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Chapitre 37 — Le Masque et la Peau

Penulis: Déesse
last update Terakhir Diperbarui: 2025-10-26 18:52:33

ISABELLA

Je croyais connaître la forme des choses : l’amour, la colère, la jalousie. Je croyais connaître les visages que l’on garde pour soi, les sourires que l’on polit pour le monde. Ce soir j’ai appris que je me trompais. Que derrière le geste le plus intime , partager un lit, une table, une promesse du matin , peut se cacher un abîme qui ne réclame rien d’autre que de dévorer.

Je revois la scène comme on revoit un visage qu’on n’a plus le droit de toucher. Ce n’était pas un coup de folie. Ce n’était pas un accident. C’était une décision, froide, chirurgicale, rendue avec la même mesure que l’on tranche une orange sur une planche. Il n’y a pas eu hurlements prolongés, pas de tracas domestiques grotesques : Soledad est tombée comme on ferme une porte, et lui est resté debout, intact, comme si le monde venait de reprendre sa respiration normale.

Comment un homme normal peut-il se comporter ainsi ? Je l’ai demandé à la vapeur dans la salle de bains, à la chaleur qui m’avait recousu l
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    Camille RouxPlus tard dans l’après-midi, alors que les enfants font leurs devoirs dans le salon près du feu, je monte à l’étage, dans ma chambre. Dans le tiroir du haut de mon bureau, sous des carnets de commandes, se trouve une petite boîte en métal. Je l’ouvre. Elle ne contient qu’un seul article : une photo, découpée dans un journal en ligne il y a six mois. Elle est floue, prise à distance. On y voit un homme en combinaison orange, les mains menottées derrière le dos, encadré par des gardiens, descendant les marches d’un fourgon cellulaire devant un bâtiment austère aux murs hauts. La légende disait : « L’homme d’affaires Hernán de la Torre, alias ‘El Infierno’, transféré vers un établissement pénitentiaire de sécurité maximale après sa condamnation à la perpétuité. »Le visage est méconnaissable. Creusé, vide, vieilli de vingt ans. Les épaules sont voûtées. Le regard est fixé sur le sol. Ce n’est plus un dieu déchu. C’est juste un homme. Un vieil homme brisé.Je prends la photo.

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    Camille RouxLa brume matinale s’accroche encore aux collines verdoyantes, déchirée par les premiers rayons d’un soleil pâle. L’air, ici, sent l’humus, la feuille mouillée, et le café frais qui monte de la cuisine. Pas de béton. Pas de filtre. Pas de peur.Un an.Un an depuis que l’hélicoptère a posé ses roues sur le tarmac d’un aéroport discret, au cœur d’une région de lacs et de forêts, dans un pays dont je ne connaissais que le nom. Un an depuis le premier souffle d’air libre, un air si propre, si chargé de simple humidité, qu’il en avait été douloureux à respirer.Je m’appelle Camille Roux, maintenant. Un nom solide, terre à terre, choisi avec l’aide d’Eleanor, dans une liste qui semblait infinie. Mes enfants s’appellent Léo, Maëlle, et Chloé. Des noms de vent, de lumière. Ils les portent bien. Ils les ont fait leurs.Notre maison est une longue bâtisse en pierre, rénovée, au toit de lauze, encastrée dans le flanc d’une colline. Elle a une terrasse en bois qui surplombe une vallée

  • SÉDUIRE EL INFIERNO   CHAPITRE 96 : LES PREMIÈRES LUMIÈRES 2

    Camila ReyesC’était le piège final. Non pas pour le capturer physiquement , les soldats étaient là pour ça. Mais pour lui infliger la seule défaite qu’il ne pourrait jamais digérer : lui montrer qu’il n’avait plus aucun pouvoir sur moi. Le voir vaciller, ce dernier instant où le tyran s’est rendu compte qu’il n’était plus qu’un homme, face à une femme qu’il ne reconnaissait plus… Cela valait toutes les nuits de terreur.Un officier militaire s’approche, un colonel au visage grave et compétent.— Madame Reyes. L’hélicoptère médicalisé est prêt. Nous pouvons évacuer vous et vos enfants dès que vous le souhaitez.Je regarde mes enfants endormis. Je regarde les ruines fumantes du bunker, ce tombeau qui est devenu une chrysalide. Je regarde Vaughan et Eleanor, ces deux étrangers qui sont devenus les architectes de ma délivrance.— Où allons-nous ? demandé-je, et la question n’est pas pratique. Elle est existentielle.— Un lieu sûr, répond le colonel. Loin d’ici. Vous aurez le temps de vou

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    Camila ReyesLa lumière qui entre par les brèches du plafond n’est plus celle des projecteurs d’hélicoptères. C’est une lueur pâle, laiteuse. L’aube.Elle se fraye un chemin à travers la poussière en suspension, dessinant des colonnes tremblantes dans l’air épais. Elle caresse les visages des soldats épuisés, assis le dos contre le mur, leurs armes posées à côté d’eux comme des jouets abandonnés. Elle éclaire les formes recouvertes de draps, alignées avec une précision funèbre le long du couloir. Elle touche enfin le sol près de mes pieds, un carré de pâleur sur le béton souillé.Je suis assise sur une caisse de munitions vide, adossée à la paroi extérieure de la chambre forte. Mes enfants dorment. Vraiment dorment. Dans un coin améngré par les médecins militaires, sur des couchettes de campement, sous l’effet de sédatifs doux et nécessaires. Leurs petites poitrines se soulèvent et s’abaissent en rythme. Leurs visages, enfin détendus, sont lavés de la sueur et de la terreur de la nuit

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    L'Agent VaughanLa réponse vient par radio, dans l'oreillette d'El Infierno, une voix hurlante, paniquée, que nous entendons tous.— Patron ! Des hélicos ! Des militaires ! Au moins quatre ! Ils ont neutralisé les véhicules ! Ils débarquent partout ! Ils… AÏE !La transmission se coupe dans un grésillement.Le grondement des rotors est maintenant partout, écrasant, faisant trembler les murs, faisant danser la poussière sur les corps. Des voix amplifiées, autoritaires, tonnent de l'extérieur.— Ici l'armée ! Vous êtes encerclés ! Déposez immédiatement vos armes et sortez les mains sur la tête ! Toute résistance sera neutralisée !El Infierno se tourne vers moi. Son visage est un masque de fureur pure, primitive. Ce n'est plus le stratège. C'est la bête acculée.— VOUS ! hurle-t-il, son arme pointée sur mon visage cette fois. VOUS LES AVEZ APPELLÉS !— Non, dis-je, la voix étranglée. Pas moi.Mes yeux vont à la porte blindée. À l'interphone.Camila.C'était le plan. Le vrai plan. Pas te

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    L'Agent VaughanL'air, à l'intérieur du bunker, n'est plus respirable. Il est épais de fumée âcre, de poussière de béton pulvérisé, de l'odeur métallique du sang et de la cordite. Les lumières d'urgence clignotent, jetant des spasmes rouges sur les murs éventrés, les corps tombés, les éclaboussures sombres qui ne sont plus du gravats. La symphonie des alarmes s'est réduite à un seul cri électronique strident, obstiné, l'EG de la mort.Cela fait six minutes.Six minutes depuis que la porte principale a cédé, transformant notre forteresse en piège. Six minutes depuis qu'El Infierno est entré, avec ses démons.Nous ne nous battons plus pour gagner. Nous nous battons pour chaque seconde. Pour chaque mètre de couloir. Pour faire monter le prix du sang si haut qu'il en sera ruiné, même dans la victoire.Mes oreilles bourdonnent, pleines du crépitement des armes automatiques, des cris, du crissement des bottes sur le verre brisé. J'ai une entaille au front, le sang chaud et poisseux coule da

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