로그인Un gémissement monte dans ma gorge, malgré moi. Je le sens naître dans ma poitrine, remonter le long de mon cou, et je le laisse sortir, un son doux, presque surpris. Il flotte dans la chambre, se mêle à l'odeur de lavande, et mes joues chauffent. Mes doigts se serrent sur le rebord de la commode, plus fort, encore plus fort, jusqu'à ce que le bois crie sous mes ongles.J'agrippe la taille de ma culotte. Je tire vers le bas d'une main, l'autre plaquée à plat sur mon ventre pour me maintenir. Le tissu glisse et l'air frais de la chambre frappe ma chatte, puis est immédiatement remplacé par la chaleur de ma bouche qui se rapproche. Je sens mon propre souffle sur ma peau, chaud, humide, et mes hanches roulent vers l'avant, impatientes, avides.La première pression de mes lèvres sur mon sexe est douce, presque chaste. Un contact à peine appuyé, comme si je goûtais. Puis j'ouvre la bouche, et ma langue trouve le pli entre mes grandes lèvres, le suit de bas en haut
JaneLe parquet grince sous ses pieds quand Toma recule d'un pas. Pas pour partir : pour regarder. Ses yeux verts descendent de mon visage vers mes épaules, mes hanches, et s'arrêtent là, comme s'il mesurait quelque chose. Sa main se tend, paume ouverte vers moi, et il hoche la tête en direction de la commode.— Monte.Ce n'est pas un ordre. Sa voix grave a la même texture que tout à l'heure, du sable fin qui coule lentement, mais il y a quelque chose de plus précis maintenant, une attente précise dans la tension de sa mâchoire. Le grain de beauté sous son œil gauche tremble quand il cligne. Il ne cligne pas souvent. Ses yeux restent fixés sur moi, immobiles, et cette fixité me fait plus d'effet que tout le reste.Mes pieds bougent avant que ma tête ne décide. Trois pas. Le bois craque sous mes talons, et chaque craquement résonne dans le silence de la chambre comme un coup de feu étouffé. La commode est froide contre le bas de mes reins
Il a raison. Trente secondes se sont écoulées. Quarante. Une minute. Mon pouce est toujours posé sur l'écran, le code n'est pas tapé. Je fixe l'homme qui a cambriolé ma chambre, et je ne bouge pas.— Tu ne sais même pas qui je suis.Ma voix est plus sourde que je ne veux. Plus rauque. Je ne me reconnais pas.— Je sais que tu vis seule. Je sais que tu rentres tard le soir. Je sais que tu pleures parfois, dans cette chambre, parce que j'ai entendu à travers le mur de la cage d'escalier. Je sais que personne ne vient te voir.Chaque phrase est un clou enfoncé dans le bois de ma résolution. Je serre les dents. Mes narines frémissent. Il sait. Il sait tout. Il m'a entendue pleurer, il m'a entendue sangloter dans mon oreiller, il a écouté ma solitude à travers un mur et il s'en sert maintenant, comme une arme, comme un levier.— Et tu penses que parce que tu sais ça, tu as le droit de...— Non. Je n'ai aucun droit. Mais je sais aussi que tu n'as pas été touchée depuis longtemps. Pas comme i
Ma voix est un cri rauque, écorché, qui ne ressemble pas à la mienne. Il sursaute. La boîte lui échappe des mains, tombe sur le parquet dans un fracas de bois et de métal. Les bijoux se répandent, les perles roulent sous le lit, la bague de ma mère disparaît dans une fente du plancher.Il se retourne d'un coup. Ses yeux, verts, d'un vert presque irréel, se plantent dans les miens. Il se redresse lentement, les mains levées, paumes ouvertes. Il est grand. Plus grand que moi d'une tête, peut-être plus. La mâchoire carrée, un grain de beauté sous l'œil gauche, des mains aux doigts longs qui tremblent à peine. Un homme. Un vrai, avec des épaules qui remplissent l'espace, une carrure qui rend la chambre soudainement trop petite.— Attends.Sa voix est grave, légèrement rauque. Elle résonne dans ma poitrine comme une vibration physique.— Attends, je peux expliquer.— Tu peux expliquer au commissariat.Je recule d'un pas. Mon dos heurte le chambranle de la porte. Je tends la main vers la ta
JaneJe rentre dans l'appartement, les bras chargés de sacs de courses. Les anses en plastique me coupent les paumes, laissant des marques rouges sur ma peau, mais je ne les sens même plus. J'ai hâte de les déposer, de me débarrasser de ce poids qui me tire les épaules vers le sol. La clé tourne dans la serrure avec ce petit grincement familier que je connais depuis trois ans, la porte s'ouvre sur le couloir étroit que je connais par cœur. Parquet grinçant sous mes pas, odeur de lavande du diffuseur sur la console, celui que j'ai acheté chez ce petit artisan du marché aux puces, celui qui m'a coûté trop cher mais qui sent exactement comme le jardin de ma grand-mère, lumière tiède de fin d'après-midi qui filtre par la fenêtre du salon et découpe des rectangles dorés sur le mur beige.Tout est à sa place.Sauf que non.Je m'arrête net, les pieds ancrés dans le parquet, les sacs se balançant légèrement contre mes cuisses. Le diffuseur a été déplacé. Quelques centimètres vers la droite, m
Je reste. Je glisse sur le côté, mes jambes encore tremblantes, et je m'allonge contre lui. Il tire le drap sur nous. Son bras se referme autour de ma taille, sa main se pose à plat sur mon ventre, juste au-dessus de mon pubis. Ses lèvres effleurent ma tempe. Je ferme les yeux. Son odeur m'enveloppe. Le tic-tac de l'horloge continue, mais il semble plus lointain maintenant, comme si la chambre d'amis était devenue une île au milieu de la nuit. Je ne sais pas combien de temps je reste là. Peut-être dix minutes. Peut-être une heure. Je sens sa respiration ralentir, sa poitrine se soulever plus lentement, sa main devenir plus lourde sur mon ventre. Il s'endort. Je devrais partir. Je le sais. Mais je reste encore un peu, juste un peu, à écouter son cœur battre sous mon oreille. Puis je me glisse hors du lit. Mes pieds touchent le tapis. Je ramasse mes affaires éparpillées, le drap, le caleçon, tout ce que j'avais enlevé. Je me rhabille dans le noir. Quand je me retourne, ses y







