LOGIN7 "Darwin Smith"
Je me trouve toujours au domicile des Cameron. Cassandra n'est toujours pas rentrée une inquiétude sourde s'installe en moi. Que dire de sa sœur aînée, qui semble avoir établi son campement dans la cuisine ?
Patricia l’aurait-elle informée de ma présence avant son départ ? Est-elle en train de m’éviter ?
Une légère angoisse me serre le ventre à cette pensée.
Bref, je vais de ce pas la rejoindre là-bas.
Quand je pénètre dans la pièce, je suis frappé par la scène qui s’ouvre devant moi.
Je tombe d’abord sur Olivia, courbée en avant pour ramasser un ustensile tombé au sol.
Un frisson d’envie m’envahit, mais je me force à rester concentré.
La vue de son corps, débordant de sa jupe, me trouble plus que je ne voudrais l’admettre.
Sans se douter de ma présence, elle se redresse et retourne à sa cuisine. L'odeur délicieuse qui emplit l'air est à la fois réconfortante et troublante.
— Ça sent drôlement bon par ici, dis-je. Mes mots semblent flotter dans l'air, et cela la fit sursauter.
Elle se tourna brusquement vers moi, l’expression figée.
— Elle n'est pas là ! s'exclama-t-elle, détournant le regard avec une intensité presque palpable.
Olivia ne veut pas me faire face.
— Tu te caches de moi ? demandai-je, marchant lentement vers elle, essayant de paraître amical.
Mais elle recule, l’air de plus en plus nerveux.
— Ne t'approche pas de moi, dit-elle.
Olivia fit volte-face et se remit à cuisiner.
À l’instant d’après, je ne vis que son dos, une silhouette familière, mais qui semblait empreinte de mystère et de tension.
— S'il vous plaît, madame Smith, pou...,
Olivia me coupa la parole, sa voix vibrante d'une agitation que je n'avais pas anticipée.
— Ne vous avisez plus jamais de m'appeler ainsi, gronda-t-elle en se retournant brusquement.
Son regard flamboyant était chargé de colère, et une boule de tension se forma dans ma gorge.
Elle me fixa avec une hébétude qui, paradoxalement, engourdissait l’atmosphère d’un bien-être troublant, un mélange d’incompréhension et de défi.
— Pourquoi tant d'animosité ? demandai-je, ma voix tentant de percer la muraille de froid qui nous séparait. Je ne fais que...,
Elle m'interrompit à nouveau, sa détermination me laissant perplexe.
— Je n'ai que faire de ce que vous...,
Je lui coupai la parole à mon tour, le besoin de me faire entendre grandissant en moi.
— Tu baisses d'un ton quand il s'agit de t'adresser à moi, et...,
Olivia me coupa encore.
Quelle audace !
— Écoutez-moi très bien...,
— Schöne ! dis-je en l’interrompant, un sourire aux lèvres, espérant adoucir la tension.
— Pardon ?
— Tu es vraiment magnifique lorsque tu te mets en colère...
—Tu te fou de moi ?
—Je suis sérieux, je te trouve très belle, ajoutai-je en la reluquant, fasciné par sa réaction.
Olivia portait un t-shirt décolleté qui mettait en valeur la délicatesse de son cou, soulignant avec audace la courbe de ses seins et s'arrêtant juste au-dessus de son nombril. Sa mini-jupe de style écolier épousait parfaitement ses hanches, accentuant chaque mouvement. Mon regard ne pouvait s’empêcher de glisser sur ses courbes, et je me surpris à penser que le bon Dieu l’avait vraiment bien bâtie.
— Quoi ! s’exclama-t-elle, détournant le regard, une teinte rouge apparaissant sur ses joues.
Olivia se mit à rougir, et je ressentis une satisfaction intime.
— Je te trouve très belle, et en particulier ce soir.
Je continuais de l’observer, perdu dans mes pensées. Il n'y avait pas l’ombre d’un doute, elle était absolument resplendissante.
— À quoi êtes-vous en train de jouer ?
— Je me le demande aussi, ma chère épouse, mais je dois avouer que ce soir, ta beauté ne passe pas inaperçue. Je me sens subjugé par ta candeur, dis-je en me levant, mon cœur battant plus fort. Je te trouve tellement attirante, ajoutai-je en m'avançant vers elle, chaque pas me faisant sentir plus vivant.
Olivia révulsa les yeux, fronça légèrement le sourcil et eut un rictus. Elle paraissait troublée, et je me délectais de son trouble.
— Que fais-tu ? demanda-t-elle en reculant. Reste où tu es, n’avance pas.
— Je te fais peur, c'est ça ? dis-je, cherchant à désamorcer la situation en avançant.
— Non, tu ne me fais pas peur. Je n'ai pas peur de toi. J'ai vécu avec toi pendant dix bonnes années sans avoir peur de toi...,
Je lui coupai la parole, ne pouvant m'empêcher de la ramener à notre passé.
— Ne confonds pas le Darwin malade avec l'actuel, tu...,
— Non, reste loin de moi, dit-elle, l’inquiétude maintenant clairement visible sur son visage.
Olivia tremblait comme une feuille, et je ne comprenais pas son attitude. Pourtant, je n'avais pas l'intention de lui faire du mal.
— Olivia, chérie...,
Je m’interrompis brusquement. La marmite sur le feu débordait, et je me précipitai pour diminuer la chaleur.
Olivia, alors, s’approcha timidement du feu, ouvrit la marmite et goûta le gratin. Tout à coup, un rictus de satisfaction illumina son visage, et elle me regarda.
— Peux-tu me hisser par la taille ?
— Te hisser par la taille ? demandai-je, surpris par cette demande inattendue.
Hum ! Pourquoi veut-elle que je la hisse par la taille ?
— Oui, afin de pouvoir atteindre le pot de sel tout en haut de l’étagère, répondit-elle en levant les yeux vers la présumée étagère.
— Pourquoi pas, dis-je en souriant, prêt à l'aider.
Je la hissai avec précaution, mes mains entourant sa taille, ressentant la chaleur de son corps contre le mien. Elle récupéra le pot de sel et, après je la fis redescendre doucement sur le sol.
"Olivia Cameron"
Être seule avec Darwin dans cette immense maison ne me rassure pas. Ce n'est pas parce que j'ai peur de lui, mais parce que j'ai peur de perdre tous mes moyens. La façon dont il me regarde, avec cette intensité brûlante dans ses yeux, m'angoisse. Chaque seconde à ses côtés me semble comme une promesse de chaos.
Au moment où il m'a posée à terre, un frisson parcourut mon échine lorsque je sentis son souffle chaud et excité dans mon cou.
— Merci ! dis-je rapidement, sans me retourner.
Ensuite, je jetai une pincée de sel dans la marmite, comme si cela pouvait calmer la tension dans l'air.
Mais Darwin ne recula toujours pas.
— Quand je pense que tout cela m'est destiné, dit-il en claquant mes fesses, un geste qui me fit sursauter et me plongea dans un embarras profond.
— Darwin ! criai-je, le cœur battant la chamade.
Mais que lui arrive-t-il ? Pourquoi m'a-t-il donné une fessée ? C'est assez étrange venant de lui, et cette pensée me fit frémir.
J’éteignis le feu, mes mains tremblant légèrement, puis je fis volte-face. Je me retrouvai collée contre lui, à quelques centimètres de son visage, un mélange de surprise et d'angoisse me submergeant. Je pouvais sentir son désir palpable, son sexe tendu à travers son pantalon.
—Que t'arrive-t-il, Darwin ? demandai-je timidement, mon cœur battant la chamade dans ma poitrine. Pourquoi es-tu dans cet état ?
Mes yeux parcoururent son pantalon, nerveux, hésitants, comme si j'osais à peine poser un regard sur lui.
Darwin s'en aperçut et éclata de rire, un son franc et joyeux qui résonna dans l'air lourd de tension.
__ —Veux-tu le toucher ? demanda-t-il, un sourire malicieux sur les lèvres, plein de sous-entendus.
Ces trois mots s'imprimèrent dans ma tête, tournoyant comme une tempête. Une vague de tremblements m'envahit, et la panique s'intensifia, mais ce fut pour ne faire qu'amuser Darwin.
—Fais voir.
Sa voix était douce, presque envoûtante, alors qu'il tenait ma main avec une assurance troublante.
Il la plaça sur sa braquette, dirigeant mes doigts lentement, délicatement. Mes yeux s'écarquillèrent, mon cœur s'emballa, et mon souffle devint court, comme si le monde venait de basculer.
—Je commence à avoir des doutes sur toi. Tu ne serais pas par hasard...,
Je lui coupai la parole, la peur et le déni se mêlant dans ma voix.
—Non !!! hurlai-je, retirant ma main de son pantalon avec une brusquerie désespérée.
Darwin éclata de rire, un son continu qui me mordit le cœur.
—Je m'en doutais ! Voilà qui explique pourquoi tu passais ton temps à m'épier.
—Quoi ? Comment ? m'exclamai-je, une confusion mêlée de honte déferlant sur moi.
—N'était-ce pas toi qui te cachais derrière les rideaux... ?
—C'était une erreur ! protestai-je avec vigueur. C'est arrivé une fois, je le jure. Juste une fois. dis-je en baissant les yeux.
Alors il m'avait vue ce jour-là ? Pourquoi n'avait-il pas réagi ?
—Pour le rideau, c'est arrivé une fois, mais que dire de la salle de bain ?
—C'était aussi une erreur, je ne savais pas que tu étais là. Quand j'ai remarqué ta présence, je me suis éclipsée.
—Faux. Il avait un sourire en coin, amusé, comme s'il savait quelque chose que j'ignorais. Je vais te dire ce que tu as fait, Olivia.
—Je n'ai rien fait ! hurlai-je, cherchant à reculer, mais il m'empoigna fermement, son bras enserrant ma taille avec une force qui me prit de court.
—Tu t'es approchée, tu t'es accroupie et tu m'as observée.
—Comment ? mes yeux s'écarquillèrent, une panique sourde m'enveloppant. Mais tu t'étais assoupi dans la baignoire... comment as-tu pu......
La réalité s'imposait à moi, me terrifiant.
—Tu faisais semblant ?
Je me sentais si embarrassée, mon cœur battant un rythme effréné.
—Non, je ne faisais pas semblant. Je m'étais réellement assoupi, mais tes chantonnements m'ont réveillé. Je t'ai vue, le dos tourné, déposant tes vêtements...,
J'avais complètement oublié cet aspect. J'adorais chantonner, une habitude que je prenais sans réfléchir.
—Pardonne mon impertinence. Je l'interrompis, la voix tremblante. Je suis désolée, j'aurais dû frapper à la porte. Je lui lançai un regard implorant. S'il te plaît, peux-tu me relâcher ?
—Non, je ne peux pas.
—Pourquoi ?
—Parce que je n'ai pas envie .
Sa main effleura doucement mon visage, parcourant le contour de mes lèvres avant d'introduire son doigt dans ma bouche.
Une sensation étrange, à la fois troublante et délicieuse, m'envahit. Mon corps semblait s'enflammer de l'intérieur.
—Ça suffit ! criai-je, retirant son doigt de ma bouche, horrifiée mais fascinée. Beurk !
—Comment peut-on trouver dégoûtant ce qu'on semble avoir aimé ? dit-il, réintroduisant son doigt avec une provocation qui me fit frissonner.
Un rictus involontaire s'échappa de mes lèvres, et, sans vraiment y réfléchir, je le mordis.
—Sauvage ! s'exclama-t-il, retirant son doigt et s'emparant de mes cheveux avec une détermination brutale.
—Aïe ! Ça fait mal ! m'écriai-je, inclinant la tête, la douleur se mêlant à l'excitation.
Je tentai de retirer sa main, mais il ne voulait pas lâcher prise, mes cheveux tiraillés par sa poigne.
—Chuuuu ! Arrête de te débattre.
—Tu me fais mal. Je persistai, bien que mes mots sonnent presque comme une supplication.
—Je t'ai demandé d'arrêter.
—Non, toi arrête. Je le frappai sur le torse, ma colère s'embrasant. Lâche-moi. Je luttais en vain pour me dégager de son emprise.
—C'est tout ce que tu as dans le ventre ? demanda-t-il, un sourire provocateur illuminant son visage.
—J'ai tellement mal Darwin, je t'en prie lâche moi. Mon regard trahit une lueur de tristesse, une demande silencieuse.
—Ma pauvre chérie, désolé. dit-il en relâchant enfin mes cheveux, son ton adouci.
Il baissa la tête, déposant un baiser doux sur mon front, mes paupières, sur mon nez, puis mes lèvres, comme pour s'excuser d'un geste maladroit.
Mon cœur s'emballa, le souffle court, une chaleur douce et troublante me gagnant.
—Tu n'aurais jamais dû me provoquer. murmura-t-il, sa main parcourant mon corps, chaque caresse allumant un feu en moi.
—Je te pro... pro ... pro ..., balbutiai-je, à la fois excitée et désorientée.
—Provoquer ! Tu es si sexy ce soir.
—C'est... C'est... C'est...
Je peinais à articuler, la timidité se mêlant à l'excitation.
—Je le pense vraiment. Il sourit, une lueur de désir dans ses yeux, la tension palpable entre nous.
—Merci ! dis-je, un sourire timide illuminant mon visage, jouant nerveusement avec mes cheveux.
Vous devez penser que je suis stupide et naïve ? Oui, je le suis.
—Je trouve tes cuisses mignonnes et potelées. Il caressa mes jambes, une onde de chaleur s'éveillant en moi.
Bête que je suis, je ne pouvais que sourire, un sourire qui trahissait mon innocence.
—Ça m'excite.
Il claqua mes fesses, et une chaleur fulgurante m’envahit.
Je le regardai dans les yeux, la candeur d'une vierge découvrant le désir dans ceux d'un homme.
Darwin prit cela comme une invitation. Il saisit mon visage entre ses mains avec une délicatesse déconcertante et m'embrassa pour la première fois. Je frémis, des larmes d'amertume montant à mes yeux.
Normalement, je devrais être en joie, mais à cet instant, je me sentais comme une femme de mœurs légères, souillée par un désir indécent.
Ce que Darwin ressentait pour moi n'était pas de l'amour, mais une attirance physique, une obsession pour ce que je représentais.
C'était écœurant. Il me donnait envie de vomir. Il fallait que j'y mette un terme, je ne pouvais pas m'abaisser à ce point.
"Cassandre Cameron" Qu’a bien pu dire cette vieille femme à mon Darwin au point qu’il se mette en colère contre moi ?— Mon a...— Qu’ai-je en horreur ?Sa réaction me laissa sans voix. Son regard, habituellement doux, était désormais dur et froid.— Qu’as-tu en horreur ?Pourquoi me pose-t-il cette question ? Que cherche-t-il à me faire dire ?— Réponds, et que ça saute !— Le mensonge ! dis-je en sursautant.— Le mensonge ? répéta-t-il, ses yeux lançant des éclairs. Alors, pourquoi m’as-tu menti ?— Menti ? En quoi t’ai-je menti ?De quoi parle-t-il ? Je suis perdue.— Le mot "légume" te dit quelque chose ?Un frisson glacé me parcourut. Je compris aussitôt. La vieille femme... elle lui a parlé de cet incident.— Je peux tout expliquer...— Alors, ce dont j’ai ouïe dire était vrai ? dit-il, la voix tremblante de colère. Donc toi, Cassandra, tu t’es permise d’humilier ma mère ?— Non ! Mon amour, la version dont tu as eu vent n’est pas...— La ferme ! coupa-t-il sèchement.— Mais b
Darwin m'embrasse avec voracité, il le fait avec toute sa bouche et toute sa langue affamée. Les frissons parcourent ma peau, chaque baiser est une promesse, un appel à se laisser emporter par cette vague de passion. Je devrais reculer, fuir cet instant qui pourrait me conduire à ma perte, mais mes épaules se crispèrent et ma résistance faiblit. J'ai essayé de le repousser, de désenrouler ses mains autour de ma taille en vain. C'était un combat perdu d'avance. Il me souleva alors que je n'eus même pas le temps de comprendre. Mes jambes s'enroulèrent instinctivement autour de sa taille, comme si mon corps avait décidé de suivre son propre chemin, celui de la tentation. Me voilà, dévorant à mon tour ce visage qui hante mes pensées depuis tant d'années. Un hoquet de surprise s'échappa de mes lèvres lorsque je sentis ses mains glisser et m’empoigner les fesses. Ce doux supplice divin me laisse perplexe. Que suis-je entrain de faire ?Mon esprit tourne à plein régime, cherchant à
7 "Darwin Smith"Je me trouve toujours au domicile des Cameron. Cassandra n'est toujours pas rentrée une inquiétude sourde s'installe en moi. Que dire de sa sœur aînée, qui semble avoir établi son campement dans la cuisine ? Patricia l’aurait-elle informée de ma présence avant son départ ? Est-elle en train de m’éviter ? Une légère angoisse me serre le ventre à cette pensée. Bref, je vais de ce pas la rejoindre là-bas. Quand je pénètre dans la pièce, je suis frappé par la scène qui s’ouvre devant moi. Je tombe d’abord sur Olivia, courbée en avant pour ramasser un ustensile tombé au sol. Un frisson d’envie m’envahit, mais je me force à rester concentré. La vue de son corps, débordant de sa jupe, me trouble plus que je ne voudrais l’admettre.Sans se douter de ma présence, elle se redresse et retourne à sa cuisine. L'odeur délicieuse qui emplit l'air est à la fois réconfortante et troublante.— Ça sent drôlement bon par ici, dis-je. Mes mots semblent flotter dans l'air, et cela l
À entendre parler mon frère, je me suis gouré sur toute la ligne. Je me sens trahi. Cassandra s'est bien foutue de moi. Comment a-t-elle pu me mentir ainsi ? Et de plus, elle s'est montrée odieuse envers ma mère.— Mike, tes allégations sont-elles fondées ? demandai-je. — Rien ne t'empêche de mener ta propre enquête. répondit-il. La résidence des Cameron n'est pas si loin d'ici. Pourquoi ne pas t'y rendre après le travail ?— Bonne idée. dis-je en me levant. J'y vais de ce pas.Mike avait raison. Pour élucider cette situation, je n'avais d'autre choix que de me rendre directement chez les Cameron. Il était grand temps d'avoir une sérieuse conversation avec Cassandra.— Attends, tu t'en vas déjà ?Je le dépassai sans lui répondre, le cœur battant, déterminé.::Une fois arrivé à destination, je sonnai à la porte, . La servante vint rapidement m'ouvrir.— Bien le bonsoir, monsieur Smith. dit-elle toute souriante . — Comment vas-tu, Patricia ? demandai-je en entrant. Cette maison était
— Qu'est-ce qui ne va pas, grande sœur ? demanda-t-elle avec une feinte innocence. Pourquoi pâlis-tu ? se moqua-t-elle, le sarcasme évident dans son ton.C'est vrai, j'étais devenue pâle. Je me laissai abattre par ses paroles blessantes. Plus je pensais à Darwin, plus je réalisais qu'il fallait lâcher prise. Darwin ne me méritait pas, tout comme il ne méritait pas mon amour. À quoi bon se battre pour une cause déjà perdue d’avance ? Quoi qu'il en soit, je demeurais impuissante.— As-tu donné ta langue au chat ? demanda-t-elle, un sourire victorieux illuminant son visage.Cassandra se délectait de ma souffrance, consciente qu'elle avait pris l'ascendant sur moi.— Tu l'as abandonné au moment où il avait le plus besoin de toi. ma voix était mordante. C'est toi qui es à l'origine de notre mariage. Si seulement tu étais restée à ses côtés, si seulement tu avais..., Cassandra me coupa la parole, sa voix pleine d'orgueil.— Il était fort probable qu'il ne s'en remette jamais. hurla-elle, le
Isabelle prétend vouloir démissionner pour des raisons personnelles, de vous à moi, nous savions que c'est un mensonge. Olivia en est la principale cause. — Je ne peux pas accepter votre démission. dis-je en me levant. Comme vous pouvez le constater, votre employeuse n'est pas là. Libre à vous de faire comme bon vous semble. j'ajoutai en ajustant ma cravate, avant de tourner les talons. Dès que j'arrivai à l'entreprise, je me dirigai d'un pas rapide vers la salle de réunion où certains de mes associés et futurs partenaires m'attendaient déjà. L’atmosphère était tendue, chargée d’une attente presque palpable... Nous discutâmes des différents accords de rentabilité et des priorités budgétaires de la nouvelle startup que nous allions lancer d’ici un mois. Mike consacra environ 45 minutes au débriefing, et les 45 minutes restantes furent destinées aux questions. Les voix s’élevaient, mais je me sentais déconnecté. Les propos flottaient autour de moi, mais j'étais perdu dans mes pensées







