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Chapitre 5

last update publish date: 2026-04-01 07:27:53

— Qu'est-ce qui ne va pas, grande sœur ? demanda-t-elle avec une feinte innocence. Pourquoi pâlis-tu ? se moqua-t-elle, le sarcasme évident dans son ton.

C'est vrai, j'étais devenue pâle. Je me laissai abattre par ses paroles blessantes. Plus je pensais à Darwin, plus je réalisais qu'il fallait lâcher prise. Darwin ne me méritait pas, tout comme il ne méritait pas mon amour. À quoi bon se battre pour une cause déjà perdue d’avance ? Quoi qu'il en soit, je demeurais impuissante.

— As-tu donné ta langue au chat ? demanda-t-elle, un sourire victorieux illuminant son visage.

Cassandra se délectait de ma souffrance, consciente qu'elle avait pris l'ascendant sur moi.

— Tu l'as abandonné au moment où il avait le plus besoin de toi. ma voix était mordante. C'est toi qui es à l'origine de notre mariage. Si seulement tu étais restée à ses côtés, si seulement tu avais..., 

Cassandra me coupa la parole, sa voix pleine d'orgueil.

— Il était fort probable qu'il ne s'en remette jamais. hurla-elle, le dédain perçant dans son ton. Nous étions tous ensemble à l'hôpital, nous avons tous entendu les diagnostic des neurologues et..., 

Je lui coupai la parole à mon tour, l'émotion éclatant dans ma voix.

— Et quoi ? hurlai-je, ma colère montante. Et quoi ? réitérai-je, le cœur battant. Moi, j'ai succombé à l'adversité. J'ai accepté ce qui m'arrivait sans tenir quelqu'un pour responsable. J'ai appris humblement, dignement, et avec l'aide de Dieu, j'ai pu obtenir la guérison de mon mari.

— Ton mari ? répondit-elle avec un ton choqué, une lueur de défi dans ses yeux. Ai-je entendu "mon mari" ?

Cassandra me lança un regard en coin, puis éclata de rire, un rire qui résonna dans la pièce comme un coup de poignard.

— Tu es bien drôle, ma sœur. dit-elle, riant à nouveau, ses larmes de joie coulant sur ses joues.

— Parce que j'ai l'air pitre ? répliquai-je sur un ton froid, ma fierté blessée.

— Exactement ! Tu es bien marrante, Olivia. Maman, écoute-la parler.

  Elle se tourna vers notre mère, un sourire malicieux sur les lèvres.

Maman et Cassandra échangèrent un regard complice, puis éclatèrent de rire, mesurant ainsi l'ampleur de ma souffrance.

— En dehors d'être naïve, elle est aussi aveugle. lança maman avec un sarcasme mordant. Olivia Cameron, ton mariage n'a jamais été consommé.

Elle n’avait pas tort. Mon mariage avec Darwin était un mariage blanc. En dix ans de vie commune, il n’avait jamais vu la couleur de mon slip.

— Qui te l'a dit, étais-tu avec..., Cassandra me coupa net. 

— Darwin me l'a dit sous la douche. répondit-elle avec un rire moqueur.

— Sous... Sous... Sous... La... La... La..., 

Les mots avaient du mal à s'échapper de mes lèvres. Je me retrouvai en proie au bégaiement, la réalité me frappant comme un coup de poing.

— Attends, je vais t'aider : "sous la douche." dit-elle en articulant chaque mot, cherchant à m'humilier davantage.

— Vous avez... commençai-je, mais le reste des mots demeura coincé dans ma gorge, un mélange d'angoisse et de colère m'envahissant.

— Vous avez cou...cou..., 

La trahison planait dans l'air, une ombre menaçante.

Ils ont couché ensemble pendant que nous étions encore mariés ? Et d'ailleurs, nous le sommes toujours. Tant que le juge n'aura pas tranché et tant qu'il ne nous aura pas encore déclarés divorcés, je reste et demeure à jamais sa femme.

— "Couché" répéta-t-elle, un sourire satisfait sur les lèvres. C'est ça que tu n'arrives pas à dire comme ça ? Oui, Darwin et moi avons couché ensemble. ajouta-t-elle avec une malice délectable. Chose que vous n'avez jamais faite et que tu ne connaîtras sans doute jamais avec lui. Le mieux serait d'aller te faire..., 

Je lui coupai la parole en la giflant, mes émotions débordant comme un volcan en éruption.

— Comment oses-tu ? cria-t-elle en se tenant la joue, la surprise et la douleur se mêlant sur son visage. Comment as-tu pu ? s'écria-t-elle, se tournant vers maman qui ne faisait que nous observer. As-tu vu ce que la fille de ton mari a osé me faire ? demanda-t-elle, l'indignation dans la voix. As-tu vu ? répéta-t-elle, cherchant une approbation.

— J'ai vu, et je ne vais pas passer par quatre chemins. dit maman en se levant, son autorité s'imposant dans l'air lourd de tension. Olivia, prends tes cliques et tes claques, et fiche le camp de chez moi. 

Elle me dévisagea avec une froideur glaciale.

— Comment ? Es-tu en train de me mettre à la porte ? demandai-je, la surprise me prenant au dépourvu.

— Je ne tiens pas à me..., 

Je lui coupai la parole, la colère grondant en moi.

— En aucun cas tu ne peux te permettre de me foutre à la porte. dis-je, la voix ferme. Nul ce droit, mis à part papa, vous ne pouvez porte de cette maison, ok ? Cette maison est aussi la mienne.

Je lâchai ces mots avec rage, le cœur battant. 

Mais pour qui se prend-elle ?

— Je vois que madame se sent pousser des ailes ? lâcha maman , un regard provocateur sur le visage.

— Non, je dirais que je suis plutôt audacieuse. répondis-je, la détermination dans la voix. À partir de maintenant, je vous rendrai coup pour coup. Si vous tentez, ne serait-ce qu’une fois, de me provoquer , je vous montrerai de quoi je suis capable. Trop, c'est trop ! Si c'est la guerre que vous voulez, vous l'aurez.

Le visage de maman et Cassandra se décomposa tout à coup, le choc et la peur s'imposant sur leurs traits.

— Tu vas le regretter. lança maman sur un ton menaçant, le regard noir.

— Vraiment ? répondis-je en regagnant ma chambre, le cœur battant, une ombre de défi dans ma voix.

"Darwin Smith" 

— Je peux savoir ce qui t'arrive, Darwin ? demanda Mike, son regard perçant cherchant à déceler la vérité dans mes yeux.

— Hum..., fis-je, hésitant. À vrai dire, j'ignore vraiment ce qui m'arrive. J'ai l'impression d'avoir fait quelque chose de mal, mais quoi ? 

Ma voix trahissait une inquiétude sourde qui me rongeait.

— Puis-je prendre place ? demanda-t-il, un léger sourire sur les lèvres, tentant de briser la tension.

— Je te rappelle que t'as déjà pris place, à quoi bon demander encore ? répondis-je

Mike rit , un son qui résonna comme un écho de légèreté dans une pièce chargée de sombres pensées.

Mais quel idiot ! 

— Tu as l'impression d'avoir fait quelque chose de mal, ou bien tu as vraiment fait quelque chose de mal ? insista-t-il, son ton sérieux me faisant prendre conscience de l'ampleur de mes actions.

— Hum!

Mike continuait de me scruter du regard, et je sentais son inquiétude grandir.

— Es-tu sûr de ne pas savoir ce qui t'arrive, mon frère ? demanda-t-il, une lueur de compassion dans ses yeux. Dis-moi, voudrais-tu que je l'appelle ?

— Qui veux-tu appeler ? répliquai-je, le cœur battant, déjà conscient de ses intentions.

J'avais déjà ma petite idée concernant la personne qu'il voulait joindre.

— Ta femme ! s'exclama-t-il avec un sourire, mais je sentis un poids s'alourdir dans ma poitrine.

— Ce n'est plus ma femme. répondis-je, le ton peu convaincant trahissant mes propres doutes. Nous sommes divorcés. j'ajoutais, mais le doute assombrissait ma voix.

 — Monsonge affirma-t-il. Je suis passé chez l'avocat, et d'après ce qu'il m'a dit, tu n'as pas encore donné le top en ce qui concerne..., 

Je lui coupai, la colère et l'incompréhension montant en moi.

— Elle n'a même pas pris l'argent ?

— L'argent ! répondit-il, la surprise marquant ses traits. Mais quel argent ?

Mike ne voyait pas du tout où je voulais en venir, et cela m'irritait.

— Deux cents millions. dis-je en me levant, glissant mes mains dans mes poches, comme pour me donner une contenance face à l'absurdité de la situation.

— De quel deux cents millions s'agit-il ? _demanda-t-il, l'incrédulité se lisant sur son visage. De quoi sommes-nous en train de parler ?

— Je lui ai demandé le divorce sans porter aucune charge contre elle. Et en guise de compensation, je lui ai même remis un chèque de deux cents millions de dollars. 

Je prononçai ces mots avec une amertume qui me serrait la gorge.

— Un chèque de deux cents millions !!!??? s'écria-t-il, les yeux révulsés, comme s'il venait de recevoir une gifle.

Je ne lui répondis pas, mes pensées tourbillonnant autour de ce geste que je pensais être la bonne chose à faire.

— Tu as fait quoi ? s'écria-t-il, la stupeur l'envahissant. Mais c'est surprenant venant de toi. Comment as-tu pu tomber aussi bas ?

 Sa voix trahissait un mélange de déception et d'incrédulité. Comment as-tu pu l'humilier de cette façon. 

— Humiliée ? répétai-je, l'incompréhension me frappant. Tu dis que je l'ai humiliée ? interrogeai-je, cherchant à comprendre. En quoi lui remettre de l'argent en guise de compensation est-il une humiliation ? Ne mérite-t-elle pas ça ? Après tout ce qu'elle a fait pour moi, le lui montrer serait une preuve de gratitude, pas de déshonneur.

— Oui ! répondit-il, la voix ferme. C'est une grave humiliation, mon frère. Jamais tu n'aurais dû le faire.

— Ah bon ? Donc selon toi, j'ai mal fait ? demandai-je, un sarcasme amer s'infiltrant dans ma voix. J'aurais juste dû lui demander le divorce sans..., 

Mike me coupa la parole, la frustration débordant de ses mots.

— Oui, tu aurais juste dû lui demander le divorce. 

Il frappa son poing sur la table, le bruit résonnant comme un coup de tonnerre.

— Pourquoi sembles-tu si furieux, Mike ? demandai-je, la patience m'échappant peu à peu. Pourquoi cela semble-t-il t'affecter autant ?

— Parce que tu n'es rien qu'un sombre idiot. 

Sa voix était pleine de colère, chaque mot frappant comme une lame.

— En signant et en lui remettant ce chèque, tu lui as fait essuyer un affront. Penses-tu qu'elle soit une arriviste ? demanda-t-il, le ton accusateur.

— Pardon? 

— À moins qu'elle ne soit une opportuniste ?

— Ni l'un ni l'autre. répondis-je, la frustration me gagnant.

— Et pourtant, l'acte que tu as posé en dit long sur tes intentions.

Hum ! Je voulais juste me montrer reconnaissant envers elle, pas lui faire essuyer un affront. Comment vais-je faire pour y remédier à tout cela ?

— Ça n'explique toujours pas pourquoi tu es si en colère. dis-je en le fixant, cherchant à percer son agitation.

— Seul un sourd ne le comprendrait pas. Darwin, mais ouvre les yeux, bon sang !!!

— Ils sont grands ouverts, mais ils n'arrivent toujours pas à voir clair ; ils semblent être comme aveuglés. dis-je, un désespoir se mêlant à ma voix. Aide-moi à...,

 Mike me coupa net. 

— Elle ne voulait pas t'épouser ? dit-il, reprenant sans calme. Et d'ailleurs, personne ne voulait le faire, même pas Cassandra.

Mais que me raconte-t-il ?

— Cassandra et moi avions déjà échangé à ce sujet.

— Et que t'a-t-elle dit ? me demanda-t-il, son regard me transperçant.

— Qu'elle était morte de chagrin et..., Il me coupa à nouveau la parole. 

— Elle a refusé de rester avec toi. me lança-t-il, sa voix tranchante. Bien sûr qu'elle était chagrinée, bien sûr que c'était pénible et difficile pour elle de te voir dans cet état. Mais ça l'était pour tous . Ce jour-là, à l'hôpital, après que les neurologues nous aient annoncé leurs diagnostics, Cassandra a prit ses jambes à son cou.

  Où ne l'avons-nous pas cherchée ? Que n'avons-nous pas fait pour la faire entendre raison lorsque nous l'avons enfin trouvée ?

 Sais-tu ne serait-ce que ce qu'elle nous a dit ? 

Sa question me plongea dans une profonde perplexité.

— Que vous a-t-elle dit ? demandai-je en retournant m’asseoir, mon cœur lourd.

— "Je n'ai pas l'intention de finir le restant de mes jours avec un légume", voilà ce qu'elle a dit. répondit-il, l'angoisse pesant dans ses mots. Maman n'en revenait pas. 

Il reprit son souffle, la gravité de la situation le submergeant.

— En fait, ce jour-là,personne n'en revenait. Maman alla même jusqu'à l'implorer à genoux.

— Comment ? m'écriai-je, la surprise m'envahissant. Elle a fait quoi ?

Mike ignora ma question, mal à l'aise avec ces souvenirs douloureux.

— Hum... Sans aucune empathie, Cassandra nous a mis à la porte en disant qu'elle était désolée et qu'il lui était vraiment impossible de passer le restant de sa vie avec un légume.

 Il poursuivit, la colère palpable dans sa voix.

— "Tiens, je crois avoir une sœur, pourquoi ne lui demandez-vous pas de l'épouser ? Croyez-moi, avec un cœur aussi grand que le monde , elle ne vous dira pas non. Et de surcroît, c'est une fervente chrétienne ; dans la Bible, on les enseigne à venir en aide à leurs prochains. Allez-y, la voir, et elle vous viendra en aide. Ce n'est pas une mauvaise personne. Tenez, je vous donne ses coordonnées" ; telles furent à nouveau ses paroles, et nous partîmes de là, humiliés.

Les écrits de lovely

"N'hésitez pas à me donner vos avis sur le déroulement de l'histoire, cela m'aidera à m'améliorer" 😚

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