เข้าสู่ระบบDe retour chez les Dubois, Vivienne rentra chez elle profondément malheureuse, sa soirée soigneusement préparée s'étant effondrée.Étienne l'avait plantée là sans se retourner, sans même s'assurer de sa présence. Elle avait essayé de l'appeler plusieurs fois, mais en vain : il répondait systématiquement à sa messagerie. C'était le plus frustrant. Après avoir attendu deux bonnes heures sans le voir, transférant son attention dans le froid à la vue des autres couples qui fêtaient leur mariage, elle était rentrée seule, humiliée et désespérée.Dès qu'Éloi et son oncle l'aperçurent, leurs visages s'illuminèrent. L'expression de Vivienne changea instantanément, avec fluidité, comme si elle avait été préparée. Hors de question qu'elle leur raconte ce qui s'était passé. Linda était rentrée chez elle avec l'ordre formel de garder le silence, mais Vivienne avait été subtile dans sa menace, la présentant comme une façon de ne pas inquiéter sa famille. Le matin du 1er janvier était très importa
Étienne se leva brusquement, d'un mouvement sec et agressif. Sa voix se durcit. « Tu as quitté ta mère pour aller te promener avec lui dans un endroit bondé. Tu te rends compte du danger que cela représente ? »Isabella le fixa, incrédule, la bouche légèrement ouverte. « Dangereux ? J'allais très bien. Et depuis quand te soucies-tu de savoir où je suis ou avec qui ? »« Depuis toujours », répondit Étienne, sa voix s'abaissant dangereusement, vibrante d'un non-dit.« C'est un mensonge », rétorqua Isabella, la voix légèrement brisée. « Tu t'en fichais quand tu as passé Noël avec Vivienne. Tu t'en fichais quand tu as ignoré mes appels. Tu t'en fichais quand… »« Ça suffit ! » Étienne fit un pas en avant, réduisant la distance qui les séparait en deux grandes enjambées. « Tu ne comprends pas. »« Alors explique-moi ! » La voix d'Isabella se brisa, les larmes menaçant de couler. « Explique-moi pourquoi tu es là. Explique-moi pourquoi tu t'en soucies maintenant. »Étienne la saisit par les
Étienne se dirigea vers Alexandre, les poings serrés. Quand était-il revenu des États-Unis ?Son regard se détourna complètement de Vivienne.Mais dès qu’Étienne fit un pas vers Alexandre, la foule se pressa autour de lui, les corps se serrant les uns contre les autres dans une liesse à la fois calme et chaotique. Au milieu de cette foule qui bougeait, prenait des photos, saluait les uns les autres dans cette ambiance à la fois calme et chaotique, Étienne le perdit de vue. Il eut beau chercher, se frayant un chemin à travers des groupes d’inconnus en liesse, le cou tendu au-dessus de cette mer de visages, il ne parvint pas à le retrouver.La frustration le rongeait.En vain. Il monta dans sa voiture et prit la route du Marais. Si Alexandre était de retour, il était certain qu’il retrouverait Isabella. Il le faisait toujours.Isabella retrouva Hélène et Mme Fournier qui montaient dans la voiture et rentraient chez elles.Au Marais, elles s’installèrent, profitant du va-et-vient des voi
Il portait un manteau simple mais élégant, et sa beauté était difficile à ignorer, même dans la foule.En le voyant, Isabella sut qu'Étienne et les autres seraient forcément dans les parages.Elle s'attendait à voir Antonio passer, mais à sa grande surprise, il s'arrêta.« Madame Isabella », la salua poliment, d'un ton respectueux.« Antonio », répondit Isabella, polie mais distante.« Bonne année », dit-il.« Bonne année à vous aussi. »Sébastien lui tendit la main. « Sébastien Armand. »« Antonio Moretti », répondit Antonio en lui serrant fermement la main.La conversation fut brève et courtoise, mais Isabella demeura remarquablement distante. Elle ne parlait que lorsqu'on s'adressait directement à elle, ses réponses étant courtes et mesurées. Antonio le remarqua et comprit patiemment, sans insister.Alors qu'elle était là, son regard se posa sur une silhouette familière dans la foule.Comme prévu, Étienne était là avec les autres : Jorge, Linda et Vivienne.Isabella sentit son souf
Le lendemain, Isabella arriva à Sentinel à 9 heures. L'ambiance était excellente et les autres collègues revenaient peu à peu de vacances.Elle et Marc se mirent à travailler sur la version collaborative de M. Renard. Ils travaillèrent jusqu'à midi, puis décidèrent d'aller déjeuner.Ils allaient sortir de la voiture lorsqu'ils s'arrêtèrent en voyant Étienne et Vivienne entrer dans le restaurant. Devant eux se trouvaient Éloi, Solène et Linda.Un déjeuner de famille au complet, dans le plus pur style qui soit.« Tu veux qu'on aille ailleurs ? » demanda Marc doucement.« Non… entrons », répondit Isabella. Elle n'avait rien fait de mal. Elle ne se cacherait pas de cette famille toxique.Marc la regarda avec inquiétude. « Tu es sûre ? »« Oui, je le suis. Tu t'inquiètes trop. » Elle esquissa un léger sourire, qui n'atteignit pas ses yeux. Les Dubois étaient toujours à l'entrée, se saluant ou peut-être Vivienne et Étienne, qui étaient ensemble depuis quelques jours. Aucun des deux n'était
Les mains d'Étienne flottaient maladroitement dans le vide. Il ne voulait pas la repousser brutalement, mais il était parfaitement conscient de l'incongruité de son geste.« Vivienne, tu as besoin de te reposer », dit-il fermement en essayant de se dégager.Mais elle s'accrocha à lui, se collant contre lui. Son souffle chaud effleurait sa nuque. « Tu m'as sauvée une fois, Eti. Tu es le seul à comprendre. »Étienne lui prit les poignets avec douceur mais fermeté et écarta ses bras. « Tu n'es pas dans ton état normal. Laisse-moi t'aider comme il faut. »Il se leva, recula d'un pas et passa la main derrière son dos pour remonter la fermeture éclair de sa robe. Ses gestes étaient rapides, cliniques, purement fonctionnels.Les yeux de Vivienne brillaient de frustration, mais elle gardait une expression douloureuse. Quand Isabella ouvrit la porte, son regard se posa d'abord sur les escarpins Louboutin hors de prix éparpillés sur le tapis et sur les bijoux, exactement du même type que ceux







