LOGINJe sors du taxi et à première vue, tout est tellement propre autour de moi. L'air est plus frais, pas de risque de se faire bousculer comme dans mon quartier. Il n'ya que des voitures de riches garés ou qui roulent. Je lève la tête et vois le musée en question. Je sors mon téléphone et hésite entre lancer l'appel ou lui envoyer juste un texto ?Ah je réfléchis trop. Ne sachant pas ce qui fait plus professionnel, sur un coup de tête, je décide de lui envoyer un sms pour ne pas à subir son arrogance vocal qui me paralyse le corps.
Quelques secondes après l'envoie du message, ma sonnerie retentit.
- Oui Monsieur ?
- Si vous êtes en face du musée, prenez juste à votre gauche. Il y'a une rue. Avancez tout droit jusqu'à ce que vous verrez une voiture blanche. Je suis là
- D'accord monsieur
J'inspire et expire. Je vais enfin le rencontrer dans quelques minutes. Je dirai même quelques secondes près. J'avance et un courant d'air frais vient apaiser ma température. Ce fut comme une apparition quand je vis un homme se tenir à quelques mètres de moi les mains dans les poches de façon stylé. Il est de dos à moi, avec son corps d'athlète parfaitement sculpté et une tête bien faite. Quand je fus proche de lui, il se retourna . A ce moment qui fut magique, j'éprouvais la sensation d'un aveugle qui recouvre subitement la vue. Dans ses yeux marrons qui me fixent étrangement, je suffoque intérieurement.
Il me semblait que jaillissaient des étincelles dans ma poitrine lorsque le regard froid de Mr Thierry se posa sur l'ensemble de ma silhouette.
- C'est avec vous que je cause au téléphone? Dit-il en me tendant sa main droite sortie de sa poche.
Comment lui parler dès à présent? Mes cotés tenasse, dur et vaillant viennent de tomber sous mes yeux laissant place à une attirance folle que je constate est à sens unique malheureusement. Comment peut-il me plaire à ce point?
Je réponds à sa prise de main et une commotion électrique me traverse. Il relâche la mienne avant que je ne me procure assez de sa chaleur.
- Oui monsieur c'est bien moi. Avais-je répondu avoir m'être ressaisie
- Je vous en prie, entrez.
Il m'ouvre son portail et lorsque j'entre, juste à côté, se tient un gardien en tenue militaire que je salue poliment.
La maison de l'extérieur est très belle, peinte en blanc. C'est une magnifique maison comme dans ces films nollywoodiens. Il y'a un jardin, des arbres dans la cour. C'est tellement beau ici.
Il me fait sortir de ma contemplation en toussotant derrière moi. Il me traverse avant de lancer,
- Je pensais que je devais avoir une femme un peu plus agée mais bon suivez moi.
On alla derrière la maison où se trouvait un petit buccaro comme une hûte moderne composé d'une table basse et de 4 chaises. Il me demanda de m'asseoir et je pris place en face de lui. Assis ainsi, il m'intimide encore plus. Pourvu que tout ça se termine vite
- Alors dites moi, vous avez quel âge?
- Euh 24 ans
- C'est pas un peu trop jeune pour ce genre de travail? Me demande t'il en croisant ses jambes.
- Ah non je cherche juste à me faire de l'argent, répondis-je poliment
- Okay étudiante?
- Oh non. Plus maintenant. J'ai terminé. Néanmoins, j'ai fais un CV au cas où, dis je en le sortant de mon sac
- Oh non c'est pas la peine. Me bloque t-il froidement. Tout ça c'est une perte de temps inutile.
- D'accord , lancé-je timidement honteuse en remettant le document dans mon sac. J'aurai dû attendre qu'il me le demande.
- Okay je vais aller vite, dit-il en consultant sa montre tout en décroisant ses pieds. Cette maison que vous voyez, j'y habite avec ma petite soeur mais elle n'est presque pas là. Vous travaillerez pour moi que ce soit clair, vous ne la gérez pas ni personne d'ailleurs.
- D'accord
- J'ai besoin de quelqu'un qui va s'occuper de moi au plus vite: Mes vêtements, ma chambre, me faire à manger, juste 3 fois par semaine. C'est vous qui choisissez vos jours mais le samedi est obligatoire parce que j'ai souvent des réceptions ici et j'ai besoin qu'on m'arrange tout ça.
- Donc si je comprends bien vous m'acceptez?
- Évidemment. Je n'ai pas une autre candidate en vue et je dois vous le dire, je vous trouve trop jeune pour ça. Ça fait des mois que je cherche une ménagère. Vous êtes la seule à m'avoir appelé donc le travail est à vous.
Je n'en reviens pas!
- Vous avez des questions? Me demande t-il
- Euh oui la cuisine n'était pas dans le contrat... je pensais juste faire du ménage
- Oui pour cela, vous aurez une augmentation. Ne vous inquiétez pas je voyage beaucoup et donc vous n'aurez pas à cuisiner tout le temps.
- D'accord monsieur
- Vous allez remettre une photocopie de votre piece d'identité au gardien parce la sécurité ici est de rigueur. Votre nom c'est? Désolé j'aurai dû commencé par là
- Odette Tega
- Okay, dit-il en consultant encore sa montre. Je vais tout de suite vous faire visiter la maison en entier. Il se lève et me demande de le suivre d'un coup de tête.
Tout va si vite que j'ai du mal à me retrouver et à gérer mes émotions entre surprise, étonnement, peur...Je suis perdue.
- Ah j'oublais! dit-il en se retournant brusquement vers moi. Il s'approcha jusqu'à ce que je puisse ressentir son léger parfum. Il me tendit l'index comme pour m'avertir sérieusement. Vous n'aurez juste qu'à faire votre travail. Ne gérez pas toutes les scènes qui se passent autour de vous. Je préfère vous prévenir. Je suis jeune, j'ai de largent et je profite de la vie donc vous n'êtes pas une enfant. Vous comprenez ce que je veux dire?
- Entendu c'est votre vie
Il me regarda une dernière fois avant de se retourner et je pus respirer à nouveau. Puisque nous étions derrière la maison, on entra par la porte de derrière qui s'ouvrait sur une grande cuisine. A l'intérieur, se trouvait une magnique jeune fille en robe de nuit rose pâle entrain de tirer une cigarette en manipulant son téléphone.
Je lui adresse mes salutations et elle répondit en secouant la tête. C'est qui cette fille? Sa copine? De toutes les facons, ça ne me regarde pas.
On passa dans un couloir sombre et on se trouva dans une grande pièce: Le salon. Je vis sur le canapé deux filles nues était entrain de s'embrasser avec chacune une cigarette en main. Quand elles nous virent, elles s'arrêtèrent sans aucune gêne et l'une lança.
- Thierry tu nous rejoins?
Seigneur, dans quoi suis-je ?
Je me dirige dans sa chambre et dès que je l'ouvre, je tombe sur une femme en sous vêtements dans le lit. Je pousse un cri de surprise malgré moi. Je devrais déjà m'habituer à voir ces salopes à n'importe quel moment. Je me resaisie et la dévisage pendant un moment. Elle se redresse avec style pour venir se placer devant moi les bras croisés. Je ne pensais pas qu'on pouvait être aussi belle le matin avec un maquillage qui tient.- Ah c'est toi la femme de ménage?- Oui je dois refaire son lit mais je peux repasser après, dis-je en m'apprêtant à sortir.- Non ça va j'allais prendre une douche de toute façon et en passant il a des vêtements sales, dit-elle en pointant son doigt sur le panier à linge.Non mais quelle peste! Je sais faire mon travail et je ne veux pas reçevoir d'ordre d'une de ses putes. Je me retiens beaucoup pour ne pas lui dire ses quatre vérités. Elle couche avec un homme riche pour de l'argent et se prend déjà pour la dame de cette maison.- Oui je sais, lui fis-je
Je fais mine de ne pas savoir de quoi il parle.- Je ne comprends pas monsieur- Elle vous a demandé aussi de travailler pour elle? Insiste t-il toujours sans me regarder.- Oui mais...- Qu'est-ce que je vous avais dit? Dit-il en haussant le ton ce qui me fait sursauter. Il se lève pour venir me faire face. Je baisse juste la tête sans reculer. Il manque un peu et je me fais pipi dessus.- Monsieur...- Au départ qu'est ce que je vous ai dit? Que vous travaillez rien que pour moi, pas vrai? Hurle t-il. Je ferme les yeux car il est trop près de moi. J'ai du mal à respirer avec son parfum doux qui ne le caractérise pas du tout.- Sortez!Je me tournai en vitesse et je sortis de là comme si ma vie en dépendait. Où est le problème? Je ne pige pas. Du moment où je fais pleinement ce qu'il me dit, je n'ai pas le droit? Pourquoi ? Je ne le fais pas gratos. J'ai besoin d'argent. Désolé pour lui si mon instinct de fille pauvre a pris le dessus. En attendant qu'il me vire, je ferai mieux de
Je suis retournée à la maison et Léna était postée devant son ordinateur. J'entre et elle me lance;- Devines quoi? J'ai une bonne nouvelle. L'entreprise *World Dress* me recrute en tant que leur secrétaire!- Wahou c'est super félicitations... dis-je en sautant sur le canapé plutôt que dans ses bras. Au moins tu auras droit à un vrai travail!- Arrêtes Odette. Tu es jalouse à ce point?- Non je plaisante. (Je me lève et la serre très fort dans mes bras) Je suis contente pour toi ma belle.... Et quand j'y pense, puisque je ne travaille pas tous les jours, je vais commencer avec une formation.- En quoi? Me demande t-elle en se détachant doucement- Je sais pas... en langue ou en informatique- C'est une bonne idée OdetteOn était assises en regardant un film tout en grignotant du popcorn, pertubées par les bruits de piano de notre voisin Christian.- Ce gars m'énerve! Lance Léna en soufflant- Oh je ne t'ai pas dit. Aujourd'hui j'ai croisé sa soeur...- Quelle soeur?- Bah celle de Mr
Le lendemain, je sors de mon quartier pour me rendre pour la 2ème fois à Bonandjo. On dirait deux pays tellement la différence est flagrante. Quand je pense que ce sera ma route 3 jours sur 7, j'ai encore du mal à m'y faire. J'arrive de bonne heure devant la grande baraque et sonne. Mais personne ne vient m'ouvrir. J'insiste, me demandant si je ne me suis pas par hasard trompée. Le gardien finit par ouvrir le portail, le visage froissé, en tenue militaire et sa carabine accroché à son torse. J'ai une mémoire très photographique et ce n'est pas celui de la dernière fois.- Bonjour! dis-je en souriant poliment - Vous êtes? Demande ce dernier - La femme de ménage - Votre carte- Je ne l'ai pas sur moi. La dernière fois j'ai laissé une photocopie.- Reculez! m'ordonne t-il en pointant son arme sur moi comme par instinctApparemment je travaille pour un mafieux russe. LolUne personne normale aurait paniqué mais je gardais mon sang froid. Dans la méfiance, je lève les mais puis lui dit
Après que ces filles aient attiré mon attention, je me suis penchée sur le décor de l'intérieur qui laissait à désirer. Tout est chic ici. Je jette un coup d'oeil à mon employeur qui ignore l'invitation des jeunes filles pour continuer la visite. Ces demoiselles qui n'ont pas l'air de remarquer ma présence, continuèrent sans gêne sous mon air dégoûté. Lorsque je me rends compte que Mr. Thierry n'est plus là, j'essaie de le rattraper alors qu'il est déjà dans une autre pièce. - Vous avez vu la pièce principale. Avec le temps, vous allez vous adapter et savoir comment gérer tout ça. Et si vous avez la moindre question, même au bureau, je vous répondrai et ma soeur aussi sera là de temps en temps. Voici votre chambre.Elle vaut mille fois mieux que notre studio. Je l'adore!On entre ensuite dans une chambre que je suppose être la sienne. Je vois des vêtements en désordre sur le tapis plus précisément des sous-vêtements et soutiens gorges. Je sais déjà à qui elles appartiennent...Les dra
Je sors du taxi et à première vue, tout est tellement propre autour de moi. L'air est plus frais, pas de risque de se faire bousculer comme dans mon quartier. Il n'ya que des voitures de riches garés ou qui roulent. Je lève la tête et vois le musée en question. Je sors mon téléphone et hésite entre lancer l'appel ou lui envoyer juste un texto ?Ah je réfléchis trop. Ne sachant pas ce qui fait plus professionnel, sur un coup de tête, je décide de lui envoyer un sms pour ne pas à subir son arrogance vocal qui me paralyse le corps.Quelques secondes après l'envoie du message, ma sonnerie retentit.- Oui Monsieur ?- Si vous êtes en face du musée, prenez juste à votre gauche. Il y'a une rue. Avancez tout droit jusqu'à ce que vous verrez une voiture blanche. Je suis là - D'accord monsieurJ'inspire et expire. Je vais enfin le rencontrer dans quelques minutes. Je dirai même quelques secondes près. J'avance et un courant d'air frais vient apaiser ma température. Ce fut comme une apparition q







