MasukJe ne dois pas dormir, se répétait il, j’ai beaucoup à faire. Il alla se passer de l’eau au visage puis alla courir sur le tapis roulant. Eden adorait les activités physiques qui lui faisait transpirer, ça le vidait la tête et il se sentait mieux après.
Maëlys se préparait de bonne heure pour se rendre au bureau, elle voulait être très matinale pour commencer à travailler et ainsi elle finirait plus tôt que d’habitude et pourrait avoir plus d’heure de repos - grande sœur, pourquoi tu pars aussi tôt ? Demande Lucas, le petit frère de Maëlys - J’ai beaucoup à faire et puis j’aimerai commencer tôt pour finir tôt aujourd’hui répondit elle - Il n’est que 6h, tu vas partir avec moi ? - Oui c’est sur le chemin, on vas prendre un taxi ensemble - Tant mieux, j’avais pas trop envie d’aller à pied aujourd’hui - Prépare toi vite alors - D’accord j’arrive - Maëlys tu pars déjà ? Demanda sa mère qui venait de se lever - Oui maman - Pourquoi aussi tôt ? C’est encore ton patron ? - Non pas du tout c’est de mon plein gré - Il te fait un peu trop travailler regarde comme tu deviens maigre - Mais non - Si, je vais te faire un pouding à emporter La décision de sa mère était ferme, impossible de refuser, elle emporta le bol avec elle et arriva au bureau vers 7h00 il n’y avait pas grand monde à cette heure ci, juste certains qui était très ponctuels mais le bureau commençait à être animé vers 8h30. Donc elle avait 1h30 d’avance. Elle se dirigea vers son bureau et s’assit en soupirant Bon ! Commençons cette journée de bonne humeur se dit elle en sortant certains papier de son sac. Le patron n’est pas encore là, je voulais le proposais une modification de clauses continua-t-elle à se dire. Après un moment elle entendu un bruit sourd venant du bureau d’Eden. - il est déjà là ! S’étonna-t-elle Comme il était là elle se leva d’un bond et décida d’aller voir pour déposer les documents en même temps. Elle frappa à la porte mais personne ne répondait - il n’était pas là ? Se demanda-t-elle, Monsieur O’Brien ? S’écria-t-elle je vais entrer Une fois qu’elle entra, elle trouva le bureau plongée dans le noir. Décidément il aimait le noir. - Bonjour monsieur O’Brien, vous êtes matinal aujourd’hui dit- elle pour commencer Mais comme il ne répondait pas, elle ne voulu pas s’attarder et laisser tomber le silence - En fait, je voulais vous montrer une clause concernant le contrat Warner, vous m’avez demandez de faire les vérifications Vu qu’il ne répondait toujours pas elle se mit en colère et décida juste de déposer le dossier sur table. De toute façon elle avait déjà marqué là où y avait un problème et donc il n’aurait pas besoin d’elle pour la suite. Quand elle voulu partir elle entendit encore le même bruit sourd de toute à l’heure, comme une personne qui agonisait. Elle se retourna, son cœur fit un bond. Elle s’approcha de lui mais elle m’apercevais presque rien. Elle alla tirer les rideaux pour découvrir Eden pencher sur sa table, en sueur, il avait l’air d’étouffer. - monsieur O’Brien dit-elle en s’approchant de lui pour essayer de le réveiller. Mais lorsqu’elle le toucha elle sentit qu’il était chaud, il avait de la fièvre, son cœur se serra. Pourquoi elle s’occupait de lui ? C’était un connard qui l’avait abandonné et laissé un cœur brisé. Pourquoi elle devait l’aider ? - Monsieur O’Brien, répéta-t-elle Ça l’agaçait mais son cœur lui disait de l’aider, il était mal en point, il rentrait rarement chez lui, vas savoir s’il dormait, il avait l’air épuisé ses derniers temps. Est ce qu’il mangeait au moins ? Il respirait de plus en plus mal et elle se sentit de plus en plus stressé et sans le savoir elle lâcha échapper son prénom - Eden … avait elle dit dans le silence de la pièce Elle réalisa qu’elle venait de l’appeler par son prénom mais se dit que sûrement il n’avait rien entendu car aussitôt le silence retomba dans la pièce. Mais il l’avait entendu et ça ne l’avait pas laissé indifférent. Y avait un truc troublant dans sa voix. Il était très faible et entendait à peine. Tout son corps hurlait de fatigue. - de l’eau, apportez moi de l’eau dit il doucement mais d’une voix imposante et chargée de fatigue - Oui monsieur, toute suite dit elle en s’exécutant Quelques minutes après elle revint avec un verre d’eau et une boîte d’aspirine à la main - j’ai apporté aussi de l’aspirine - Merci Il prit de l’aspirine puis resta sur son bureau, il s’était redressé, ça allait un peu mieux, il n’avait plus ce sifflement dans les oreilles et il voyait clairement - vous devriez manger, osa-t-elle proposer - Je n’ai pas faim, dit il sèchement - D’accord, mais c’est conseillé de se reposer juste après - Avez vous oublié que nous avons du travail sur le dossier Warner - Je peux m’en occuper, je vous ferai juste un compte rendu demain - Arrête Il l’avait tutoyer, c’était l’effet de la fatigue où il en était conscient. Il se leva et fit un moment avant de faire un pas en avant. Sa tête tournait, il avait vraiment besoin de sommeil mais il ne pouvait pas dormir, il se dirigea de l’autre côté de la pièce pour attraper une pile de papier mais une vague de vertige passa ce qui lui fit presque vaciller, il posa sa main sur le mur pour se soutenir. Maëlys remarquait ses efforts mais il n’allait vraiment pas bien alors elle inspira et sortit - je prend le risque de me faire virer monsieur mais je ne peux pas vous laisser travailler dans cet état, non seulement je suis votre secrétaire mais également votre assistante personnelle et je me dois de … Elle n’arrêtait plus de parler mais lui n’avait entendu que jusqu’à « personnelle », le restait était parti dans les vagues. Sa façon de parler lui donner un fort sentiment de déjà vécu mais il ne savait pas quoi. Il n’avait pas envie de discuter encore plus et lâcha juste sèchement « d’accord » Maëlys fut étonnée par la facilité avec laquelle elle l’avait convenu mais après tout elle avait ce don en elle. Elle savait persuader. Il alla se reposer dans une autre pièce de son immense bureau et elle elle retourna dans le sien l’air satisfaite et dérangerLe vol venait de décoller, les nuages s’étiraient à perte de vue sous le hublot. Eden était assis côté couloir, son regard fixé sur la tablette devant lui, les dossiers numériques ouverts, les chiffres et graphiques défilant comme une mer de lettres et de nombres. À côté de lui, Maëlys tenait son carnet, prête à noter tout ce qu’il lui demanderait.Ils ne s’étaient pas encore adressé la parole dans l’avion. Eden n’arrêtait pas de tapoter sur son écran et Maëlys s’ennuyait. Elle n’avait pas imaginé son voyage comme ça. Elle ne savait même pas où ils allaient.— Ah… soupira-t-elle.— Il y a un problème ? demanda-t-il sans quitter l’écran.— Non monsieur.— Bien.Elle le fixa un long moment et des souvenirs du lycée lui traversèrent l’esprit. Avant, c’était elle qui était froide avec lui. Elle travaillait beaucoup et lui était vif, toujours jovial. Il lui répétait qu’il ne fallait pas trop travailler sans se reposer. Et aujourd’hui, c’était lui qui travaillait sans fermer l’œil.Un chang
Eden referma lentement le carton. Toute cette histoire commençait à l’agacer, la photo, la voix… Tout semblait lié, et cette Lys l’intriguait de plus en plus. Était-ce elle ? Non, sinon elle l’aurait reconnu. Sur la photo, la fille portait l’uniforme de son lycée, mais Lys avait dit qu’elle avait étudié à Saint-Georges.Lys James… murmura-t-il dans le silence.Il prit son ordinateur et chercha le lycée de Saint-Georges. C’était dans une ville voisine de celle de son lycée. Il ne comprenait pas trop cette histoire. Pourquoi Ralph n’avait rien trouvé concernant Saint-Georges lorsqu’il avait fait des recherches sur elle ? Était-il inefficace ?Non, Ralph avait toujours été compétent.Elle aurait menti ? Aucun intérêt. Peut-être qu’il devrait s’y rendre lui-même pour demander des informations.Mais l’idée ne l’enchantait pas. Il n’aimait pas retourner dans sa ville natale ou aux environs. Et en ce moment, il était très occupé, voyager n’était pas une option.Le lendemain, Maëlys arriva tô
Il ne s’était même pas rendu compte qu’il s’était endormi.Pendant son sommeil, les mêmes scènes revinrent, encore et encore, comme si elles n’attendaient que cet instant pour reprendre vie. Derrière lui, une voix appelait son nom, plus claire cette fois, plus proche.— Eden…Il se retourna pour voir qui l’appelait, mais comme toujours il ne trouva que l’ombre, une silhouette indistincte qui se dissolvait avant même qu’il puisse l’atteindre.Il se réveilla en sursaut.Son cœur battait à tout rompre, son corps était couvert de sueur. Il passa une main sur son visage, l’air absent, essayant de reprendre son souffle. Il y repensait encore. À cette voix. Étrangement, il avait l’impression de l’avoir déjà entendue plus tôt dans la journée, quand Lys était près de lui.Qui es-tu ? se demanda-t-il intérieurement.Il consulta sa montre, à peine quarante minutes de sommeil. C’était ridicule.Il se leva sans laisser paraître le moindre trouble, plus froid, plus droit, comme s’il avait enfilé un
Je ne dois pas dormir, se répétait il, j’ai beaucoup à faire. Il alla se passer de l’eau au visage puis alla courir sur le tapis roulant. Eden adorait les activités physiques qui lui faisait transpirer, ça le vidait la tête et il se sentait mieux après. Maëlys se préparait de bonne heure pour se rendre au bureau, elle voulait être très matinale pour commencer à travailler et ainsi elle finirait plus tôt que d’habitude et pourrait avoir plus d’heure de repos - grande sœur, pourquoi tu pars aussi tôt ? Demande Lucas, le petit frère de Maëlys - J’ai beaucoup à faire et puis j’aimerai commencer tôt pour finir tôt aujourd’hui répondit elle - Il n’est que 6h, tu vas partir avec moi ? - Oui c’est sur le chemin, on vas prendre un taxi ensemble - Tant mieux, j’avais pas trop envie d’aller à pied aujourd’hui - Prépare toi vite alors - D’accord j’arrive - Maëlys tu pars déjà ? Demanda sa mère qui venait de se lever - Oui maman- Pourquoi aussi tôt ? C’est encore ton patron ?- Non pas
Après ce qui était comme une confrontation, quelques heures étaient passées et il était déjà 20h passées. Eden était encore dans son bureau et Maëlys aussi, ils étaient seuls sur le même palier. La température glaciale y régnait toujours.Maëlys n’arrêtait pas de travailler, courant d’un étage à l’autre pour tel ou tel dossier. Fatiguée, elle finit par s’adosser à son bureau et vit qu’il était déjà plus de 20h.Pendant combien de temps sommes-nous censés travailler ? se demanda-t-elle. Puis elle regarda vers le bureau de son patron. Il travaillait encore, immobile. Elle le scruta un long moment et conclut qu’il avait totalement changé : plus grand, plus rauque, introverti… plus aucun sourire, aucune émotion visible.Elle rassembla ses affaires et se leva pour l’informer qu’elle s’en allait. Lorsqu’elle entra après avoir demandé son autorisation, il était encore devant son ordinateur, ne levant même pas les yeux pour la regarder.— C’est pour quoi ? demanda-t-il d’un ton froid.— Monsi
Le bureau retrouva son silence après le départ de la jeune femme.Eden resta immobile quelques secondes, les mains posées sur le rebord de son bureau. Il fixait la porte fermée, comme si elle allait s’ouvrir à nouveau. Ridicule. Il se redressa, inspira profondément et tira légèrement sur la manche de sa veste. Reprendre le contrôle. Toujours.— Lys… murmura-t-il, presque sans s’en rendre compte.Le son de ce prénom lui resta coincé dans la poitrine. Il fronça les sourcils, agacé par cette sensation étrange. Ce n’était qu’un nom. Un prénom banal. Et pourtant… quelque chose résistait. Une impression de déjà-vu. Un écho lointain.Il s’assit et alluma son ordinateur, tenta de se replonger dans ses dossiers. Les chiffres défilaient, les mots aussi, mais aucun ne s’imprimait vraiment dans son esprit. Son regard revenait sans cesse vers la porte.On frappa.— Entrez.Lys passa timidement la tête, puis entra complètement, un dossier contre elle.— Monsieur O’Brien… on m’a demandé de vous reme







