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Chapitre 3

Author: dainamimboui
last update Petsa ng paglalathala: 2026-04-01 23:31:07

Le lundi matin arriva plus vite que prévu.Adeline ouvrit les yeux avant même que le réveil ne sonne. Pendant quelques secondes, elle resta allongée dans son lit, fixant le plafond blanc de sa nouvelle chambre. Son cœur battait légèrement plus vite que d’habitude.

Aujourd’hui était un grand jour.

Son premier jour dans la maison de couture Price. Elle se redressa lentement, inspira profondément et posa les pieds sur le sol.

Dans la pièce voisine, Joyce frappait déjà à sa porte.

— Debout, future star ! cria-t-elle avec enthousiasme. On n’a pas toute la journée !

Adeline éclata de rire malgré la nervosité qui lui nouait le ventre.

— J’arrive !

Une heure plus tard, elles sortaient de l’appartement, élégantes et pleines d’espoir. Joyce portait un tailleur moderne, tandis qu’Adeline avait choisi une tenue simple mais soignée : un pantalon noir ajusté, une chemise blanche et des escarpins discrets.

Devant elles se dressait le bâtiment imposant de la maison de couture. Un immense édifice de verre et d’acier, brillant sous le soleil de Los Angeles .

Adeline leva les yeux, impressionnée.

— C’est… gigantesque… c’est comme un rêve qui devient réalité.

— Bienvenue chez Price.

Elles franchirent les portes automatiques. À l’intérieur, tout respirait le luxe : le marbre brillant, les mannequins exposant des robes somptueuses, les employés qui circulaient avec assurance.

Adeline sentit un mélange d’excitation et d’appréhension.

— Je suis un peu nerveuse… murmura-t-elle.

— C’est normal. Mais tu vas y arriver.

Elles s’approchèrent du comptoir d’accueil.

— Bonjour, dit Joyce avec assurance. Nous venons pour l’inscription aux cours de mannequinat.

La réceptionniste consulta son ordinateur.

— Vos noms ?

— Joyce Norman et Adeline Montaigne.

Quelques secondes passèrent… Puis la réceptionniste releva la tête.

— Le directeur souhaite voir les nouvelles candidates avant validation. Bureau du dernier étage.

Joyce échangea un regard surpris avec Adeline.

— Le directeur en personne ?

— Oui, répondit la réceptionniste.

Adeline sentit son estomac se serrer.Quelques minutes plus tard, elles se trouvaient dans un ascenseur silencieux qui montait lentement…Le dernier étage…Le bureau du directeur.

Les portes s’ouvrirent sur un couloir vaste et élégant. Une assistante les conduisit jusqu’à une grande porte en bois sombre… Elle frappa.

Une voix grave répondit de l’intérieur :

— Entrez.

La porte s’ouvrit. Adeline entra la première, Le bureau était immense, baigné de lumière. Une large baie vitrée offrait une vue spectaculaire sur la ville. Derrière un bureau moderne, un homme se tenait debout, tourné vers la fenêtre.

Grand, Élégant, Imposant.Il portait un costume parfaitement ajusté.

Sans se presser, il se retourna. Leurs regards se croisèrent. Adeline sentit immédiatement une tension étrange.

Ses yeux étaient sombres, perçants, presque intimidants. Son visage était d’une beauté froide, mais son expression trahissait une certaine arrogance.

C’était lui. Hector Price. Il les observa en silence pendant quelques secondes, comme s’il les évaluait.

Puis son regard s’arrêta sur Adeline. Il la détailla lentement, sans aucune gêne.

Adeline se sentit soudain mal à l’aise.

— Vous êtes les nouvelles élèves ? demanda-t-il d’une voix calme.

Joyce hocha la tête.

— Oui, monsieur.

Il continua de fixer Adeline.

— Nom ?

— Adeline Montaigne, répondit-elle avec assurance malgré le trouble qu’elle ressentait.

Un léger sourire apparut sur les lèvres d’Hector. Un sourire étrange…Calculateur.

Il fit quelques pas vers elle. Le silence devint lourd. Puis, sans détour, il déclara :

— Vous avez le profil parfait pour devenir mannequin vedette dans cette entreprise.

Adeline cligna des yeux, surprise.

— Merci… monsieur

. Mais son regard changea aussitôt

Hector fit quelques pas vers elles, les mains dans les poches.

Puis, sans quitter Adeline des yeux, il déclara :

— Mademoiselle… Joyce, c’est bien cela ?

— Oui.

Il hocha légèrement la tête.

Puis, d’une voix froide et autoritaire :

— Vous pouvez sortir.

— Pardon ?

— Laissez-nous seuls.

Le cœur d’Adeline accéléra. Joyce jeta un regard inquiet vers elle.

— Ça va ? murmura-t-elle.

Adeline hésita une seconde, puis répondit doucement :

— Oui… vas-y.

Joyce ne semblait pas convaincue, mais elle finit par acquiescer. Elle se tourna vers Hector, visiblement mal à l’aise, puis sortit du bureau. La porte se referma.

Le silence devint lourd. Adeline se retrouva seule face à lui. Hector s’approcha lentement, ses pas résonnant sur le sol impeccable. Il s’arrêta à quelques mètres d’elle.

Ses yeux ne la quittaient pas.

— Adeline Montaigne, dit-il calmement. Dix-huit ans. Française. Étudiante en mode… pleine de rêves et de vie.

Elle sentit un frisson parcourir son dos.

— Oui.

Il inclina légèrement la tête.

— Vous avez un potentiel évident….Je vais être honnête avec vous.

Adeline resta immobile. Son instinct lui criait que quelque chose n’allait pas.Hector fit encore un pas vers elle.

— Dans ce milieu, les opportunités ne sont pas gratuites.. et les rêves sont tellement inaccessibles à certaines personnes.

Elle fronça légèrement les sourcils.

— Je ne comprends pas…

Il la fixa droit dans les yeux. Sa voix devint basse.

— Passez la nuit avec moi… et je ferai de vous la mannequin vedette de cette maison.

Le monde sembla se figer.Le silence tomba brutalement. Adeline resta immobile, incapable de croire ce qu’elle venait d’entendre. Une vague de choc, puis de colère, monta en elle.

Ses mains se crispèrent. Son cœur battait fort. Très fort.

—quoi… !?

—Ne me faites répéter, vous avez très bien entendu. Vous êtes jeune, belle et pleine de vie. Je vous propose mon aide pour pouvoir faire sortir votre potentiel.

—et vous voulez coucher avec moi pour cela? Mais… vous savez au moins ce que vous êtes entrain de faire?!

—oh aller ne jouez pas à la vierge effarouchée, ici c’est Los Angeles pas la compagne dans laquelle vous venez. ce genre de proposition est Money courante par ici, vous n’êtes pas la première ni la dernière. Donc ne me faites pas perdre plus de temps.

Elle inspira profondément.

Puis releva la tête. Ses yeux brillaient de dignité.

— Non… il est bien vrai que je viens de la campagne, mais si il y’a une chose que mes parents m’ont appris c’est la dignité , et jamais oh grand jamais je ne me vendrai à un homme pour de la gloire.

Hector haussa légèrement un sourcil, surpris.

La voix de Adeline tremblait , mais sa détermination était inébranlable.

— Je préfère encore rester pauvre toute ma vie… que de me vendre.

Le silence fut total. Pendant quelques secondes, aucun des deux ne bougea.

Hector la fixa intensément, visiblement déstabilisé par son audace. Adeline soutint son regard.Sans peur. Sans honte. Puis elle se tourna brusquement, marcha vers la porte, l’ouvrit et sortit sans se retourner.

—si vous changez d’avis , vous savez où me trouver.

Dans le couloir, Joyce se leva immédiatement.

— Alors ? demanda-t-elle, inquiète.

Adeline serra les dents. Ses yeux étaient brillants de colère et d’humiliation.

— On s’en va.

—qu’est-ce qu’il t’a fait ?!!!!

—rien.. allons y simplement.

Elles marchèrent rapidement vers l’ascenseur.

Pendant ce temps, dans le bureau silencieux, Hector resta immobile, le regard fixé sur la porte désormais fermée Une expression nouvelle passa sur son visage, Pas de colère. Pas d’amusement. Mais une fascination froide. Pour la première fois depuis longtemps, une femme venait de refuser son pouvoir.

Et cela venait de marquer le début de quelque chose qu’il ne contrôlait pas

—elle a osé me parler sur ce ton? D’accord

Il s’empare de son téléphone et passe un coupe de fil.

—allô monsieur Price.

—oui Lucie, acceptez toute les inscriptions sauf pour Mademoiselle Montaigne.

—bien entendu.

—on verra bien à présent , Adeline.

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