Mag-log inLa cloche retentit dans le couloir, annonçant la fin des coursLes étudiantes se levèrent dans un brouhaha de chaises déplacées et de conversations animées. Certaines riaient, d’autres rangeaient rapidement leurs affaires, impatientes de quitter l’université.Adeline resta assise quelques secondes. Son regard était fixé sur le dossier posé devant elle.Maison de couture Mamba.Elle inspira profondément.Ce n’était pas ce qu’elle avait espéréPas ce dont elle avait rêvé en quittant la France Mais c’était une opportunité. Et elle refusait de la laisser passer. Elle se leva brusquement, attrapa son sac et tourna la tête vers Joyce. — Je dois y aller. Joyce fronça les sourcils. — Maintenant ? — Oui. Si je veux une chance, je dois me présenter aujourd’hui. — Alors cours, et surtout donne le meilleure de toi je sais que tu peux le faire!! Adeline esquissa un léger sourire. — Merci beaucoup ma chère, tu es un amour. Sans perdre une seconde, elle quitta la salle et se précipita d
La porte venait de se refermer derrière Lucie, laissant l’homme seul face à la grande baie vitrée qui dominait la ville.. Les immeubles scintillaient sous la lumière de fin d’après-midi, et la circulation en contrebas formait un bruit lointain, presque apaisant. Hector resta immobile quelques secondes.Son regard était perdu dans le vide. Ses pensées, elles, tournaient encore autour d’un seul visage.Adeline Montaigne.Ses mots résonnaient dans sa tête comme une gifle. « Je préfère encore rester pauvre toute ma vie que de me vendre. » Il serra la mâchoire. Personne ne lui parlait ainsi Personne ne refusait ses propositions. Personne ne quittait son bureau avec autant de dignité. Un mélange étrange d’agacement et de fascination se glissa dans sa poitrine. Il inspira profondément, comme pour chasser ces pensées inutiles.Puis, brusquement, il se leva de son fauteuil.Le mouvement fut rapide. Trop rapide. Et soudain— Le monde bascula.Une vague de vertige le frappa sans préveni
Le lendemain, les jeunes filles se levèrent très tôt pour aller à leur école, Le silence régna dans la voiture pendant tout le trajet. Adeline regardait défiler les rues de Los Angeles à travers la vitre, les bras croisés contre sa poitrine. Son visage était calme, mais ses yeux trahissaient une tempête intérieure. Joyce jetait régulièrement des coups d’œil vers elle, inquiète. — Tu veux m’expliquer ce qui s’est passé dans ce bureau depuis hier tu n’es pas dans ton assiette et tu as dormi sans avoir manger! demanda-t-elle finalement. Adeline resta silencieuse quelques secondes. Puis elle répondit d’une voix basse : — Rien d’important je te l’ai déjà dit, arrête avec ça — Adeline… Elle soupira doucement. — Tu n’as rien perdu. Tu es talentueuse. Tu réussiras autrement. D Adeline ne répondit pas, mais ses yeux se remplirent d’une détermination nouvelle. Quelques minutes plus tard, elles arrivèrent devant le bâtiment de l’université. Des étudiants circulaient dans tous
Elles rentrent à la maison en silence. Le trajet depuis l’entreprise leur a semblé interminable. Dans la petite rue où elles habitent. Joyce marche quelques pas derrière Adeline, l’observant discrètement. Depuis leur sortie du bureau d’Hector, quelque chose a changé chez son amie. Son regard est plus dur, plus lointain.Adeline pousse la porte et entre la première. Elle dépose son sac sur la petite table du salon, retire ses chaussures sans un mot, puis se dirige directement vers la cuisine pour se servir un verre d’eau. Sa main tremble légèrement lorsqu’elle porte le verre à ses lèvres.Joyce la suit, les sourcils froncés.— Ady… qu’est-ce qu’il t’a dit exactement, ce type ? demande-t-elle enfin, incapable de contenir sa curiosité.Adeline avale une gorgée d’eau, évitant soigneusement son regard. Les mots d’Hector résonnent encore dans sa tête : « Couchons ensemble et je ferai de toi la vedette de l’entreprise. » Une vague de dégoût lui serre l’estomac.— Rien d’important, répond-ell
Le lundi matin arriva plus vite que prévu.Adeline ouvrit les yeux avant même que le réveil ne sonne. Pendant quelques secondes, elle resta allongée dans son lit, fixant le plafond blanc de sa nouvelle chambre. Son cœur battait légèrement plus vite que d’habitude.Aujourd’hui était un grand jour.Son premier jour dans la maison de couture Price. Elle se redressa lentement, inspira profondément et posa les pieds sur le sol.Dans la pièce voisine, Joyce frappait déjà à sa porte.— Debout, future star ! cria-t-elle avec enthousiasme. On n’a pas toute la journée !Adeline éclata de rire malgré la nervosité qui lui nouait le ventre.— J’arrive !Une heure plus tard, elles sortaient de l’appartement, élégantes et pleines d’espoir. Joyce portait un tailleur moderne, tandis qu’Adeline avait choisi une tenue simple mais soignée : un pantalon noir ajusté, une chemise blanche et des escarpins discrets.Devant elles se dressait le bâtiment imposant de la maison de couture. Un immense édifice de v
La voiture s’arrêta doucement devant un immeuble moderne aux grandes baies vitrées. Le soleil de l’après-midi baignait la façade d’une lumière dorée, donnant au bâtiment un air élégant et accueillant.Adeline colla presque son visage à la vitre, les yeux grands ouverts.— C’est ici ? demanda-t-elle, encore incrédule.— Oui, madame. Notre petit royaume.Adeline resta stoïque quelques secondes, observant les balcons, les plantes soigneusement disposées devant l’entrée, les gens qui entraient et sortaient avec rapidité . Tout lui paraissait différent de ce qu’elle connaissait en France.Plus grand, Plus moderne, Plus impressionnantSon cœur battait vite.Joyce descendit de la voiture avec énergie.— Allez, princesse, on ne va pas dormir dehors. Viens découvrir ton nouveau chez-toi.Adeline sortit à son tour, respirant profondément l’air chaud de Los Angeles. Elle leva les yeux vers le ciel bleu, presque irréel, puis vers l’immeuble. Une nouvelle vie commençait vraiment.Elles entrèrent







