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Chapitre 5

Author: dainamimboui
last update Petsa ng paglalathala: 2026-04-01 23:40:25

Le lendemain, les jeunes filles se levèrent très tôt pour aller à leur école, Le silence régna dans la voiture pendant tout le trajet.

Adeline regardait défiler les rues de Los Angeles à travers la vitre, les bras croisés contre sa poitrine. Son visage était calme, mais ses yeux trahissaient une tempête intérieure.

Joyce jetait régulièrement des coups d’œil vers elle, inquiète.

— Tu veux m’expliquer ce qui s’est passé dans ce bureau depuis hier tu n’es pas dans ton assiette et tu as dormi sans avoir manger! demanda-t-elle finalement.

Adeline resta silencieuse quelques secondes. Puis elle répondit d’une voix basse :

— Rien d’important je te l’ai déjà dit, arrête avec ça

— Adeline…

Elle soupira doucement.

— Tu n’as rien perdu. Tu es talentueuse. Tu réussiras autrement. D Adeline ne répondit pas, mais ses yeux se remplirent d’une détermination nouvelle.

Quelques minutes plus tard, elles arrivèrent devant le bâtiment de l’université. Des étudiants circulaient dans tous les sens, certains pressés, d’autres en train de discuter ou de rire.

C’était leur premier jour. Le début officiel de leur aventure. Adeline inspira profondément.

— Allons-y.

La salle de cours était lumineuse et moderne. Une dizaine d’étudiantes étaient déjà installées derrière leurs tables, discutant avec excitation. Joyce et Adeline prirent place au milieu de la pièce. Adeline posa son sac devant elle, tentant de calmer le battement rapide de son cœur.

Quelques secondes plus tard, la porte s’ouvrit.

Un homme d’une cinquantaine d’années entra dans la salle, portant des lunettes et un dossier épais sous le bras. Son regard était sérieux, mais bienveillant.

Le professeur.

Il se plaça devant le tableau, observa brièvement la classe, puis déclara :

— Bonjour à toutes. Je suis le professeur Lambert. Bienvenue dans le programme de mode et de mannequinat.

Les conversations cessèrent immédiatement.Il ouvrit son dossier.

— Comme vous le savez, cinq étudiantes ont été sélectionnées pour intégrer le programme de formation à la maison de couture Price.

Un murmure d’excitation parcourut la salle.Adeline sentit son estomac se nouer.Le professeur continua calmement :

— Joyce Norman…

— Présente, répondit Joyce.

— Maria Sanchez…

—Présente.

— Lina Park…

— Présente.

— Sofia Moretti…

— Présente.

Il marqua une pause. Puis releva la tête. Son regard se posa sur Adeline.

— Adeline Montaigne.

Elle se redressa légèrement.

— Présente.

Le professeur inspira doucement avant de parler.

— Mademoiselle Montaigne, je suis au regret de vous informer que votre candidature n’a pas été retenue par la maison Price, je crois que vous le savez déjà d’ailleurs.

Le silence tomba dans la salle. Adeline sentit une vague de chaleur monter dans sa poitrine. Elle resta immobile. Le professeur poursuivit d’une voix posée :

— Toutefois, cela ne signifie pas que vos compétences sont insuffisantes, Je vais vous remettre ce dossier.

Il s’approcha d’elle et le posa doucement sur sa table.

— Il s’agit d’une recommandation pour une autre maison de couture : Mamba.

Quelques étudiantes échangèrent des regards discrets. Le professeur reprit :

— Ce n’est pas une entreprise aussi prestigieuse que Price… mais c’est une structure sérieuse qui offre de vraies opportunités d’apprentissage.

Adeline baissa les yeux vers le dossier. Ses doigts tremblaient légèrement. Pendant une seconde, la déception lui serra le cœur. Elle avait rêvé de cette chance.

Elle avait travaillé pour ça. Mais très vite, une autre émotion remplaça la tristesse.

La détermination. Elle releva la tête et regarda le professeur.

— Merci, monsieur.

Sa voix était calme. Respectueuse… Digne. Le professeur hocha la tête avec satisfaction.

— Je suis convaincu que vous saurez saisir cette opportunité.

Adeline serra le dossier contre elle. Joyce se pencha légèrement vers elle et murmura :

—Ce n’est qu’un détour… pas une fin.

Adeline esquissa un petit sourire.

— Oui.

Elle inspira profondément. Puis le professeur reprit le cours comme si rien ne s’était passé.

— Aujourd’hui, nous allons commencer par les bases : posture, démarche et présence scénique.

Les étudiantes sortirent leurs cahiers, Adeline ouvrit le sien lentement. Son regard se posa une dernière fois sur le dossier posé devant elle. Maison de couture Mamba Ce n’était pas son rêve initial. Mais c’était une porte.

Et elle était prête à la franchir. Le bureau d’Hector Price était plongé dans une lumière tamisée, les rideaux à moitié tirés laissant filtrer les rayons du soleil de l’après-midi sur la ville de Los Angeles.

Le silence était brisé par des rires étouffés. Assis derrière son grand bureau en bois sombre, Hector portait un costume parfaitement ajusté. Son visage était détendu, presque amusé.

Une jeune femme élégante était assise sur ses cuisses, ses bras entourant son cou. Elle riait doucement, visiblement à l’aise, comme si cette situation était parfaitement normale.

— Tu es impossible… murmura-t-elle en effleurant ses lèvres.

Hector esquissa un sourire charmeur.

— C’est ce qui te plaît.

Elle se pencha vers lui, et leurs lèvres se rencontrèrent dans un baiser passionné. Ses mains glissèrent sur ses épaules tandis qu’il la maintenait contre lui, sans se presser, avec une assurance froide.

Soudain—

On frappa à la porte, Trois coups secs. Hector leva légèrement les yeux, agacé.

— Entrez.

La porte s’ouvrit.

Une femme élégante, vêtue d’un tailleur strict, entra dans la pièce. Elle tenait une tablette contre sa poitrine. Son visage était sérieux, professionnel.

Lucie, Sa secrétaire. Elle s’arrêta net en découvrant la scène. La femme assise sur les cuisses d’Hector se raidit, surprise. Lucie poussa un soupir discret, visiblement habituée à ce genre de situation.

— Monsieur Price…

Hector tourna la tête vers elle, parfaitement calme.

Puis, sans émotion, il posa une main sur la taille de la jeune femme et déclara d’un ton détaché :

— Tu peux partir.

La femme fronça légèrement les sourcils.

— Déjà ?

Il la regarda froidement.

— Oui.

Le message était clair.

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