Promesse d'alpha

Promesse d'alpha

last updateTerakhir Diperbarui : 2026-01-30
Oleh:  Thienly60Baru saja diperbarui
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En 2150, l’humanité a évolué. La raison a cédé du terrain face à l’instinct. Leïla Faure est une oméga de dix-huit ans qui refuse de se laisser définir par sa biologie. Célèbre, indépendante et déjà engagée dans une relation qu’elle croit stable, elle pense encore pouvoir choisir sa vie. Jusqu’au jour où une promesse ancienne la rattrape. Promise à Caleb Gilles, l’alpha le plus puissant de la ville, Leïla est contrainte de quitter son monde pour vivre sous le même toit qu’un homme qui la méprise. Caleb, façonné par une société où l’instinct prime sur tout, ne voit en elle qu’une opportuniste prête à tout pour un nom et un statut. Entre tensions, affrontements et silences lourds de sens, la cohabitation devient un champ de bataille. Mais lorsque les premières chaleurs de Leïla s’annoncent et entrent en résonance avec le rut de Caleb, la situation bascule. Car dans ce monde, le corps décide avant l’esprit. Et résister à l’instinct peut avoir un prix. Entre promesse imposée et choix interdit, Leïla devra décider jusqu’où elle est prête à aller pour rester maîtresse de son destin. Et Caleb devra prouver qu’un alpha peut faire plus qu’imposer sa loi. Il devra tenir une promesse. Même si cela va contre sa nature.

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Bab 1

La promesse

La ville ne dormait jamais vraiment.

Même au cœur de la nuit, les tours de verre respiraient encore, avalant la brume et recrachant des halos froids sur les avenues suspendues. Les panneaux publicitaires déroulaient des visages parfaits au-dessus du trafic silencieux, et dans l’air, il restait toujours quelque chose—une trace invisible, comme une empreinte laissée sur la peau du monde.

Leïla Faure sentit cette trace avant même d’ouvrir les yeux.

Une odeur. Une tension. Un fil ténu qui courait dans l’air, impossible à décrire, mais impossible à ignorer. Les médecins appelaient ça “perception phéromonale accrue”. Les gens, eux, disaient simplement que les omégas étaient faits pour sentir ce que les autres refusaient de voir.

Elle resta immobile quelques secondes, les paupières closes, à écouter son corps. Sa respiration était calme. Son cœur aussi. Aucune chaleur soudaine, aucun vertige, aucune douleur sourde dans le bas-ventre—rien qui annonce le début d’un cycle. Rien, et pourtant…

Et pourtant, depuis quelques jours, quelque chose changeait.

Leïla se redressa, les draps glissant sur ses épaules. La lumière du terminal mural s’alluma automatiquement, projetant une lueur pâle sur la chambre. La date s’afficha, puis l’heure. 06:12.

Elle posa les pieds au sol, froideur contre sa plante. Une sensation nette, rassurante. Les choses tangibles étaient plus faciles à maîtriser. Elle traversa la pièce, ouvrit les stores. La ville s’étendait en contrebas, immense, métallique, vivante. Des drones glissaient entre les immeubles, comme des insectes brillants. Plus loin, les quartiers riches scintillaient, parfaitement alignés. Et à l’horizon, le ciel avait cette couleur d’acier bleui, juste avant le jour.

Elle inspira encore. Ce fil dans l’air était toujours là.

“Calme-toi.” pensa-t-elle, comme si un ordre pouvait faire taire un instinct.

Une notification apparut sur le terminal, plus insistante que les autres, soulignée d’un liseré rouge.

CONVOCATION FAMILIALE – PRIORITÉ ÉLEVÉE

Leïla resta un instant figée. Son estomac se noua, sec, immédiat. Les convocations familiales ne servaient jamais à annoncer une bonne nouvelle. Elles servaient à rappeler une évidence : dans ce monde, on appartenait à quelque chose. À un nom, à une lignée, à une promesse prononcée par des morts.

Elle passa une main sur sa nuque, réflexe. Peau lisse. Sans marque. Sans morsure. Sans lien.

Ryan ne l’avait jamais marqué. Il n’avait jamais demandé.

Elle avait aimé ça. Cette liberté-là.

Leïla s’habilla rapidement, choisissant une tenue simple—pantalon noir, haut clair, veste fine. Elle attacha ses cheveux, vérifia son visage dans le miroir. Trop jeune, pensa-t-elle. Malgré les défilés, les flashs, les contrats. Malgré la fortune qu’elle avait bâtie avec son image et son travail. À dix-huit ans, elle avait encore ce détail dans le regard, quelque chose de trop vif, de trop vivant.

Dans une société guidée par l’instinct, être vivant était un risque.

Elle rejoignit le salon de l’appartement. Le mobilier était sobre, élégant, sans ostentation. Son grand-père aimait le calme et les choses solides. Il était déjà là, debout près de la baie vitrée, les mains jointes derrière le dos. Une silhouette droite malgré l’âge, les cheveux blancs tirés en arrière, et ce même regard qu’elle avait vu tant de fois : un mélange de tendresse et de fatigue.

Il se tourna quand elle entra. Il sourit, mais ses yeux ne souriaient pas.

— Leïla.

Elle ne répondit pas tout de suite. Elle se contenta de s’approcher, de s’asseoir face à lui, dos droit, menton levé. Une posture qu’elle avait apprise sur les podiums et dans les réunions, là où on ne vous laisse aucune place si vous ne la prenez pas.

— Qu’est-ce qu’il se passe ? demanda-t-elle enfin.

Son grand-père hésita. Ce simple délai suffit à faire courir une appréhension froide dans le ventre de Leïla. Il n’hésitait jamais quand il s’agissait de choses simples. Il hésitait seulement devant ce qui allait la blesser.

— Tu sais que notre famille a une histoire, commença-t-il.

— Je sais, coupa-t-elle, sans haussement de voix. Dis-le.

Il la fixa. Longuement. Comme s’il cherchait les mots exacts, comme si les mots pouvaient arranger ce qui était déjà décidé.

— Tu es promise, Leïla.

Le silence tomba, lourd, total. Leïla sentit son corps réagir avant sa tête. Une contraction minuscule dans la poitrine, un souffle retenu, un instinct qui se cabra et gronda au fond d’elle comme une bête.

Promise.

Pas “fiancée”. Pas “envisagée”. Promise. Comme un objet. Comme un pacte.

Elle s’entendit rire, un son bref, sec, qui ne lui ressemblait pas.

— Pardon ? dit-elle.

— Ce n’est pas une plaisanterie. C’était… une promesse entre deux amis. Ton grand-père et le grand-père des Gilles.

Leïla cligna des yeux. Les Gilles. Le nom traversa son esprit comme une lame.

— Les… Gilles ? répéta-t-elle.

Il hocha la tête. Et cette fois, il prononça le nom qui comptait vraiment.

— Caleb Gilles.

Leïla sentit le sol se dérober d’un millimètre. Pas assez pour la faire tomber. Assez pour lui rappeler qu’elle n’avait jamais eu de vraie stabilité.

Caleb Gilles. L’alpha le plus puissant de la ville. Héritier, figure publique, intouchable. On parlait de lui dans les soirées mondaines comme on parlait d’une tempête qu’on n’avait jamais vue, mais qu’on craignait quand même. On disait qu’il dominait une pièce rien qu’en entrant. On disait qu’il avait une aura qui faisait baisser les yeux.

Leïla, elle, ne connaissait que son nom et l’image froide qu’en donnaient les médias.

— Non, dit-elle.

Le mot sortit net, sans trembler. Elle fut fière de ça.

— Leïla…

— J’ai dit non.

Elle se leva. L’air sembla plus dense autour d’elle. Elle posa les mains sur le dossier du fauteuil pour ne pas laisser ses doigts trembler. Ce n’était pas la peur. C’était la colère. Une colère propre, brûlante, concentrée.

— Je ne me marierai pas avec un inconnu parce que deux hommes ont décidé de jouer aux patriarches avant ma naissance.

Son grand-père ferma les yeux un instant, comme frappé. Quand il les rouvrit, il y avait de la douleur dedans.

— Je ne t’aurais jamais imposé ça si je pouvais faire autrement.

— Alors fais autrement.

Il secoua la tête, lentement.

— La promesse a été acceptée. Les Gilles ont attendu. Et maintenant… maintenant, ils réclament ce qui leur a été promis.

Leïla sentit une nausée froide remonter. “Réclament.” Comme si elle était une dette.

— Et tu veux que j’accepte ? demanda-t-elle, la voix plus basse.

— Je veux que tu sois en sécurité, répondit-il doucement. Tu sais comment les choses fonctionnent. Les omégas sont… vulnérables.

Elle eut un sourire sans joie.

— Je ne suis pas vulnérable.

— Ton corps, si.

Leïla se figea. Parce que c’était là le vrai piège. Peu importe son argent, sa célébrité, son nom, ses contrats. Peu importe sa volonté. Son corps, lui, obéissait à des règles qu’elle n’avait pas écrites.

Et ces règles se rapprochaient.

Elle pensa à Ryan. À ses messages tardifs, à ses mains sur sa taille, à ses “on a le temps” murmurés comme si le temps était infini. À l’absence de morsure sur sa peau. À la liberté qu’elle avait prise pour acquise.

— Quand ? demanda-t-elle.

— Cette semaine. Le grand-père de Caleb t’invite à vivre chez eux. Pour… faciliter les choses.

“Cohabiter.” pensa-t-elle. Sous le même toit. Avec un alpha qui la mépriserait. Avec un alpha dont l’instinct pourrait, à un moment, se heurter au sien.

Le fil invisible dans l’air lui revint soudain en mémoire. Ce frisson qu’elle avait senti au réveil. Comme un avertissement.

Leïla inspira, lentement, profondément. Elle força son visage à rester neutre.

— Je le fais pour toi, dit-elle.

Les yeux de son grand-père brillèrent.

— Je sais.

Elle détourna le regard vers la ville, là-bas, derrière la vitre. Tout semblait normal. Les drones, les lumières, les tours. Comme si le monde ne venait pas de se refermer sur elle.

Leïla posa une main sur sa nuque, encore une fois. Peau lisse, sans marque.

Pour l’instant.

— Mais je te préviens, ajouta-t-elle, sa voix coupante malgré le calme qu’elle s’imposait. Je ne serai la propriété de personne.

Elle sentit l’instinct gronder au fond d’elle, pas comme une faiblesse, mais comme une promesse de tempête.

Et pour la première fois, elle comprit que le vrai combat ne serait pas contre Caleb Gilles.

Ce serait contre ce monde.

Et contre ce que son propre corps pourrait exiger, quand il déciderait enfin de parler.

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