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Chapitre 52 : Points de Contact 2

Penulis: Déesse
last update Tanggal publikasi: 2026-01-25 00:58:46

Anouk

Nous quittons l’île par un autre pont, débouchant sur la rive droite. Il s’arrête sur le pont, les mains appuyées sur le parapet, contemplant l’eau sombre qui coule en contrebas. Je m’arrête à côté de lui, à distance respectable. Le silence entre nous est épais, chargé de tous les non-dits.

Puis, il se redresse. Il ne regarde ni l’eau, ni les monuments. Il regarde devant nous, une petite place pavée, déserte à cette heure, avec une fontaine silencieuse au centre. Il se met à marcher vers
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  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 125 : DANTE ENQUÊTE 1

    DanteL'appartement est vide. Poussiéreux. Silencieux.Le silence pèse. C'est un silence lourd, épais, presque solide. Un silence qui a entendu des choses. Des pleurs, des coups, des mensonges.Castellano est passé par là. Je le sens. Je sens son odeur. Sa peur. Sa folie. Un mélange de sueur froide, de tabac bon marché et de sang. Une odeur de bête traquée. Une odeur de mort.— Qu'est-ce qu'on a ? demandé-je à Leo.— Pas grand-chose. Des empreintes. Des cheveux. Rien d'exploitable pour l'instant.Il est accroupi par terre, près d'une chaise cassée. Il relève la tête, ses yeux sont rouges. Il n'a pas dormi non plus. Personne n'a dormi.— Il a laissé des traces volontairement.— Pourquoi ?— Pour qu'on le suive. Pour qu'on tombe dans son piège.Je marche dan

  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 124 : ANOUK APPREND 2

    On entre.L'immeuble sent le moisi, l'urine, la mort. Les murs sont tagués, les ampoules grillées, l'escalier branlant. Mes pas résonnent sur les marches. Chaque bruit est un souvenir. Chaque odeur est une douleur.Mon enfance défile à chaque marche. La porte du deuxième étage. C'est là qu'on vivait. C'est là que je jouais avec mes poupées. C'est là que ma mère criait. C'est là que mon père frappait. Le bruit des coups. Le bruit des pleurs. Le bruit du silence après.— Il est au troisième, dit Marc. Dans l'appartement vide au-dessus du vôtre.— Pourquoi il est venu ici ?— Parce que c'est là que tout a commencé. Parce qu'il veut finir là où ta mère est morte.— Il ne sait pas qu'elle est vivante ?— Non. Personne ne le sait. Sauf moi. Sauf t

  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 123 : ANOUK APPREND

    AnoukLa voiture roule trop vite. Marc conduit d'une main, l'autre dans son écharpe, les yeux fixés sur la route. Je ne sais pas où on va. Je ne sais pas ce qu'on va trouver. Je ne sais plus rien.Le paysage défile derrière la vitre. Les immeubles des quartiers nord, les tags sur les murs, les grilles aux fenêtres. Je connais ces rues. Je les ai fuies il y a quinze ans, et les voilà qui reviennent, qui m'engloutissent, qui me rappellent que je n'ai jamais vraiment quitté cet endroit.— Explique-moi, dis-je. Maintenant.Ma voix est calme. Trop calme. Celle qu'on a quand on est au bord du gouffre et qu'on essaie de ne pas tomber.— Ta mère, commence Marc. Elle n'est pas morte cette nuit-là.Ses doigts blanchissent sur le volant. Il évite mon regard. Il regarde la route comme si sa vie en dépendait.— J'ai vu son corps, dis-

  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 122 : CASTELLANO S'ÉVADE

    Il se lève. Il s'habille. Il met son costume noir, ses chaussures, sa ceinture.— Qu'est-ce que tu fais ? demandé-je.— Je vais le trouver. Avant qu'il ne te trouve.— Je viens avec toi.— Non.— Dante…— Non, Anouk. Cette fois, c'est non. Tu restes ici. Tu fermes la porte à clé. Tu n'ouvres à personne. Pas à moi. Pas à Marc. Pas au commandant. Personne.— Pourquoi ?— Parce que Castellano est dangereux. Parce qu'il n'a plus rien à perdre. Parce que si tu sors, tu meurs.— Et toi ?— Moi, je ne mourrai pas.— Tu ne peux pas le promettre.Il s'approche de moi. Il pose ses mains sur mes joues. Il m'embrasse. Un baiser long, profond, désespéré.— Je te promets que je reviendrai, dit-il.— Tu mens.— Je n

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    Il ne répond pas. Il ferme les yeux.— Dors, dis-je. Je veille.— Tu veilleras toujours ?— Toujours.Il s'endort. Je reste éveillée, à regarder la pluie, à penser à ses mots.Je me demande si j'ai encore une âme.Il en a une. Je la vois. Elle est cabossée, abîmée, marquée. Mais elle est là.Et je l'aime.AnoukLe cimetière est en haut d'une colline, au-dessus de Marseille. De là-haut, on voit toute la ville, la mer, les îles. Le ciel est gris, la terre est mouillée, les cyprès se balancent doucement.Je n'y suis jamais venue. Je n'ai jamais osé. Mais aujourd'hui, c'est le jour.— Tu veux que je t'accompagne ? demande Dante.— Non. Je dois y aller seule.— Je t'attends à la voiture.— Merci

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    Il vient.Je jouis en silence, la bouche ouverte, les mains dans ses cheveux.Il ne s'arrête pas. Il continue. Plus doux. Plus lent. Il me fait grimper à nouveau, plus haut, plus fort.Le deuxième orgasme me fracasse. Mon corps se cabre, mes jambes tremblent, mes doigts s'enfoncent dans ses épaules.Il remonte. Il s'allonge à côté de moi. Il passe son bras autour de ma taille.— Ça va ? demande-t-il.— Je ne peux plus bouger.— C'est le but.— Tu es content de toi ?— Très content.Il m'embrasse. Je goûte ma propre chair sur ses lèvres.— Dors, murmure-t-il. Je veille.— Tu veilleras toujours ?— Toujours.Je ferme les yeux. La pluie tombe. Le tonnerre gronde au loin. Mais je n'ai plus peur.Je suis dans ses bras.Je suis en sécurit

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    Mes doigts sont engourdis, mes yeux brûlent, mon corps entier tremble. Je n'ai pas pleuré en écrivant. Pas vraiment. Les larmes sont restées coincées quelque part entre ma gorge et ma poitrine, comme une boule de verre qui menace d'éclater.Je relis

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    À Leo.Tu es entré dans ma vie comme un coup de vent, un soir où je n'attendais plus rien de personne. Tu riais trop fort, tu parlais trop vite, tu occupais tout l'espace. Je t'ai trouvé agaçant. Insupportable. Et puis, petit à petit, je t'ai découvert. La fidélité, d'abord. Cette chose rare que je

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