si lĂ©gĂšre, presque fragile, comme si elle nâappartenait pas complĂštement au monde lourd dans lequel je vivais.
Je la portai jusquâĂ ma chambre et la dĂ©posai doucement sur le lit.
Lentement, je lui retirai ses chaussures, ses bracelets et ses boucles dâoreilles afin quâelle puisse dormir plus confortablement.
Puis je mâarrĂȘtai un instant.
Elle paraissait encore plus paisible sans tous ces accessoires. Douce. Naturelle. Belle dâune maniĂšre qui ne demandait aucun effort.
Pendant un moment, je restai simplement lĂ , tenant sa main, observant son visage endormi.
Quelque chose changeait en moi.
Jâavais envie de lâembrasser.
Pas de façon précipitée... juste une envie calme, instinctive, que je ne comprenais pas encore totalement.
Mais je me retins.
Je ne savais pas exactement ce que tout cela devenait... mais je savais que je ne devais pas tout gĂącher.
Je finis par me lever et partis prendre une douche.
Câest alors que jâentendis quelquâun frapper Ă la porte.
Aisha.
â Oh mon Dieu... Je suis Ă©puisĂ©e, dit-elle dĂšs que jâouvris. Je ne peux pas rentrer chez moi maintenant. Il est tard. Je dois dormir ici.
Je fronçai légÚrement les sourcils.
Aisha ne faisait jamais ce genre de visites improvisées. Surtout pas pour dormir chez moi.
â Va dans lâautre chambre, dis-je en dĂ©signant la chambre dâamis.
Elle haussa un sourcil.
â Quâest-ce qui ne va pas avec ta chambre ?
â Rien, rĂ©pondis-je froidement. Va simplement dormir lĂ -bas.
Elle hĂ©sita un instant avant de finalement sâĂ©loigner.
Je ne perdis pas de temps.
AprÚs son départ, je pris ma douche puis retournai dans ma chambre.
Nia était toujours là .
Toujours endormie.
Toujours complÚtement inconsciente de la maniÚre dont elle envahissait peu à peu toutes mes pensées.
Et pour la premiĂšre fois depuis longtemps...
Je ne voulais pas que cette nuit se termine.
Chapitre 8đ„șPoint de vue d'Ethanâ€ïžCela faisait quelques jours que je n'avais plus eu de nouvelles de Nia.J'espĂ©rais qu'elle allait bien.Pourquoi Ă©tait-elle toujours dans mes pensĂ©es ?Peu importe Ă quel point j'essayais de me concentrer sur autre chose, son sourire revenait sans cesse dans mon esprit. Trois jours sans la voir me semblaient plutĂŽt ĂȘtre trois semaines. C'Ă©tait ridicule... mais je n'y pouvais rien.J'attrapai mon tĂ©lĂ©phone et lui envoyai un message pour lui demander si elle voulait passer chez moi.Quelques instants plus tard, elle me rĂ©pondit.Elle s'excusa, m'expliquant qu'elle Ă©tait occupĂ©e Ă rĂ©viser pour un examen et qu'elle ne serait pas disponible avant un moment. Ă la place, elle me proposa que nous nous retrouvions dans un restaurant prĂšs de chez elle une fois qu'elle aurait terminĂ©.Un sourire illumina immĂ©diatement mon visage.Cela me suffisait largement.Je montai rapidement Ă l'Ă©tage pour me prĂ©parer.J'enfilai une chemise blanche parfaitement ajustĂ©e, en
Chapitre 7Point de vue de Nia â€ïžđUn sentiment d'inquiĂ©tude s'installa au fond de mon ventre.OĂč est-ce qu'elle m'emmĂšne ? Quelque part oĂč nous pourrons enfin parler tranquillement ?Des dizaines de pensĂ©es se bousculaient dans mon esprit.Depuis cette nuit avec Ethan, AĂŻsha se comportait bizarrement. Elle avait eu l'air contrariĂ©e aprĂšs nous avoir vus ensemble, et maintenant elle voulait que nous parlions dans un endroit privĂ©.Peut-ĂȘtre que je me fais simplement des idĂ©es...â AĂŻsha, je... Ă propos de l'autre soir... je...â Ne t'inquiĂšte pas pour ça, m'interrompit-elle avec un sourire avant de reporter son attention sur la route.Quelques minutes plus tard, elle gara sa voiture devant un centre commercial luxueux.â Allez, viens. Allons nous acheter de nouvelles tenues.â Des tenues ? demandai-je, surprise.Je n'avais pas assez d'argent pour acheter quoi que ce soit dans un endroit pareil. Tout semblait tellement cher.MalgrĂ© tout, je la suivis Ă l'intĂ©rieur.Au moment oĂč nous fr
đ Chapitre 6đ„č Point de vue de NiaLe lendemain matin semblait diffĂ©rent.Non pas parce que quelque chose avait changĂ© Ă lâextĂ©rieur...Mais parce quâau fond de moi, quelque chose paraissait lĂ©gĂšrement perturbĂ©.Aisha.Son expression de la veille ne cessait de revenir dans mon esprit.Froide.Tranchante.Puis soudainement calme, comme si rien ne sâĂ©tait passĂ©.Cela nâavait aucun sens.JâĂ©tais assise sur mon lit, les yeux fixĂ©s sur mon tĂ©lĂ©phone, me demandant si je ne rĂ©flĂ©chissais pas trop.Peut-ĂȘtre quâelle passait simplement une mauvaise journĂ©e.Peut-ĂȘtre que jâinterprĂ©tais tout de travers.Mais mĂȘme en essayant de mâen convaincre, ce sentiment de malaise ne disparaissait pas.Mon tĂ©lĂ©phone vibra.Un message.NumĂ©ro inconnu.Je fronçai lĂ©gĂšrement les sourcils avant de lâouvrir.« On peut parler ? Juste toi et moi. Jâaimerais quâon mette les choses au clair entre nous. »Ma poitrine se serra lĂ©gĂšrement.Je savais dĂ©jĂ de qui il sâagissait avant mĂȘme de vĂ©rifier le nom.Aisha.Je r
Chapitre 5đ Point de vue dâAishaJâĂ©tais vraiment choquĂ©e lorsque je les ai surpris tous les deux ensemble.Quâessayaient-ils de faire avant que je nâentre ? Je nâarrĂȘtais pas de me poser cette question encore et encore.Pendant un instant, je suis restĂ©e lĂ , figĂ©e, essayant de comprendre ce que je venais de voir.Mais au lieu dâobtenir des rĂ©ponses, autre chose mâa envahie.La tristesse.La colĂšre.Et quelque chose de pire encore⊠la jalousie.Pourquoi fallait-il quâelle apparaisse Ă ce moment prĂ©cis ? Pourquoi maintenant, alors que jâĂ©tais si prĂšs dâobtenir exactement ce que je voulais dâEthan ?Cette seule pensĂ©e me serra la poitrine.Je me dĂ©tournai rapidement et me rendis dans la chambre quâEthan mâavait donnĂ©e, mais le sommeil ne vint jamais.Je restai allongĂ©e Ă fixer le vide, incapable de trouver le repos.Chaque fois que je fermais les yeux, je les revoyais.Nia et Ethan.Ensemble.Trop proches.Sur le lit dâEthan.Essayant de faire quoi exactement ?Ma main se resserra sur
Chapitre 4đ Point de vue de Nia đ„čLorsque jâouvris lentement les yeux, il me fallut quelques secondes pour comprendre oĂč je me trouvais.La chambre Ă©tait silencieuse.Chaleureuse.Douce dâune maniĂšre qui ne mâĂ©tait pas familiĂšre, mais qui ne semblait pas mauvaise non plus.Puis je tournai lĂ©gĂšrement la tĂȘte.Et je me figeai.Ethan.Il Ă©tait juste Ă cĂŽtĂ© de moi.Endormi.Assez prĂšs pour que je puisse voir son expression paisible, le mouvement rĂ©gulier de sa respiration, la façon dont son visage paraissait diffĂ©rent lorsquâil ne portait pas cette expression fermĂ©e et difficile Ă lire.Mon souffle se coupa instantanĂ©ment.Jâavais dormi ici.Dans son lit.La rĂ©alisation ne vint pas dâun seul coup ; elle sâinstalla lentement, comme quelque chose qui trouvait sa place dans ma poitrine.Et Ă©trangementâŠJe ne ressentais pas de panique.Je ressentais quelque chose de plus doux.Quelque chose que je ne voulais pas nommer.Mon tĂ©lĂ©phone vibra soudainement sur la table de chevet.Je lâattrapai
Chaptre 3đ Point de vue dâEthan đ„čJe quittai mon appartement presque immĂ©diatement aprĂšs lâavoir dĂ©posĂ©e.â Oh mon Dieu... Je ne lui ai mĂȘme pas demandĂ© son nom, murmurai-je en rĂ©alisant soudainement mon erreur.Jâavais dĂ©jĂ son compte sur les rĂ©seaux sociaux, alors je lui envoyai immĂ©diatement un message. Mais elle nâĂ©tait pas en ligne.Je lançai mon tĂ©lĂ©phone sur le lit, retirai mes vĂȘtements et enfilai simplement un tee-shirt et un sous-vĂȘtement. Puis je mis Dandelions de Ruth B., laissant la musique envahir la piĂšce pendant que je faisais dĂ©filer distraitement mon tĂ©lĂ©phone.Mais mon esprit Ă©tait ailleurs.Mais quâest-ce qui mâarrive...Je nâarrivais pas Ă arrĂȘter de penser Ă elle.Son sourire. Ses fossettes. Sa façon de se comporter. Son visage... tout chez elle.Elle Ă©tait tellement belle que ça mâagaçait Ă quel point je le remarquais. MĂȘme Aisha â qui faisait toujours tant dâefforts pour attirer lâattention â ne lui arrivait pas Ă la cheville.Et je ne comprenais mĂȘme pas po







