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Le silence sous pression

Penulis: Dreykal
last update Tanggal publikasi: 2026-02-11 03:57:45

Je ne dois pas dormir, se répétait il, j’ai beaucoup à faire. Il alla se passer de l’eau au visage puis alla courir sur le tapis roulant. Eden adorait les activités physiques qui lui faisait transpirer, ça le vidait la tête et il se sentait mieux après.

Maëlys se préparait de bonne heure pour se rendre au bureau, elle voulait être très matinale pour commencer à travailler et ainsi elle finirait plus tôt que d’habitude et pourrait avoir plus d’heure de repos

- grande sœur, pourquoi tu pars aussi tôt ? Demande Lucas, le petit frère de Maëlys

- J’ai beaucoup à faire et puis j’aimerai commencer tôt pour finir tôt aujourd’hui répondit elle

- Il n’est que 6h, tu vas partir avec moi ?

- Oui c’est sur le chemin, on vas prendre un taxi ensemble

- Tant mieux, j’avais pas trop envie d’aller à pied aujourd’hui

- Prépare toi vite alors

- D’accord j’arrive

- Maëlys tu pars déjà ? Demanda sa mère qui venait de se lever

- Oui maman

- Pourquoi aussi tôt ? C’est encore ton patron ?

- Non pas du tout c’est de mon plein gré

- Il te fait un peu trop travailler regarde comme tu deviens maigre

- Mais non

- Si, je vais te faire un pouding à emporter

La décision de sa mère était ferme, impossible de refuser, elle emporta le bol avec elle et arriva au bureau vers 7h00 il n’y avait pas grand monde à cette heure ci, juste certains qui était très ponctuels mais le bureau commençait à être animé vers 8h30. Donc elle avait 1h30 d’avance.

Elle se dirigea vers son bureau et s’assit en soupirant

Bon ! Commençons cette journée de bonne humeur se dit elle en sortant certains papier de son sac. Le patron n’est pas encore là, je voulais le proposais une modification de clauses continua-t-elle à se dire. Après un moment elle entendu un bruit sourd venant du bureau d’Eden.

- il est déjà là ! S’étonna-t-elle

Comme il était là elle se leva d’un bond et décida d’aller voir pour déposer les documents en même temps.

Elle frappa à la porte mais personne ne répondait

- il n’était pas là ? Se demanda-t-elle, Monsieur O’Brien ? S’écria-t-elle je vais entrer

Une fois qu’elle entra, elle trouva le bureau plongée dans le noir. Décidément il aimait le noir.

- Bonjour monsieur O’Brien, vous êtes matinal aujourd’hui dit- elle pour commencer

Mais comme il ne répondait pas, elle ne voulu pas s’attarder et laisser tomber le silence

- En fait, je voulais vous montrer une clause concernant le contrat Warner, vous m’avez demandez de faire les vérifications

Vu qu’il ne répondait toujours pas elle se mit en colère et décida juste de déposer le dossier sur table. De toute façon elle avait déjà marqué là où y avait un problème et donc il n’aurait pas besoin d’elle pour la suite. Quand elle voulu partir elle entendit encore le même bruit sourd de toute à l’heure, comme une personne qui agonisait. Elle se retourna, son cœur fit un bond. Elle s’approcha de lui mais elle m’apercevais presque rien. Elle alla tirer les rideaux pour découvrir Eden pencher sur sa table, en sueur, il avait l’air d’étouffer.

- monsieur O’Brien dit-elle en s’approchant de lui pour essayer de le réveiller.

Mais lorsqu’elle le toucha elle sentit qu’il était chaud, il avait de la fièvre, son cœur se serra. Pourquoi elle s’occupait de lui ? C’était un connard qui l’avait abandonné et laissé un cœur brisé. Pourquoi elle devait l’aider ?

- Monsieur O’Brien, répéta-t-elle

Ça l’agaçait mais son cœur lui disait de l’aider, il était mal en point, il rentrait rarement chez lui, vas savoir s’il dormait, il avait l’air épuisé ses derniers temps. Est ce qu’il mangeait au moins ? Il respirait de plus en plus mal et elle se sentit de plus en plus stressé et sans le savoir elle lâcha échapper son prénom

- Eden … avait elle dit dans le silence de la pièce

Elle réalisa qu’elle venait de l’appeler par son prénom mais se dit que sûrement il n’avait rien entendu car aussitôt le silence retomba dans la pièce. Mais il l’avait entendu et ça ne l’avait pas laissé indifférent. Y avait un truc troublant dans sa voix. Il était très faible et entendait à peine. Tout son corps hurlait de fatigue.

- de l’eau, apportez moi de l’eau dit il doucement mais d’une voix imposante et chargée de fatigue

- Oui monsieur, toute suite dit elle en s’exécutant

Quelques minutes après elle revint avec un verre d’eau et une boîte d’aspirine à la main

- j’ai apporté aussi de l’aspirine

- Merci

Il prit de l’aspirine puis resta sur son bureau, il s’était redressé, ça allait un peu mieux, il n’avait plus ce sifflement dans les oreilles et il voyait clairement

- vous devriez manger, osa-t-elle proposer

- Je n’ai pas faim, dit il sèchement

- D’accord, mais c’est conseillé de se reposer juste après

- Avez vous oublié que nous avons du travail sur le dossier Warner

- Je peux m’en occuper, je vous ferai juste un compte rendu demain

- Arrête

Il l’avait tutoyer, c’était l’effet de la fatigue où il en était conscient.

Il se leva et fit un moment avant de faire un pas en avant. Sa tête tournait, il avait vraiment besoin de sommeil mais il ne pouvait pas dormir, il se dirigea de l’autre côté de la pièce pour attraper une pile de papier mais une vague de vertige passa ce qui lui fit presque vaciller, il posa sa main sur le mur pour se soutenir. Maëlys remarquait ses efforts mais il n’allait vraiment pas bien alors elle inspira et sortit

- je prend le risque de me faire virer monsieur mais je ne peux pas vous laisser travailler dans cet état, non seulement je suis votre secrétaire mais également votre assistante personnelle et je me dois de …

Elle n’arrêtait plus de parler mais lui n’avait entendu que jusqu’à « personnelle », le restait était parti dans les vagues. Sa façon de parler lui donner un fort sentiment de déjà vécu mais il ne savait pas quoi. Il n’avait pas envie de discuter encore plus et lâcha juste sèchement « d’accord »

Maëlys fut étonnée par la facilité avec laquelle elle l’avait convenu mais après tout elle avait ce don en elle. Elle savait persuader.

Il alla se reposer dans une autre pièce de son immense bureau et elle elle retourna dans le sien l’air satisfaite et déranger

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