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Chapitre 6

Author: dainamimboui
last update Petsa ng paglalathala: 2026-04-08 23:29:29

La porte venait de se refermer derrière Lucie, laissant l’homme seul face à la grande baie vitrée qui dominait la ville.. Les immeubles scintillaient sous la lumière de fin d’après-midi, et la circulation en contrebas formait un bruit lointain, presque apaisant.

Hector resta immobile quelques secondes.Son regard était perdu dans le vide.

Ses pensées, elles, tournaient encore autour d’un seul visage.Adeline Montaigne.Ses mots résonnaient dans sa tête comme une gifle.

« Je préfère encore rester pauvre toute ma vie que de me vendre. »

Il serra la mâchoire. Personne ne lui parlait ainsi Personne ne refusait ses propositions.

Personne ne quittait son bureau avec autant de dignité. Un mélange étrange d’agacement et de fascination se glissa dans sa poitrine.

Il inspira profondément, comme pour chasser ces pensées inutiles.Puis, brusquement, il se leva de son fauteuil.Le mouvement fut rapide. Trop rapide.

Et soudain—

Le monde bascula.Une vague de vertige le frappa sans prévenir.La pièce sembla tourner autour de lui. Les murs se rapprochèrent, la lumière vacilla, et un bourdonnement sourd envahit ses oreilles.

— Merde…

Sa voix était basse, tendue.

Il porta instinctivement une main à sa tempe, tentant de stabiliser sa vision. Mais le sol continua de vaciller sous ses pieds.Ses jambes devinrent lourdes.Instables.Il fit un pas en avant Puis un autre.

Mais son équilibre céda.Dans un réflexe rapide, il tendit le bras et se rattrapa à la table basse devant lui. Sa main s’y accrocha avec force, ses doigts crispés contre le bois froid.Sa respiration devint irrégulière. Courte. Saccadée.Le silence de la pièce se transforma en une pression insupportable.

Pendant quelques secondes, il resta figé, penché sur la table, la tête baissée, luttant pour reprendre le contrôle de son corps.

Puis—

Une voix surgit dans son esprit.Calme.Professionnelle. Inévitable.La voix du médecin.

— Monsieur Price, vous devez comprendre que votre état nécessite des précautions.

La scène s’imposa à lui comme un souvenir brutal.Un cabinet médical blancUne odeur d’antiseptique Un regard sérieux derrière des lunettes.Le médecin le fixait avec insistance.

— Vous êtes atteint d’une maladie chronique. Vous ne pouvez pas continuer à vivre comme si de rien n’était.

Hector, assis sur la chaise face au bureau, avait croisé les bras, visiblement agacé.

— Je me sens très bien, docteur.

Le médecin soupira.

— Ce que vous ressentez aujourd’hui n’est pas le problème. C’est ce qui va arriver si vous ne changez pas votre mode de vie.

Il ouvrit un dossier et montra des résultats.

— Vous devez éviter les efforts excessifs. Réduire votre stress. Dormir davantage. Et surtout…

Il marqua une pause, le regard grave.

— Vous devez vous reposer.

Le mot résonna dans la pièce. Se reposer. Hector avait laissé échapper un léger rire ironique.

— Impossible.

Le médecin avait secoué la tête, visiblement frustré.

— Ce n’est pas une suggestion, monsieur Price. C’est une nécessité.

Un silence lourd s’était installé. Puis le médecin avait ajouté, d’une voix plus basse :

— Si vous continuez ainsi, les symptômes vont s’aggraver , Et vous perdrez progressivement le contrôle de votre corps.

Le souvenir disparut brutalement. Hector revint dans le présent. Sa main était toujours agrippée à la table basse. Sa respiration était encore lourde. Mais le vertige commençait à s’atténuer. La pièce cessa de tourner. Les murs retrouvèrent leur place.

Le silence revint. Il resta immobile quelques secondes supplémentaires, puis se redressa lentement. Son visage était fermé, dur, marqué par une colère sourde.

Contre la maladie. Contre la faiblesse. Contre lui-même. Il passa une main sur son front, essuyant une fine couche de sueur.

— Bordel…

Le mot sortit entre ses dents. Il détestait cette sensation. Cette perte de contrôle.

Cette fragilité. Hector inspira profondément, reprenant son calme avec la discipline d’un homme habitué à dominer chaque situation.

Puis il ajusta les manches de sa veste, comme si rien ne s’était passé. Comme si son corps ne venait pas de le trahir. Il attrapa ses clés posées sur le bureau.

Ses doigts tremblèrent légèrement. À peine. Mais suffisamment pour qu’il le remarque.

Son regard se posa sur sa main. Puis il referma brusquement ses doigts autour des clés.

.Il refusait d’y penser. Il refusait d’avoir peur.Il refusait d’être faible.

Sans un mot, il se dirigea vers la porte de son bureau. Ses pas étaient fermes, déterminés, presque agressifs.Il sortit dans le couloir désert.

Les lumières du soir commençaient à s’allumer dans les bureaux voisins. Quelques employés terminaient leur journée, mais personne n’osa l’arrêter.

Son visage était trop fermé.Trop dangereux.Il entra dans l’ascenseur.Les portes se refermèrent dans un léger chuintement.Le miroir refléta son image.Costume impeccable.

Regard froid Posture droite.L’image parfaite du contrôle.

Mais derrière cette façade, une tension invisible grondait.L’ascenseur descendit lentement jusqu’au parking souterrain.Un bip retentit.Les portes s’ouvrirent.L’air frais du sous-sol l’enveloppa immédiatement.

Le parking était presque vide, plongé dans une lumière blanche et froide. Le bruit de ses pas résonnait contre le béton, régulier, métallique. Il marcha droit vers sa voiture. Une berline noire, élégante, parfaitement entretenue. Il s’arrêta devant la portière Sa main resta suspendue au-dessus de la poignée. Pendant une seconde Un doute fugace traversa son esprit. La voix du médecin revint encore.

« Vous devez vous reposer. »

Son regard se durcit et Sa mâchoire se contracta. Puis, dans un geste brusque, il ouvrit la portière.

— Qu’ils aillent au diable…

Il monta dans la voiture, claqua la porte avec force et démarra le moteur. Le rugissement du moteur remplit le parking.Et, comme toujours, Hector Price choisit d’ignorer l’avertissement de son propre corps.

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