Mag-log inADRIELLa nuit tombe sur l'île, et on dîne sur la terrasse, éclairés par des lanternes que j'ai suspendues dans les arbres, bercés par la musique des vagues et le chant des grillons.Elle porte une simple robe légère, blanche, presque transparente, que la brise nocturne plaque contre son corps, révélant ses formes. Ses cheveux argentés flottent sur ses épaules, brillant sous la lumière des lanternes. Elle est la plus belle chose que j'aie jamais vue.— À quoi tu penses ? demande-t-elle.— À toi. Toujours à toi.Elle rougit, ce qui est ridicule parce qu'elle est ma femme et qu'on a passé la journée à faire l'amour dans tous les endroits possibles de cette île, mais j'adore ça. J'adore la faire rougir. J'adore tout d'elle.— Arrête, dit-elle.— Jamais.
Il descend encore, embrassant mon ventre, mon nombril, mes hanches. Ses mains écartent mes cuisses, et je les ouvre pour lui, offerte, impatiente.— T'es déjà trempée, constate-t-il, sa voix pleine d'approbation. T'es toujours prête pour moi.— Pour toi, toujours.Il se penche, et sa langue trouve mon clitoris. Je crie, je me cambre, je perds tout contrôle. Il me lèche lentement d'abord, explorant, savourant. Puis plus vite, plus fort, plus précis, ses doigts entrant en moi, me préparant.— Adriel, je… je vais…— Pas encore, ordonne-t-il en s'arrêtant.Je gémis de frustration.— Pourquoi tu t'arrêtes ?Il remonte le long de mon corps, m'embrasse, me fait goûter ma propre saveur sur ses lèvres.— Parce que je veux être en toi quand tu jouiras. Je veux te sentir te serrer auto
ADRIELSes cheveux argentés se répandent sur ma poitrine comme une cascade de lumière lunaire. Sa peau est chaude contre la mienne, moite de nos ébats, parfumée de son odeur unique , ce mélange de fleurs, de sel marin et de son essence intime qui me rend fou. Ses doigts dessinent des cercles paresseux sur mon torse, et je sens à chaque effleurement un frisson me parcourir, une étincelle de désir qui renaît déjà.Le soleil décline doucement, projetant des ombres orangées sur les murs blancs, teintant le ciel de rose et d'or. Par la fenêtre ouverte, on entend le bruit rythmé des vagues, le chant des oiseaux inconnus qui regagnent leurs nids, le bruissement des palmiers dans la brise du soir.On a fait l'amour.Plusieurs fois.Sans compter.Sans penser à rien d'autre qu'à nous.La première fois, sur le lit. L
Sa voix est grave, chaude, vibrante de désir à peine contenu. Je sens son corps contre le mien, la chaleur qui émane de lui, la preuve de son désir qui commence à se presser contre mes reins.Je me retourne lentement. Je le regarde. Mon mari.— Il manque une chose, dis-je, ma voix plus basse, plus rauque.Il fronce les sourcils, un éclair d'inquiétude dans ses yeux.— Quoi ? Dis-moi, je peux…Je me hisse sur la pointe des pieds, je passe mes bras autour de son cou, je colle mon corps contre le sien.— Toi. Juste toi.Ses yeux s'assombrissent, ses pupilles se dilatent. Son souffle s'accélère.— Alba…— Je veux que tu me fasses l'amour, Adriel. Ici. Maintenant. Dans ce lit. Sur cette terrasse. Dans cette douche. Sur cette plage. Partout. Tout le temps. Pendant sept jours. Je veux que tu me possèdes, que tu m'ex
ALBA— Ferme les yeux.La voix d'Adriel est chaude contre mon oreille, ses mains couvrent mes yeux avec une tendresse infinie. Je ris, excitée comme une enfant, le cœur battant à tout rompre dans ma poitrine.— Sérieusement ? Encore des surprises ?— La dernière, je te le promets. Après ça, plus de surprises pendant au moins… disons une semaine.— Une semaine ? Tu tiendras pas.— Tu as raison. Mais j'essaierai.Je sens son sourire contre ma tempe, le frôlement de ses lèvres sur ma peau, et un frisson me parcourt tout entière. Autour de nous, le monde a disparu. Après la fête, après les adieux à mes parents, après les hurlements de la meute célébrant notre départ, après l'émotion de notre première nuit en tant que mari et femme dans notre chamb
Marc m'embrasse sur le front, puis il va s'asseoir près de maman. Et nous restons seuls, Adriel et moi, main dans la main, devant tous.Le célébrant , un ancien de la meute, un vieux loup à la voix profonde et apaisante , parle de l'amour, du destin, de l'union. Il parle de la Louve, de ce qu'elle représente pour eux, de l'honneur qu'elle leur fait en choisissant l'un des leurs. Il parle d'Adriel, de sa force, de sa loyauté, de son cœur pur.Je n'écoute pas vraiment. Je regarde Adriel.Ses yeux d'or, si profonds, si intenses.Son sourire, doux, amoureux.Ses mains qui serrent les miennes, si fort, comme s'il avait peur que je disparaisse.— Alba, dit soudain le célébrant. Veux-tu prendre Adriel pour époux, pour l'aimer, le respecter, le protéger, dans la joie et dans la peine, dans la santé et dans la maladie, jusqu'à ce que l
AlbaLe monde n’est plus un lieu, c’est une texture. La texture de ses mains.Elles ne m’explorent pas, elles m’archéologuent. Sa paume droite s’enfonce dans le creux de mon bas du dos, pressant jusqu’à ce que mon bassin se courbe et s’offre, un arc tendu contre la rigidité du bois. Ses doigts, eux
AlbaLa course à travers les bois est un baptême. Les branches fouettent l’air autour de nous, le sol humide cède sous mes pas. Malgré la douleur cuisante à mon talon, je ne trébuche pas. Je cours, guidée par la main qui serre la mienne, par la silhouette qui fend les ténèbres avec une certitude ab
AlbaLe voyage est un tunnel de silence. Chaque kilomètre avalé est une pelletée de terre jetée sur ce que j’étais. Je regarde défiler la nuit par la vitre, mon reflet fantomatique se superpose aux arbres, aux champs. Une étrangère aux yeux noyés.— Tu vas voir, Alba, dit ma mère sans se retourner.
AlbaLa cage craque. Littéralement.C’est la troisième nuit que la chaleur me réveille en sursaut, le corps en feu, les sens hurlants. Cette fois, c’est pire. L’odeur de mon père, de l’autre côté du couloir, est une intrusion insupportable. Le bruit de la ventilation est un grondement assourdissant







