LOGINJe remonte dans la chambre.
Le lit est en désordre, les draps froissés, tachés. Les preuves de ce qui s'est passé. Je m'allonge à l'endroit où elle était, je pose ma tête sur l'oreiller qui sent encore ses cheveux. Je ferme les yeux.
Je revois tout.
Son visage quand elle a crié. Ses yeux quand elle a joui. Ses larmes après. La façon dont elle a dit mon nom. La façon dont son corps s'est ouv
Je remonte dans la chambre.Le lit est en désordre, les draps froissés, tachés. Les preuves de ce qui s'est passé. Je m'allonge à l'endroit où elle était, je pose ma tête sur l'oreiller qui sent encore ses cheveux. Je ferme les yeux.Je revois tout.Son visage quand elle a crié. Ses yeux quand elle a joui. Ses larmes après. La façon dont elle a dit mon nom. La façon dont son corps s'est ouvert à moi, offert, confiant.Leïla.Leïla dans mes bras. Leïla ouverte à moi. Leïla mienne.Je n'ai jamais ressenti ça. Jamais.Avec Nadia, c'était convenable, tranquille, organisé. Un devoir conjugal plus qu'une passion. Avec les autres femmes avant, c'était du désir, de la conquête, de l'ego. Des trophées, des victoires.Avec elle, c'est différent.Comme si une par
Des spasmes, des vagues, du bonheur pur qui déferle en moi. Ça dure des secondes qui semblent des minutes. Mes muscles se contractent autour de ses doigts, mon dos se cambre, ma tête se renverse.Puis ça redescend lentement, comme une marée qui se retire.Je retombe sur le lit, essoufflée, incrédule, le corps en nage. Mes jambes tremblent légèrement, mon cœur bat à tout rompre.— C'était... c'était quoi ?— Un orgasme. Sans pénétration. Juste avec mes doigts.— C'est possible ?— Ton corps est plein de possibilités. Et on va toutes les explorer. Mais d'abord...Il se positionne au-dessus de moi. Son sexe touche mon entrée. Je sens le contact, chaud, humide, insistant. Une promesse.Je retiens mon souffle.— Prête ?— Oui.— Regarde-moi.J
Il me regarde.Ses yeux parcourent ma poitrine avec une intensité qui me brûle. Je vois ses pupilles qui se dilatent, sa respiration qui change.— Magnifique, murmure-t-il. Vraiment magnifique.Il lève la main, très lentement, pour me laisser le temps de dire non. Ses doigts effleurent d'abord mon épaule, descendent le long de mon bras, remontent vers ma poitrine. Quand ils touchent enfin mon sein, c'est comme si tout mon corps se tendait vers ce contact.Sa paume est chaude, légèrement rugueuse. Elle épouse la forme de mon sein, le pèse doucement, le caresse. Son pouce trouve le téton, le frôle, le contourne. Je gémis, un son que je ne contrôle pas.— Tu aimes ça ?— Oui... oui...Il se penche. Je sens son souffle sur ma peau, chaud, léger. Puis sa bouche. Ses lèvres qui prennent mon téton, doucement d
Elle me regarde, incrédule.— Tu lui as dit ça ?— Oui. Et il a compris. Il m'a dit que... que si tu étais heureuse avec moi, il accepterait.— Il t'a dit ça ?— Oui.Elle secoue la tête.— Je ne te crois pas. Youssef ne dirait jamais ça.— Il l'a dit. Parce qu'il t'aime. Parce qu'il veut ton bonheur.— Mon bonheur... répète-t-elle amèrement.— Leïla, je ne veux pas te forcer. Je ne veux pas que tu te sentes obligée. Je veux juste que tu saches que je suis là. Que je t'attends. Que je t'aimerai quoi que tu décides.Elle me regarde longtemps. Ses yeux cherchent le mensonge, la manipulation. Je la laisse chercher.— Pourquoi tu fais tout ça ? demande-t-elle enfin.— Parce que je t'aime.— Tu ne me connais pas.— Je connais c
YoussefElle est partie. La porte a claqué, et je suis resté seul dans ce salon où tout me parle d'elle. Le coussin où elle s'assoit, le livre qu'elle lisait hier, la tasse de thé à moitié pleine.Je suis un monstre.Un pauvre monstre, impuissant et lâche.Je me lève, je vais dans la chambre. Notre lit est défait, les draps gardent encore son odeur. Je m'allonge, je la respire, je pleure.Pourquoi je suis comme ça ? Pourquoi je n'arrive pas à être un homme ?L'idée de la perdre me tue. Mais l'idée de la garder en sachant qu'elle est malheureuse me tue aussi.Hicham peut lui donner ce que je ne peux pas. C'est une certitude. Je l'ai vu la regarder, je l'ai senti. Lui, il est un vrai homme.Moi, je ne suis rien.Elle rentre tard. Je l'entends ouvrir la porte, marcher doucement dans le couloir, s'arrêter devant la ch
Elle ouvre les yeux. Ils sont noirs de désir.— Hicham...Sa voix est à peine un murmure.— Oui ?— Je... je ne peux pas.Elle recule, ouvre la porte, disparaît.Je reste là, le souffle court, le goût d'elle sur mes lèvres.Elle est partie. Mais elle reviendra.Elles reviennent toujours.LeïlaJe marche vite dans la rue, sans savoir où je vais. Mon cœur bat si fort que j'ai l'impression qu'il va sortir de ma poitrine.Ses lèvres. Ses doigts sur ma joue. Son odeur.Non. Non, non, non.Je refuse de ressentir ça. Je refuse d'être cette femme-là, celle qui tremble pour un autre homme, celle qui oublie son mariage pour un regard.Mais en même temps...Son mariage à lui. Il va divorcer, il a dit.Est-ce que je le crois ? Est-ce que







