ログインMaelys était assise dans le petit café où elle avait l’habitude de retrouver Claire. L’air était doux, le soleil du matin se reflétait sur les vitres, mais à l’intérieur, elle sentait son cœur battre trop fort. Elle jouait nerveusement avec sa cuillère, regardant le café fumer devant elle, incapable de trouver les mots exacts.— Maelys, ça va ? demanda Claire en posant sa main sur la sienne. Tes yeux disent autre chose que ton sourire.Maelys soupira profondément et secoua la tête.— Je… Je sais pas comment gérer tout ça, Claire. Eden… tout ce qu’il fait, la façon dont il est, tout ce qu’il a dit et pas dit… je… je sais pas comment je dois réagir.— Respirons, dit Claire en souriant doucement. Commence par me dire exactement ce que tu ressens, pas ce que tu penses qu’il veut que tu ressentes.— C’est compliqué, murmura Maelys. Il y a… il y a ce truc avec lui… depuis la dernière fois, depuis qu’on a commencé à travailler ensemble. Je sais qu’il y a une barrière entre nous, mais je le v
Quelques mois s’étaient écoulés depuis le retour au bureau après l’hôpital. Le quotidien s’était réinstallé, ponctué de réunions, de présentations et de projets à gérer. Pourtant, pour Eden, chaque jour apportait un rappel subtil de Maelys. Il la voyait à travers les documents qu’elle traitait avec rapidité et précision, les dossiers qu’elle organisait et sa manière d’anticiper chaque problème avant même qu’il ne survienne. C’était fascinant. Il avait l’impression de découvrir une personne complète, ingénieuse, capable de presque tout gérer, et pourtant parfois vulnérable, distraite ou maladroite. Cette dualité le captivait.Il s’asseyait parfois à distance, juste pour l’observer. Ce n’était pas de la curiosité malsaine, ni de la fascination superficielle : il voulait la connaître, vraiment. Comprendre ce qui la motivait, comment elle réfléchissait, pourquoi elle choisissait telle solution plutôt qu’une autre. Il se surprenait à détailler son sourire, son ton quand elle expliquait que
Quelques mois s’étaient écoulés depuis le retour au bureau après l’hôpital. Le quotidien s’était réinstallé, ponctué de réunions, de présentations et de projets à gérer. Pourtant, pour Eden, chaque jour apportait un rappel subtil de Maelys. Il la voyait à travers les documents qu’elle traitait avec rapidité et précision, les dossiers qu’elle organisait et sa manière d’anticiper chaque problème avant même qu’il ne survienne. C’était fascinant. Il avait l’impression de découvrir une personne complète, ingénieuse, capable de presque tout gérer, et pourtant parfois vulnérable, distraite ou maladroite. Cette dualité le captivait.Il s’asseyait parfois à distance, juste pour l’observer. Ce n’était pas de la curiosité malsaine, ni de la fascination superficielle : il voulait la connaître, vraiment. Comprendre ce qui la motivait, comment elle réfléchissait, pourquoi elle choisissait telle solution plutôt qu’une autre. Il se surprenait à détailler son sourire, son ton quand elle expliquait que
La porte se referma derrière Maelys, et un silence léger s’installa dans la pièce. Eden resta immobile, les yeux fixés sur le vide, le cœur encore battant plus vite qu’il ne l’aurait voulu. Il sentait encore la chaleur de ses mains sur les siennes, l’odeur de sa peau, l’écho de son rire, et tout cela le laissait complètement dérouté.Ralph et Ash s’échangèrent un regard complice, puis Ash brisa le silence en s’asseyant sur l’accoudoir du canapé.— Eh bien… dit-il avec un sourire taquin, ça fait longtemps qu’on ne t’avait pas vu comme ça.Eden leva les yeux, un peu irrité, mais sans répondre. Il laissait ses pensées flotter, comme s’il se trouvait sur un petit nuage. Chaque moment avec Maelys avait réveillé quelque chose en lui, quelque chose de doux, de fragile, et pourtant inexplicablement puissant. Il ne savait pas exactement ce que c’était, mais il savait qu’il voulait la connaître encore plus, découvrir tout ce qui fait d’elle ce qu’elle est. Elle était brillante, incroyablement i
Eden se réveilla avec un mal de tête carabiné, le genre qui te fait regretter d’avoir trop bu… ou d’avoir trop pensé. Lentement, les souvenirs de la veille lui revinrent en fragments : le baiser, le délire, la façon dont Lys avait été là, attentive… Il se redressa, massant sa tempe.« Eden… t’as vraiment fait quoi… » murmura-t-il, la voix rauque et encore un peu ivre de fatigue. Il consulta sa montre : déjà 8 h passées. Trop tard pour le bureau. Trop tôt pour faire face au reste.Une sonnerie à la porte le fit sursauter. Avant qu’il n’ait le temps de se lever correctement, Ash et Ralph entrèrent sans attendre, les mains pleines de dossiers et un sourire malicieux collé aux lèvres.— Mec… t’es pas encore prêt ? lança Ash, un ton moitié exaspéré moitié taquin. On devait commencer à bosser y a un moment.Ralph leva les yeux, détaillant Eden de haut en bas : chemise froissée et déboutonnée, pantalon froissé, cheveux en bataille.— Eh ben… tu t’es réveillé dans un bar ou quoi ? ajouta Ralp
Le bureau était presque entièrement plongé dans le noir lorsque Maelys quitta enfin son propre espace de travail. Les couloirs étaient silencieux, vides depuis longtemps.Elle passa devant la porte du bureau d’Eden et remarqua encore de la lumière sous celle-ci.Elle fronça légèrement les sourcils.— Sérieusement…Elle frappa doucement.Aucune réponse.Elle poussa la porte.Eden était là, debout près de la grande baie vitrée, un verre à la main. Une bouteille ouverte reposait sur son bureau. Sa chemise était complètement déboutonnée, les manches retroussées de façon désordonnée, et sa cravate pendait encore autour de son cou comme s’il avait abandonné l’idée de l’enlever.Il se retourna lentement.— Lys… ? dit-il avec un léger retard.Sa voix avait quelque chose d’étrangement doux… presque enfantin.Elle soupira en voyant l’état dans lequel il était.— Eden… tu as bu ?Il leva vaguement son verre.— Peut-être un peu.— Un peu ? répéta-t-elle en croisant les bras.Il esquissa un sourir







