로그인Le matin se leva sur le manoir dans un silence presque solennel. Le soleil filtrait à travers les grandes fenêtres, jetant des rayons dorés sur les tapis persans et les meubles anciens. L’air était encore chargé des émotions de la veille, et chaque pièce semblait respirer la tension et la fatigue accumulées.Diel, assis à la grande table du petit-déjeuner, observait son bol de fruits à peine touché. La nourriture semblait fade, presque insignifiante après la montagne de peur et de colère qu’il avait ressentie la veille. Lenaë, de son côté, gardait un œil attentif sur lui, s’assurant qu’il mangeait au moins un peu pour reprendre des forces. Kael, debout près de la fenêtre, contemplait le jardin, les poings serrés, la mâchoire tendue.— Diel, dit Kael d’une voix ferme mais basse, viens dans mon bureau. J’ai besoin de te parler.Le jeune homme acquiesça et suivit son père, le cœur battant mais empli d’une étrange anticipation. Ils franchirent le couloir silencieux, et Kael ouvrit la port
La nuit s’installa enfin sur le manoir. Les grandes fenêtres laissaient passer un filet de lumière lunaire qui caressait les tapisseries et les portraits d’ancêtres silencieux. Le tumulte de la journée, les humiliations, les ordres et la peur s’étaient dissipés, laissant place à un calme fragile. Dans cette atmosphère, Diel errait dans le couloir, incapable de trouver le repos. Ses pas résonnaient faiblement sur le parquet poli, mais à chaque écho, il sentait son esprit s’emballer, repassant en boucle les événements de la journée.Lenaë, ayant senti que son fils ne dormirait pas facilement, l’avait discrètement suivi. Elle l’intercepta dans l’ombre d’un corridor, posant doucement sa main sur son épaule.— Diel… viens avec moi, murmura-t-elle.Le jeune homme se tourna, surpris, et acquiesça silencieusement. Lenaë le guida jusqu’à une petite chambre adjacente, une pièce qu’il avait autrefois connue comme étant la bibliothèque du manoir, désormais transformée en chambre d’invité. Les mur
Dans le silence lourd du manoir, les portes se refermèrent enfin derrière eux. Diel avait encore le souffle court, son cœur battant à toute allure, l’écho de la scène dans la cour résonnant dans sa poitrine. Les soldats de Riven s’étaient dispersés après l’ordre de leur maître, laissant la famille brisée, humiliée, et les enfants encore secoués par les pleurs. Lenaë avait serré les petits contre elle, les tenant fermement comme si la chaleur de ses bras pouvait effacer l’image de Kael maintenu de force à genoux.Dans le grand hall du manoir, la lumière tamisée des chandeliers éclairait faiblement leurs visages marqués par l’émotion. Quand enfin le silence se fit, Lenaë leva les yeux vers son fils, celui qu’elle n’avait pas revu depuis si longtemps.— Diel…Sa voix tremblait. Elle lâcha doucement les enfants pour s’approcher de lui. Ses mains vinrent se poser sur ses joues, comme pour vérifier qu’il était bien là, vivant, en chair et en os. Ses yeux se remplirent de larmes.— Mon fils…
Mais Riven s’avança, caressa doucement les cheveux de Diel, comme pour le calmer, et murmura à son oreille :« Souviens-toi de ce jour, mon ange. Tu ne pourras jamais te libérer de moi. Ni toi, ni eux. »Et dans la cour glacée du manoir, les sanglots des enfants résonnèrent, mêlés au silence écrasant de l’humiliation.Dans la cour du manoir, l’air vibrait encore du tumulte de la scène qui venait de se jouer. Les soldats, armés jusqu’aux dents, avaient encerclé Kael et Lenaë, tandis que Riven avait pris un malin plaisir à exiger qu’ils plient le genou. La voix du général retentissait encore dans l’esprit de tous : grave, tranchante comme une lame, elle n’avait laissé place à aucune réplique. Mais Kael avait tenu bon, refusant de se soumettre, le regard brûlant de fierté et de rage. Son refus avait déclenché les cris, les pleurs des enfants, et la peur glacée dans le ventre de Diel.Il avait tenté de s’interposer, d’appeler Riven à la raison, mais son « fiancé » l’avait cloué d’un simp
Le carrosse impérial avançait lentement sur le chemin sinueux menant au manoir reculé où vivaient encore Kael et Lenae, les parents de Diel. Pour Diel, c’était un mélange d’excitation et d’appréhension : depuis tant de mois, il n’avait pas revu ses parents. À travers la vitre, il guettait la silhouette familière du domaine, ce manoir au toit gris et aux jardins entretenus malgré leur éloignement. À ses côtés, Riven paraissait étrangement calme, ses yeux sombres fixés sur l’horizon, les doigts caressant distraitement la bague qu’il portait.« Nous y sommes presque, Diel, » dit-il d’une voix basse, presque tendre. « Tu verras… ce sera un jour inoubliable. »Diel sourit timidement, un peu ému. Il posa sa main sur celle de Riven, comme pour le remercier encore de tenir sa promesse. Mais dans le fond, une tension sourde ne le quittait pas : il connaissait trop bien l’imprévisibilité de l’empereur pour croire qu’il avait organisé ce voyage uniquement pour lui faire plaisir.Le cortège arriv
Le palais entier vibrait d’une atmosphère différente depuis que la nouvelle du voyage avait été annoncée. Riven avait promis à Diel qu’ils se rendraient enfin dans le manoir reculé où ses parents étaient gardés. Le jeune oméga, après des mois de patience, sentait son cœur battre d’une excitation qu’il n’avait plus ressentie depuis longtemps. Pour la première fois, une lueur d’espérance perçait dans son quotidien de captivité.Il se leva tôt ce matin-là, animé d’une énergie inhabituelle. Les domestiques vinrent l’aider à préparer ses affaires, pliant soigneusement les étoffes, rangeant les quelques objets personnels auxquels Diel tenait. Il essayait d’être léger, de ne pas encombrer leurs bagages, mais chaque geste qu’il faisait avait un éclat particulier, comme si le simple fait de plier une tunique ou d’attacher un ruban le rapprochait de ses parents.Riven, de son côté, donnait les ordres d’une voix ferme, organisant la caravane, les gardes, les chevaux. Son autorité naturelle s’imp






