เข้าสู่ระบบChapitre 52
Éléna
Seule, j'étouffe d'angoisse.
L'avion de Soren a disparu dans le ciel depuis des heures, et Valdoria est soudainement devenue une prison silencieuse, trop grande, trop vide, trop lourde. Les couloirs que j'ai parcourus en fantôme pendant sept ans résonnent aujourd'hui d'un silence assourdissant, chaque pas que je fais écho à mes pens&eacut
Chapitre 52ÉlénaSeule, j'étouffe d'angoisse.L'avion de Soren a disparu dans le ciel depuis des heures, et Valdoria est soudainement devenue une prison silencieuse, trop grande, trop vide, trop lourde. Les couloirs que j'ai parcourus en fantôme pendant sept ans résonnent aujourd'hui d'un silence assourdissant, chaque pas que je fais écho à mes pensées les plus sombres.Les affaires, je les gère depuis le bureau de Soren, assise dans son fauteuil, devant son ordinateur, entourée de ses dossiers. Les écrans s'allument, les chiffres défilent, les appels s'enchaînent, et je fais ce que je dois faire, je tiens le gouvernail de notre empire commun, je protège ce que nous avons bâti.Mais l'angoisse est là, tapie dans l'ombre, prête à bo
Chapitre 51SorenDimitri lance une attaque financière massive contre Varyss-Kaelith, nos empires fusionnés officieusement depuis que nous avons décidé de faire front commun contre nos ennemis, et les conséquences se font sentir en quelques heures à peine, les actions qui s'effondrent, les marchés qui paniquent, les partenaires qui s'interrogent, tout ce que nous avons bâti ensemble menacé de s'écrouler comme un château de cartes sous le souffle du vent.Les conseillers s'agitent dans les couloirs de Valdoria, les écrans d'ordinateurs s'allument dans les bureaux que nous avons improvisés, les appels fusent de part et d'autre de l'Atlantique, et au milieu de ce chaos organisé, je sais ce que je dois faire.Je dois partir pour New York.C'est là que Dimitri a concent
Chapitre 50ÉlénaJe me réveille dans ses bras, désorientée.La lumière est douce, celle du matin qui filtre à travers les rideaux de dentelle. La chambre est calme, silencieuse, seulement troublée par le chant des oiseaux et le battement de nos cœurs.Je suis dans ses bras. Ses bras m'entourent, me protègent, me retiennent. Mon dos est collé à sa poitrine, ses jambes sont enlacées aux miennes, ses doigts sont entrelacés aux miens.Désorientée. Je ne sais pas où je suis, ni quand, ni comment. Puis les souvenirs reviennent. La veille. La nuit. Les aveux. Les larmes. Les caresses.Nous avons parlé. Vraiment parlé. Pour la première fois de notre vie.Un nouveau quotidien s'installe : repas en famille, pro
Chapitre 49SorenNous passons la nuit à parler, enfin.La chambre est plongée dans la pénombre. Seule une bougie vacille sur la table de chevet, projetant des ombres mouvantes sur les murs. Éléna est assise sur le lit, adossée à la tête de lit, les jambes repliées contre sa poitrine. Je suis à côté d'elle, pas tout à fait à la toucher, pas tout à fait séparé.Les heures passent. Nous parlons.Enfin.Je lui raconte mon enfance, l'interdiction d'aimer, la peur de reproduire la violence.— Mon père était un homme dur, commencé-je. Il ne souriait jamais. Il ne disait jamais "je t'aime". Il ne me prenait jamais dans ses bras. L'affection était une faiblesse, disait-il. Les sentime
Chapitre 48ÉlénaL'horreur m'envahit.Les mots tournent dans ma tête comme des lames. Stérilisée. Secrètement. Sans mon consentement. Sans mon savoir. Pendant que je dormais, anesthésiée, pendant que je tenais Kael dans mes bras pour la première fois, pendant que je croyais que la vie m'offrait le plus beau des cadeaux, Helena Drakhar ordonnait qu'on me vole mon ventre.Stérilisée. Le mot est laid, chirurgical, définitif. Il referme des portes que je n'avais même pas envisagées. D'autres enfants. Des frères et sœurs pour Kael. Une famille plus grande. Des rires d'enfants dans les couloirs de Valdoria. Des vies que je ne porterai jamais.Volée d'autres enfants possibles.Helena a pris plus que mon mariage. Plus que ma dignité
Chapitre 47SorenLe soulagement est immense, mais je sais que Dimitri est encore libre.Lysandra est partie. Ses menaces sont vaines, ses mensonges sont exposés, son emprise est brisée. Le soulagement qui m'envahit est immense, presque vertigineux. Pendant des semaines, elle a été une épée au-dessus de nos têtes. Maintenant, l'épée est tombée, et elle ne nous a pas touchés.Mais Dimitri est toujours là.Je le dis à Éléna, ce soir-là, alors que nous sommes assis près du feu, les mains entrelacées, les regards perdus dans les flammes.— Dimitri est encore libre, dis-je. Tant qu'il n'est pas arrêté, nous ne sommes pas en sécurité. Kael n'est pas en sécurité.
Chapitre 44ÉlénaJe le confronte, glaciale.Le lendemain matin, je reviens. Pas par faiblesse, pas par amour. Parce que je veux la vérité. Parce que je ne peux pas vivre avec ce doute, cette épée suspendue au-dessus de ma tête.Il est assis dans son lit, l'épaule bandée, le visage pâle. Il a les ye
Chapitre 30SorenJe rattrape Kael dans le couloir.Il court, ses petites jambes le portent aussi vite qu'elles le peuvent, ses poings serrés, ses joues ruisselantes de larmes. Il ne me voit pas arriver, ou peut-être qu'il me voit mais ne veut pas s'arrêter. Il fuit. Comme sa mère. Comme toujours.
Chapitre 25ÉlénaJe reçois une lettre manuscrite de Soren.Elle est posée sur le seuil de mon appartement parisien, glissée sous la porte, entre le tapis et le bois. Une enveloppe de papier vélin blanc, épais, coûteux. Mon nom est écrit en lettres manuscrites, cette écriture que je reconnais entre
Chapitre 18ÉlénaLa gifle claque.Le bruit résonne sous la pluie, sec, violent, presque obscène. Ma main brûle, la peau de ma paume est rougie, marquée par l'impact de sa joue, par la mâchoire dure qu'elle a rencontrée. Les doigts me picotent, un fourmillement douloureux qui remonte le long de mon







