LOGINElle pensait que ce n’était qu’un jeu. Un pari stupide, lancé entre amis : séduire l’homme que toutes les femmes redoutent… et qui ne s’attache jamais. Froid. Intouchable. Dangereux. Personne ne gagne contre lui. On Mais elle accepte. Au début, tout est simple. Sourires, regards, manipulation… Elle joue, elle avance, elle contrôle. Jusqu’au moment où il commence à répondre. Jusqu’au moment où il la regarde autrement. Et surtout… jusqu’au moment où elle comprend qu’il sait. Ce n’est plus un jeu. C’est un piège. Et cette fois, ce n’est pas elle qui mène la danse. Entre désir, manipulation et sentiments interdits, elle devra choisir : gagner le pari… ou se perdre pour lui.
View MoreTout a commencé par un rire.
Un de ces rires trop forts, trop insistants, qui résonnent plus que les autres dans une pièce déjà bruyante. Les verres s’entrechoquaient, la musique vibrait contre les murs, et les lumières tamisées donnaient à la soirée un air presque irréel. C’était le genre d’endroit où tout semblait possible… surtout les mauvaises idées. Assise au bord du canapé, un verre à la main, je les observais sans vraiment participer. Ils parlaient tous en même temps, lançaient des défis absurdes, riaient de choses qui n’avaient rien de drôle. Comme souvent. — Allez, dis-le, toi, tu serais incapable de le faire. Je levai les yeux, légèrement agacée. — Incapable de quoi ? Un sourire se dessina sur les lèvres de Clara. Ce genre de sourire qui annonce un problème. — De le séduire. Un silence bref s’installa autour de nous, comme si le simple fait de prononcer ces mots venait de changer l’atmosphère. Je haussai un sourcil. — Qui ça ? Personne ne répondit immédiatement. Puis, lentement, Clara posa son verre sur la table basse et se pencha vers moi. — Adrian Voss. Le nom tomba comme une évidence. Ou plutôt comme un avertissement. Je laissai échapper un léger rire, incrédule. — Sérieusement ? — Pourquoi, tu as peur ? lança quelqu’un derrière moi. Je tournai la tête, croisant plusieurs regards amusés, presque provocateurs. Ils attendaient une réaction. Une faille. Quelque chose. Je reposai calmement mon verre. — Non. Juste… inutile. — Inutile ? répéta Clara, faussement surprise. C’est pourtant simple, non ? Tu passes une soirée avec lui, tu le fais craquer, et c’est terminé. — Adrian Voss ne “craque” pas, répondit une autre voix. Cette fois, les rires furent plus discrets. Moins assurés. Je croisai les bras, légèrement penchée en arrière. — Donc c’est un défi impossible, c’est ça ? Clara haussa les épaules. — Disons que personne n’a réussi. — Personne n’a essayé correctement, corrigea quelqu’un. Le ton avait changé. Ce n’était plus seulement un jeu. Il y avait autre chose. De la curiosité. De la tension. Je réfléchis un instant, sans vraiment en avoir l’air. Adrian Voss. Un nom que j’avais déjà entendu, évidemment. Impossible de passer à côté. Riche. Influent. Intouchable. Et surtout… inaccessible. Le genre d’homme autour duquel gravitent les rumeurs, mais jamais les vérités. — Et si je le fais ? demandai-je finalement. Tous les regards se braquèrent sur moi. Clara sourit. — Si tu le fais… je t’offre ce que tu veux. Je laissai planer un silence, savourant l’attention. — Tout ce que je veux ? — Tout. Je penchai légèrement la tête, comme si j’hésitais. En réalité, la décision était déjà prise. — D’accord. Un murmure parcourut le groupe. — Sérieusement ?! — Tu bluffes… — Elle ne tiendra pas deux minutes. Je me relevai lentement, attrapant mon sac sans me presser. — Vous sous-estimez les mauvaises idées, dis-je simplement. — Attends, attends… intervint Clara. On parle d’Adrian Voss. Tu sais au moins où le trouver ? Je m’arrêtai un instant. Puis je me tournai vers elle, un léger sourire aux lèvres. — Bien sûr. C’était faux. Mais ça n’avait aucune importance. Parce qu’à cet instant précis, ce n’était pas Adrian Voss qui m’intéressait. C’était le jeu. La nuit était plus froide que je ne l’avais imaginé. Je marchais sans vraiment regarder où j’allais, le bruit de la ville couvrant mes pensées. Le pari tournait en boucle dans ma tête, mais sans me faire douter. Ce n’était qu’un homme. Un homme avec une réputation, un nom… et sûrement beaucoup trop d’ego. Rien d’insurmontable. Je m’arrêtai à un feu rouge, glissant mes mains dans les poches de mon manteau. Séduire quelqu’un n’a jamais été compliqué. Il suffit de comprendre ce qu’il veut. Et de lui faire croire qu’on est exactement ça. Un léger sourire étira mes lèvres. Oui. Ce n’était qu’un jeu. Et j’avais toujours été bonne à ce jeu-là. À quelques rues de là, sans que je le sache encore, quelqu’un d’autre observait. Et lui aussi… venait d’entrer dans la partie.Je ne bougeai pas tout de suite après ses mots. L’air entre nous était encore chargé de ce qu’on venait de provoquer, de ce qu’on refusait tous les deux de nommer clairement. La pièce semblait plus étroite, comme si chaque mouvement comptait davantage maintenant. Adrian ne me quittait pas des yeux, et cette fois, ce n’était plus seulement pour observer. C’était plus direct. Plus assumé.Je laissai glisser lentement mes doigts le long de son torse, sans précipitation, comme si je traçais un chemin que je connaissais déjà. Son regard suivit le geste sans m’interrompre, sans même essayer. Ce simple détail me tira un léger sourire.— Tu réfléchis encore ? murmurai-je.Sa mâchoire se contracta à peine, presque imperceptible.— Non.Je relevai les yeux vers lui.— Menteur.Le mot sortit doucement, sans provocation excessive, mais avec assez de certitude pour s’installer entre nous. Il ne répondit pas tout de suite. Sa main remonta lentement le long de mon bras, suivant le même chemin que j’
Je le suivis sans poser de questions. Pas parce que je lui faisais confiance, ni parce que je me laissais entraîner, mais parce que reculer maintenant aurait brisé quelque chose que je n’étais pas prête à abandonner. Le Velvet Room continuait de vibrer derrière nous, la musique, les voix, les lumières… tout devenait plus flou à mesure que nous avancions vers un couloir plus calme, plus discret. L’ambiance changeait. Moins de bruit, moins de monde. Plus fermé.Il ne se retournait pas. Il avançait avec cette assurance tranquille qui ne laissait aucune place au doute. Chaque pas semblait calculé, comme s’il connaissait déjà la suite.Nous nous arrêtâmes devant une porte.Il posa la main sur la poignée, sans l’ouvrir immédiatement. Un silence s’installa, bref mais chargé, comme une pause volontaire.Puis il tourna légèrement la tête vers moi.— Tu peux encore partir.Je soutins son regard.— Si j’en avais envie, je ne serais pas là.Ses yeux restèrent accrochés aux miens une seconde de tr
Je ne rentrai pas tout de suite. Marcher me semblait plus simple que réfléchir, comme si le mouvement pouvait remettre de l’ordre là où tout s’était brouillé. Les lumières de la ville glissaient autour de moi sans vraiment m’atteindre. Son regard, lui, restait. Trop présent. Trop précis. Et cette phrase… ce que tu es prête à perdre. Elle tournait encore, insistante, comme un avertissement que je refusais d’écouter.Le lendemain, je n’y pensai pas. Ou plutôt, je fis semblant.Je repris mon rythme, mes habitudes, les conversations banales, les obligations sans intérêt. Tout était normal. Trop normal. Mais au milieu de tout ça, quelque chose accrochait, comme un détail invisible qui empêchait l’ensemble de tenir parfaitement. Je n’avais pas l’habitude de laisser une situation m’échapper, encore moins une personne.Alors, en fin de journée, je pris une décision simple.Je n’allais pas attendre.Le Velvet Room était encore plus rempli que la veille. L’ambiance plus lourde, plus électrique.
Le silence qui suivit n’avait rien de léger. Il s’imposa entre nous, dense, presque dérangeant, comme si quelque chose venait de franchir une limite que ni lui ni moi ne pouvions ignorer. Je restai immobile face à lui, cherchant dans son regard une réaction claire, une fissure, n’importe quel signe qui me permettrait de reprendre l’avantage. Mais Adrian Voss ne laissait rien passer. Son expression était maîtrisée, pourtant plus sombre qu’avant, comme si ce simple contact avait déplacé quelque chose de plus profond que prévu.— Tu joues avec quelque chose que tu ne comprends pas, dit-il enfin d’une voix basse.Le changement de ton ne m’échappa pas, mais je n’y réagis pas.— Alors explique-moi.Il m’observa un instant, comme s’il hésitait à aller plus loin, puis recula légèrement. Ce mouvement, presque discret, suffit à briser l’intensité du moment. L’espace revint entre nous, froid, nécessaire.— Ce n’est pas un jeu pour moi.Je pris le temps de répondre, mes yeux ancrés dans les sie






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